Histoire Populaire Du Québec – Tome IV – 1896-1960
1" juillet, le nouveau cabinet conservateur, qui n'obtient pas une majorité de voix à la Chambre des communes, incapable de gouverner, doit remettre sa démission. Le gouverneur général accorde alors à Meighen la dissolution du Parlement refusée à King et les klections générales sont fixées au 14 sep- tembre. Henri Bourassa saisit l'enjeu de la situation. Il écrit dans Le Devoir du 6 juillet: «L'acte, ou plutôt la série d'actes posés par S. E. le gouverneur géneral, en moins de cinq jours, est d'une exceptionnelle gravité. Quelle qu'en soit l'issue immédiate, il en résultera des conséquences et des réper- cussions d'une portée presque incalculable. Droits du chef de l'Exécutif, du cabinet, du Parlement et du peuple, autonomie du Canada, relations de l'Angleterre et des Dominions, tout cela est en jeu. De la décision que prendra le peuple. d'ici quelques semaines, dépend peut-être la destinée ultime de la nation. ,, Le 14 septembre 1926, King reprend le pouvoir avec 118 sièges, les conservateurs n'en obtenant que Y 1. La province de Québec a élu 60 libéraux sur un total de 65 députés, alors que l'Ontario accorde 53 sièges aux conservateurs et 23 aux libéraux. Le premier ministre King se rend immédiatement à Londres où il participe à une Conférence impériale. Le 19 novembre, le rapport Balfour perniet de qualifier les relations qui doivent exister à l'avenir entre les Domi- nions et la Grande-Bretagne: ((Chaque gouvernenient autonome de l'Em- pire est maître de ses destinees. En fait, sinon toujours apparemment.
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