L'interprétation De L'image De La Chine Par Montesquieu Et

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L'interprétation De L'image De La Chine Par Montesquieu Et Une confrontation du discours missionnaire et philosophique : L’interprétation de l’image de la Chine par Montesquieu et Voltaire, 1721-1776 Mémoire MARIE-HÉLÈNE JANVIER Maîtrise en histoire Maître ès arts (M.A.) Québec, Canada © Marie-Hélène Janvier, 2014 RÉSUMÉ La France du XVIIIe rencontre plusieurs problèmes d’ordre religieux et politique qui ne manquent pas d’agiter la pensée critique des philosophes. Armés de leur plume, ces derniers engagent un combat contre l’intolérance religieuse et l’absolutisme à travers leurs œuvres. Étudiant différents régimes, les philosophes cherchent un modèle qui pourrait satisfaire une France en panne de ses institutions. Parmi les modèles éphémères qui leur parviennent, celui de la Chine, transmis de l’autre bout du monde par les missionnaires jésuites, éveille leur esprit et leur intérêt. Cet empire lointain est dépeint comme une terre de tolérance religieuse dirigée par un empereur bon et clément envers ses sujets. Un combat s’engage alors entre les sinophiles et les sinophobes, soit les admirateurs et les détracteurs de la référence chinoise. Parmi ces philosophes, deux figures de proue du Siècle éclairé s’affrontent, Voltaire et Montesquieu. Alors que Voltaire admire l’image de la Chine et l’utilise à plusieurs reprises pour critiquer la France, Montesquieu se montre plutôt sceptique avec les propos des jésuites et expose que cet empire ne doit pas être un modèle. Même si ces deux philosophes ont en main le même bassin de sources, leur interprétation et leur utilisation en sont complètement différentes. Entre despotisme et monarchie éclairée, entre athéisme, idolâtrie et déisme, la description de la Chine par le prisme missionnaire, puis philosophique, fait l’objet de plusieurs débats littéraires dans les milieux savants. Ceci ne manque pas d’éveiller la vieille querelle des rites chinois qui entraîne les jésuites à leur perte en même temps que le modèle chinois vers la fin du Siècle des Lumières. iii TABLE DES MATIÈRES RÉSUMÉ .................................................................................................................................................................iii TABLE DES MATIÈRES ..............................................................................................................................................v REMERCIEMENTS .................................................................................................................................................. vii INTRODUCTION ................................................................................................................................................ 1 Historiographie ......................................................................................................................................................... 3 Cadre conceptuel et problématique ......................................................................................................................... 10 Corpus de sources et méthodologie ......................................................................................................................... 13 Plan du mémoire ...................................................................................................................................................... 18 Chapitre 1 : La Chine, modèle d’un exotisme oriental et objet de polémique sur la scène savante .................. 21 I. Les missionnaires jésuites et l’image de la Chine : le bouleversement des idées modernes ................................ 21 a) La naissance d’une mission chinoise : pour une nouvelle image de l’Empire Céleste .................................... 21 b) La Chine dévoilée bouleverse : entre polémiques et querelles ........................................................................ 27 II- Montesquieu et Voltaire : philosophes de leur temps ......................................................................................... 32 a) La Chine : objet de débats politiques et religieux en France ........................................................................... 34 b) La philosophie des Lumières et la vie littéraire française ............................................................................... 35 c) Montesquieu : son premier contact avec la Chine et le développement de ses idées ...................................... 37 d) Voltaire : son premier contact avec la Chine et la formation de ses idées ...................................................... 44 Chapitre 2 : La Chine et les visages multiples du despotisme ............................................................................ 51 I - Montesquieu : le despotisme de L’Esprit des Lois confronté au cas de la Chine ............................................... 51 a) Le despotisme de Montesquieu ....................................................................................................................... 51 b) Le despotisme oriental confronté au gouvernement chinois : un usage des écrits jésuites ............................. 54 II-Voltaire : la construction d’un despote éclairé au visage chinois ....................................................................... 69 a) L’idéal politique de Voltaire ........................................................................................................................... 70 b) Pour un gouvernement chinois modèle ou pour la réfutation du despotisme de Montesquieu ....................... 71 Chapitre 3 : la Chine, entre idolâtrie, athéisme et déisme ................................................................................. 87 I- La complexité de la religion chinoise rendue au public européen ....................................................................... 87 a) De la découverte du pluralisme religieux dans l’Empire du Milieu ................................................................ 87 II- Montesquieu et les religions chinoises : un scepticisme envers le pluralisme religieux ..................................... 90 a) Le paradoxe d’un empire despotique et tolérant envers les religions .............................................................. 92 b) Pour régler une autre polémique religieuse : les Chinois sont-ils « idolâtres » ? .......................................... 103 III-Voltaire et la religion chinoise : un modèle de déisme et de tolérance ............................................................ 107 a) Le déisme confucéen de Voltaire : une réfutation de l’athéisme et de l’idolâtrie de la Chine ...................... 107 b) La querelle des rites : une leçon de tolérance ................................................................................................ 117 v Conclusion : la Chine, entre objet de lecture, arme philosophique et modèle critiqué ........................................125 Bibliographie .......................................................................................................................................................131 vi REMERCIEMENTS L’histoire est souvent une discipline incomprise. Les questionnements des personnes rencontrées sur le bien-fondé de réaliser une maîtrise dans ce domaine sont multiples. Trop souvent, l’étudiant ne répondra pas avec fierté qu’il réalise son mémoire en histoire, puisqu’il connaît la réaction d’autrui qui s’en suivra. Pourtant, construire une question de recherche, amasser les sources primaires et secondaires disponibles, trier et analyser la montagne d’informations et enfin, rédiger une centaine de pages sans ignorer l’ultime défi de la synthèse ne peuvent qu’être admirables. L’acquisition de diverses compétences par le candidat à la maîtrise en histoire tout au long de son parcours est non négligeable et mérite très certainement d’être prise en considération. C’est pour cette raison que je suis fière aujourd’hui de présenter ce mémoire achevé malgré les remises en question et les embûches sur mon chemin. Je dois la remise de ce mémoire à plusieurs personnes qui m’ont supportée et guidée dans ce grand défi que sont les études supérieures. D’abord, je tiens à remercier chaleureusement mon directeur de recherche, Monsieur Shenwen Li, qui m’a transmis la passion de la Chine lors du stage de langue et de culture chinoises à l’Institut des sciences et des technologies de Yueyang. Je lui dois également plusieurs publications et conférences, dont celle effectuée à l’Institut Normale du Hunan. Je désire aussi remercier Monsieur Laurent Turcot, professeur à l’Université du Québec à Trois-Rivières, qui m’a ouvert au merveilleux monde du XVIIIe siècle en m’offrant ses lumières précieuses sur la conduite de ma recherche. Je n’oublie très certainement pas d’offrir mes remerciements les plus sincères au Centre interuniversitaire d’études sur les lettres, les arts et les traditions (CÉLAT) pour leur support lors de plusieurs activités, comme la tenue de la première Semaine étudiante du CÉLAT au mois de mars 2012. Je tiens plus particulièrement à remercier mes parents, Lise Côté et André Janvier, sans qui ce mémoire n’aurait pu atterrir entre vos mains. Je leur dois ma réussite et la personne que je suis aujourd’hui. Je remercie également mes amis et collègues, Frédérick Desbiens, Pierre-Luc Dufour-Bergeron et Samuel Fleury avec qui j’ai des souvenirs mémorables. Je remercie Alexandre Richard et Antoine Veillette pour leur support et leur lecture rigoureuse de mon mémoire. Enfin, j’écris un grand merci à toutes les personnes qui m’ont soutenue de près ou de loin dans cette aventure. vii viii INTRODUCTION « Le meilleur
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