DÉPARTEMENT DE LA DÉPARTEMENT DU LOT

CONTRAT DE RIVIERE DU BASSIN DU CEOU

DOSSIER DE CANDIDATURE

NOVEMBRE 1997

CONTRAT DE RIVIERE DU BASSIN DU CEOU

SOMMAIRE

Introduction ...... ….…………...3

I- Présentation générale du bassin du Céou ...... …...... 4 1- Caractéristiques naturelles ...... ……...... 4 2- Description socio-économique ...... ……...... 5

II- Les enjeux de la gestion de l'eau et des milieux dans le bassin du Céou .....……...... 7 1- La gestion qualitative de l'eau ...... ……....7 1-1- La situation actuelle de la qualité de eaux ...... ……...... …...7 1-2- L'origine des pollutions ...... ……...... …...8 2- La gestion quantitative de l'eau ...... ……...... 10 2-1- Un bassin marqué par la faiblesse des ressources ...... ……...... 10 2-1-1- Les débits d'étiage ...... ….…...... 10 2-1-2- Les prélèvements ...... ……...... 11 2-1-3- Conclusion ...... ……...... …13 2-2- Les inondations ...... ……...... 13 3- La gestion des milieux ...... ………....14 3-1- L'état physique des cours d'eau ...... …..…...... 14 3-2- Les peuplements piscicoles ...... ……...... 14 3-3- Les milieux naturels ...... ………...15 4- Conclusion ...... ………...... 16

III- Description administrative du périmètre ...... ……...... 17

IV- Les objectifs et les actions du contrat de rivière ...... ……...... 19 1- La restauration de la qualité des eaux ...... ……...... 19 1-1- L'assainissement des communes ...... ……...... 19 1-2- l'épuration des effluents des campings ...... ……...... 20 1-3- L'épuration des rejets agricoles ...... ……...... 20 1-4- La mise en place des périmètres de protection des captages..…….….20 1-5- Le suivi de la qualité des eaux ...... ……....21 2- La gestion quantitative ...... ……...... 21 2-1- La gestion de l'eau d'irrigation ...... ……...... 21 2-2- Le suivi des débits ...... ……...... 22 2-3- La gestion du risque d'inondation dans la vallée du Céou ...... …….....22 3- La restauration et la mise en valeur des milieux aquatiques ...... ……...... 23 3-1- L'entretien de la végétation des berges ...... ……...... 23 3-2- La résorption des décharges ...... ……...... 23 3-3- La restauration de l'habitat piscicole ...... ……...... 24

1 3-4- Les passes à poissons et les glissières à canoës ...... ……....24 3-5- La régulation des populations de ragondins et de rats musqués ..…....24 3-6- La mise en valeur touristique ...... ……...... 24

V- La réalisation du contrat de rivière ...... ……...... 26 1- Les maîtres d'ouvrage ...... …..…...... 26 2- Les partenaires financiers potentiels ...... ….…...... 26 3- L'animation du contrat de rivière ...... ……...... 26

VI- Les études préalables ...... ……...... 28 1- Présentation des études préalables ...... ……...... 28 2- La maîtrise d'ouvrage des études préalables ...... ……...... 31

VII- Les partenaires de la mise en oeuvre du contrat de rivière ...... ……....32

Bibliographie ...... ……...... 33

2 INTRODUCTION

Le Céou est le principal affluent de rive gauche de la moyenne Dordogne (cf carte 1). Le cycle de l'eau dans ce bassin est fortement influencé par le modelé karstique. Les pertes des eaux de surface dans les réseaux souterrains engendrent des étiages prononcés en été et une tendance à l'assèchement sur la partie amont du cours d'eau. La faiblesse des débits rend les rivières du bassin particulièrement sensibles aux pollutions.

De nombreux secteurs de l'économie du bassin du Céou s'appuient sur la mise en valeur des rivières et des ressources en eau : alimentation en eau potable, agriculture irriguée, pêche, canoë-kayak, tourisme, etc...

Dans ce contexte, la détérioration de la qualité des eaux, les déficits chroniques de la ressource, la dégradation des milieux naturels constatés depuis plusieurs années pourraient à terme constituer une limite au développement de l'économie locale.

L'interdépendance des phénomènes (circulation des eaux souterraines / gestion quantitative et vulnérabilité des captages d'eau potable, étiages / qualité des eaux, restauration des milieux / mise en valeur touristique) nécessite d'intervenir à l'échelle du bassin dans différents domaines : effluents domestiques et agricoles, protection des captages d'eau potable, ressources en eau pour l'irrigation, gestion du lit mineur, etc.

C'est pourquoi les Conseil Généraux du Lot et de la Dordogne, en collaboration avec les services de l'Etat et l'Agence de l'Eau Adour-Garonne, ont envisagé la mise en oeuvre d'un Contrat de Rivière sur le bassin du Céou.

Cette procédure, qui verra la réalisation d'un programme cohérent d'intervention, apparaît la plus adaptée pour assurer un développement de l'économie rurale respectueux de l'environnement et mettre en oeuvre les orientations du SDAGE Adour-Garonne

Le présent dossier a été élaboré par l'établissement public EPIDOR à l'aide des données fournies par les services gestionnaires (DDAF, DDASS, DDE, Agence de l'Eau, Chambres d'Agriculture du Lot et de la Dordogne).

Il a bénéficié des réunions d'informations des élus et des usagers du bassin organisées en mars 1997 (cf comptes rendus en annexe 1)

3 I - PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU BASSIN DU CÉOU

1. CARACTÉRISTIQUES NATURELLES

- Hydrographie

Le Céou se présente sous la forme d'une petite rivière dont la largeur varie de 3 à 10 mètres. La plaine alluviale est large de 100 à 600 mètres.

- longueur : 50 kms - Orientation générale : SE-NO - Surface du bassin versant topographique : 610 km² - Pente moyenne : 0,5 ‰ (Source à Montfaucon à 310 m., confluence avec la Dordogne à 62 m.).

Le réseau hydrographique entaille les plateaux calcaires dont l'altitude générale varie entre 400 et 300 mètres dans la moitié est du bassin et entre 300 et 200 mètres à l'ouest du confluent avec le Bléou.

Le Céou possède 3 affluents principaux (cf cartes 2a et 2b): - le Bléou, affluent de rive droite, longueur 15 km - le Lourajou, affluent de rive gauche, longueur 22 km - la Lousse, affluent de rive gauche, longueur 7 km

- Géologie

Le haut bassin est constitué de calcaires marneux du Kimméridgien, surmontés sur une grande partie par les calcaires du Crétacé supérieur. Dans la partie aval, le Céou et ses affluents entaillent les calcaires compacts du Portlandien (cf annexe 2 - carte géologique)

Le bassin versant du Céou est caractérisé par des phénomènes liés au karst et à la nature très incrustante de ses eaux, qui influencent les débits (écoulements souterrains, phénomènes de pertes), la topographie du lit et la nature des fonds (dépôts calcaires et barres de tufs) et les caractéristiques qualitatives des eaux (température, physico-chimie).

- Occupation du sol

Le bassin du Céou est marqué par l’importance de la couverture en bois et forêts qui représente 45,3 %, ce qui est supérieur à la moyenne des départements de la Dordogne (43 %) et du Lot (35,5 %). Les terrains agricoles occupent 38,4 % de la surface du bassin et sont situés sur les plateaux et les fonds de vallée. Les landes et les friches représentent 9,7 %, les autres surface (routes, zones construites) 6,6 %. Les paysages du bassin, marqués par la mosaïque agriculture /forêt, caractéristisent la Bouriane, région naturelle marquant la transition entre le Quercy et le Périgord Noir.

4 2- DESCRIPTION SOCIO-ÉCONOMIQUE

a) La population

Les communes du bassin du Céou regroupent environ 15 250 habitants, soit une densité de 25 hab/km² (département du Lot : 22 ; département de la Dordogne : 42 ; bassin versant de la Dordogne : 38 ; moyenne nationale : 100) Seules 2 communes dépassent les 1000 habitants : Gourdon (5 073 hab) et Salviac (1 004 hab).

De 1982 et 1990 la population est relativement stable, avec une légère tendance à la baisse (15 430 habitants en 1982 soit -1,3 %). La comparaison entre les communes montre de grandes disparités d'évolution. La diminution de population concerne 20 communes sur 41 ; elle dépasse les 10 % à , Saint Pompon, Beaumont, Concorès, Labastide-Murat, Montfaucon, Montgesty, Soucirac, Uzech et Vaillac. Les communes qui connaissent une augmentation de population significative sont St Martial de (+ 25%), Saint Germain du Bel Air (+ 18%), Salviac (+ 15%), le Vigan (+ 12%), St Cybranet (+ 11%).

Les disparités de population sur le bassin du Céou tendent donc à s'accentuer avec une baisse du nombre d'habitants sur une grande partie du territoire, tandis que quelques communes, notamment les plus importantes, maintiennent une tendance positive.

b) L'agriculture

Le bassin du Céou est un secteur de polyculture associée à l'élevage, comme en témoigne l'importance des Surfaces Toujours en Herbe (54 % de la SAU) et des cultures fourragères (20 % de la SAU). De 1979 à 1988, le nombre d'exploitation a diminué de 25 % (Dépt du Lot : -18 % ; Dépt de la Dordogne : -25 %). Néanmoins, la SAU n'a diminué que de 2 %, alors que la réduction des surfaces a été de -6 % en Dordogne et -9 % dans le Lot.

Les surfaces irriguées ont augmenté de 21 % entre les deux recensements, ce qui est faible par rapport à la moyenne des départements (Dordogne : +122 % ; Lot : +40 %). Les superficies irriguées représentent 62 % des surfaces irrigables, ce qui place le bassin du Céou dans une position intermédiaire (Dordogne : 71 % ; Lot : 56 %).

c) L'industrie et les services

On recense 30 entreprises de +10 salariés, représentant environ 700 emplois. Les secteurs les plus représentés sont l'agro-alimentaire avec 10 entreprises (conserveries, filière gras,

5 laiteries), les services (hôtels, surfaces commerciales) et les entreprises de construction. La majorité des activités industrielles sont concentrées sur Gourdon qui regroupe 80 % des emplois des entreprises de plus de 10 salariés. Il n'existe aucune extraction de granulats en lit mineur ou en lit majeur sur le Céou et ses affluents.

d) L’hydroélectricité

Le Céou est marqué par la présence de nombreux moulins, y compris sur son cours supérieur et sur des affluents comme le Lourajou et la Lousse. Cinq d’entre eux sont aujourd’hui équipés de micro-centrales : moulins de Paulhiac, Laudy, Cuzoul et Jardel sur le Céou, moulin de Picami sur la Lousse.

e) Le tourisme

La fréquentation touristique du bassin est principalement concentrée sur la vallée du Céou : sur les 15 campings recensés dans le bassin, 9 sont situés à proximité de la rivière. La présence du cours d'eau constitue un attrait important, même si plusieurs campings sont équipés de piscine.

Il n'existe pas de sites de baignade autorisée au sens de la réglementation du Ministère de la Santé sur le Céou. Comme sur la Dordogne, la baigande est une pratique spontanée et non encadrée, mais qui constitue un élément important de l'attrait touristique du cours d'eau. On note plusieurs sites de baignade régulièrement fréquentés en été : Saint Germain du Bel Air, Daglan et Saint Cybranet et Castelnaud sur le Céou ; le plan d'eau de Dégagnac sur le Palazat.

Le Céou est également réputé pour la pêche, notamment celle de la truite à la mouche. Si cette activité intéresse aujourd'hui principalement les pêcheurs du Sarladais et du Gourdonnais, le Céou attirait il y a quelques dizaines d'années des pêcheurs étrangers. La mise en valeur piscicole est assurée par les AAPPMA de Cénac (24) et Gourdon (46) et par les sociétés de pêcheurs riverains de St Cybranet et de Daglan--Florimont

On observe l'existence d'une activité importante liée à la pratique du canoë-kayak sur la partie périgourdine du Céou. Celle-ci s'explique par les caractéristiques rapides du cours d'eau. Elle exige comme la baignade une qualité d'eau satisfaisante au niveau bactériologique. Si elle n'est pas susceptible d'attirer une clientèle touristique nombreuse, cette pratique sportive et encadrée contribue, au même titre que l'escalade pratiquée sur les falaises, à la notoriété de la vallée du Céou pour les activités de plein air. La rivière en aval de Pont Carral, soit un linéaire de 25 km, constitue un site d’importance régionale pour l’organisation de compétitions en hiver et au printemps. Durant l’été, la pratique récréative accompagnée se développe sur les 5 km de cours d’eau entre St Cybranet et la confluence avec la Dordogne.

6 II- LES ENJEUX DE LA GESTION DE L’EAU ET DES MILIEUX DANS LE BASSIN DU CÉOU

1- LA GESTION QUALITATIVE DE L’EAU

1-1- La situation actuelle de la qualité des eaux

Les cartes de qualité des eaux éditées par l’Agence de l’Eau (cf carte 3) montrent : - une qualité globalement bonne (qualité 1B) de la source à la confluence du Bléou - une qualité passable (qualité 2) de la confluence du Bléou à l'entrée du département de la Dordogne - une qualité bonne à la confluence avec la Dordogne.

Sur les affluents - Le Bléou : . qualité bonne de la source à Gourdon . qualité passable de Gourdon au Céou - Le Lourajou : . qualité bonne de la source au pont de la D25 . qualité passable du pont de la D25 au Céou.

Les objectifs de qualité des eaux pour le Céou et le Bléou sont : - qualité 1A sur le Céou en amont de Pont de Rhodes et sur le Bléou en amont de Gourdon ; - qualité 1B sur le Céou et le Bléou en aval de ces points.

Remarques : - Les eaux du Céou sont caractérisées par une température assez constante et basse, du fait des écoulements souterrains existants sur une partie du lit et de l'alimentation par des résurgences, notamment celle de Bouzic. - Les fortes valeurs de conductivité rencontrées sur le bassin versant sont principalement liées au contexte géologique.

Si la qualité générale des eaux du bassin peut paraître comme relativement correcte et proche des objectifs de qualité, les analyses réalisées en 1996 mettent en évidence de nombreux secteurs qui connaissent des dégradations chroniques (cf carte 4 - annexe 3):

Le cours amont du Céou est déclassé par les orthophosphates provenant d'habitations non raccordées, de la station d'épuration de Montfaucon et par des résurgences (étang de Montfaucon donnant source au Céou). Le tronçon St Germain du Bel Air - Concorès est déclassé par les rejets de la station de St Germain et des habitations non raccordées (paramètre déclassant : NH4) Le Bléou influence la qualité des eaux du Céou aval jusqu'à Bouzic (paramètre déclassant : PO4)

7 La réalimentation du Céou par la résurgence de Bouzic permet une restauration de la qualité. Le Céou est ensuite dégradé par le rejet de la station d'épuration de Daglan. Le Céou à l'aval de Daglan est influencé par les rejets des campings et par les pollutions diffuses liées à l'agriculture assez intensive dans cette portion de vallée (paramètres déclassant : NO3).

Sur le Bléou, les dégradations constatées à l’aval du Vigan et de Gourdon sont particulièrement prononcées après chaque épisode pluvieux.

Les teneurs élevées en orthophosphates et en azote amènent à s’interroger sur le risque d’eutrophisation. Des proliférations d'algues localisées à l'amont de certains seuils sont observées occasionnellement en période de forte chaleur. L'évaluation cartographique des risques de pollution d'origine agricole dans le bassin Adour-Garonne identifie un risque moyen de pollution par les nitrates sur le bassin (Cahier géographique du bassin de la Dordogne - Comité de Bassin Adour-Garonne, 1996 - cf annexe 4). Néanmoins, aucune commune du bassin du Céou n’est actuellement classée en zone vulnérable aux nitrates. Le risque d'eutrophisation reste donc à évaluer de manière plus précise, même si la bonne oxygénation des eaux et les températures basses laissent penser que les développements d'algues restent des phénomènes localisés.

Concernant la bactériologie, les résultats obtenus en 1996 sont plus mauvais que ceux des années précédentes. Néanmoins, les concentrations en germes fécaux dépassent rarement les 1 000 germes / 100 ml (seuil des normes de baignades : 2 000 germes / 100ml). L’aval de la station d’épuration de Daglan présente les teneurs les plus importantes. Or il s’agit d’un secteur où la baignade est pratiquée.

1-2- L'origine des pollutions

a- La situation de l’assainissement des communes (cf carte 5)

Sur les 41 communes inscrites dans le bassin, 14 sont équipées d'une station d'épuration, ce qui représente une capacité totale de 14 700 eq.hab. Il s'agit des communes de : Gourdon, Le Vigan,, St Projet, Montfaucon, Saint Germain du Bel Air, Salviac, Dégagnac, St Clair, Montgesty, Thédirac, Daglan, St Pompont, Domme et Cénac (ces deux dernières rejettent en Dordogne). Les rapports des SATESE et les mesures effectuées à l’aval des stations mettent en évidence plusieurs types de problèmes : - Les problèmes d’eau parasite existent sur certaines communes, notamment Gourdon et Salviac et St Clair. Ils engendrent des dysfonctionnement des stations. - Le fonctionnement de la station de St Clair est perturbé par les graisses de la conserverie Valette. - L’absence de traitement tertiaire engendre des rejets chargés en germes contaminants.

8 b- Les campings

Tous les campings sont équipés en théorie d'un système d'assainissement fonctionnel (cf annexe 5) On ne relève pas de problème particulier lié au fonctionnement ou à l'entretien de ces équipements. Néanmoins, l'absence de données sur les caractéristiques des sols (profondeur, perméabilité, texture, niveau de la nappe) empêche de déterminer si les épandages de certains campings assurent un traitement optimal des eaux usées. Les analyses d'eau montrent que les campings situés en bordure du Céou aval ont un impact important sur la qualité des eaux.

c- Les décharges

On recense 9 décharges dans la partie lotoise du bassin du Céou. Celles de Montfaucon, St Germain du Bel Air et Concorès, autorisées à l'origine à titre temporaire, présentent un risque de pollution souterraine. Celles de Salviac, Le Vigan et Labastide-Murat ne sont pas autorisées. Toutes ces décharges sont à supprimer et à réhabiliter. La décharge contrôlée de Dégagnac arrivera prochainement à saturation. On ne recense aucune décharge dans la partie périgourdine du bassin du Céou

d- Les rejets agricoles

Dans la partie périgourdine du bassin, les données DDASSet DDAF recensent : - 16 élevages de veaux (effectifs : 2 356) - 6 élevages de vaches allaitantes (effectifs : 317) - 4 élevages de vaches laitières (effectifs 161) - 5 élevages de porcs (effectifs 1 100) - 3 élevages de volailles (effectifs 15 500)

Dans le département du Lot, les données Agence de l'Eau relèvent : - 2 élevages de porcs sur le Céou (commune de Léobard) - 1 élevage de canards sur le Lourajoux (commune de Gindou) - 1 élevage de canards sur le Palazat (commune de Salviac) - 1 élevage de faisans sur le Rau de St Romain, affluent du Bléou (commune de Gourdon).

On note la présence de trois piscicultures à St Cybranet, St Aubin et St Martial de Nabirat.

Les données disponibles ne permettent pas d'évaluer précisément l'impact de ces différents rejets ponctuels sur le milieu.

Les teneurs en nitrates et phosphates relevées dans les eaux du Céou mettent en évidence l'influence des pollutions diffuses, liées aux cultures irriguées pratiquées sur les coteaux et dans la vallée du Céou. Les données disponibles ne permettent pas d'évaluer la part respective de ces pollutions diffuses et des autres rejets dans la dégradation de la qualité.

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e- Les rejets industriels

La majorité des établissements industriels sont raccordés aux stations des communes. C'est le cas de l'abattoir de Gourdon et de la conserverie Valette à St Clair. Les effluents de la laiterie du Vigan, dont l'activité s'est fortement réduite, fait désormais l'objet d'un plan d'épandage. De fait, si les pollutions industrielles ne constituent pas un problème majeur dans le bassin du Céou, on relève plusieurs dysfonctionnements que le contrat de rivière pourrait contribuer à résoudre. Ceci concerne principalement la remise à niveau des prétraitements (voire l'installation de systèmes d'épuration complets) de l'abattoir de Gourdon et des établissements Valette à St Clair.

1-3- Conclusion

* L'augmentation des effluents domestiques (communes et campings) liés à la population estivale, dans un contexte d'étiage prononcé de juin à septembre, peut occasionner de fortes dégradations de la qualité des eaux.

* De nombreux secteurs du Céou possèdent une qualité des eaux qui n’est pas compatible avec certains usages comme la baignade.

* Les risques de pollution par des rejets ponctuels ou diffus peuvent également concerner les captages d’eau potable, qui pour la plupart sont alimentés par des nappes karstiques. La mise en place des périmètres constitue à ce niveau un enjeu déterminant.

2- LA GESTION QUANTITATIVE DE L'EAU

2-1- Un bassin marqué par la faiblesse des ressources

2-1-1- Les débits d'étiage

La station de jaugeage de St Cybranet donne un débit moyen annuel de 2,9 m3/s. Le Céou est caractérisé par des étiages très prononcés en été. Il s'assèche chaque année sur une partie importante de son cours (cf carte 6) : - de la source à l'amont de Bouzic : le cours est à sec, hormis quelques portions alimentées par des résurgences (ex : Pont de Rhodes) ou des affluents (ex : le Lourajou) ; - de Bouzic au confluent de la Lousse : le Céou est alimenté par les eaux de la résurgence de Bouzic ; - de Daglan à St Cybranet : le débit augmente grâce aux apports de la Lousse et des résurgences souterraines et diminue ensuite par paliers successifs du fait des pertes existant dans le lit ;

10 - de Pont de Cause à la Dordogne : le débit augmente à nouveau grâce à l'apport des sources (l'Albarède, la Bulide, Fontprime) et des résurgences situées dans le lit du cours d'eau.

Cette variation des débits d'amont en aval met en évidence l'influence majeure de l'écoulement souterrain.

La comparaison des débits spécifiques du Céou et de ses affluents montre une grande disparité de productivité des sous-bassins. Toutes les eaux tombant sur les 430 km² du bassin en amont de Bouzic sont neutralisées par l’inflitration après avoir ou non ruisselé : 75 % de la superficie du bassin peuvent être considérés comme inefficaces quant à la production d’eaux de surface. En période d’étiage, la Lousse apporte un débit deux fois supérieur à celui du Céou malgré un bassin versant huit fois plus petit (exemple étiage de septembre 1982 : respectivement 100 et 40 l/s). Ces "anomalies" proviennent du fait que les eaux infiltrées sur le bassin amont alimentent par le biais des réseaux karstiques les ruisseaux affluents de la Dordogne qui sont situés au nord du bassin du Céou : la Marcillande, la Mèlve, la Germaine, le Tournefeuille. Grâce à ces alimentations souterraines, ceux-ci ne connaissent quasiment jamais d'assèchement (P. Fradet, 1985).

2-1-2- Les prélèvements

a- L’alimentation en eau potable

On recense 23 forages, puits ou sources utilisés pour l'AEP dans le bassin du Céou. Quatre sont établis dans des nappes alluvionnaires, les autres sont établis sur le causse et pour la plupart alimentés par un système karstique. Les volumes prélevés sont variables, certains ouvrages sont de faible capacité (cf tableau en annexe 6). Hormis le périmètre immédiat, la quasi-totalité des captages ne sont pas protégés. Certains sont vulnérables, difficiles à protéger et à abandonner à terme. Les communes du bassin du Céou dans le département du Lot sont reliées au réseau de secours de la Bouriane. Ce réseau de seconde génération, qui capte les eaux de la Dordogne à Pinsac, alimente les réseaux des communes lorsque ceux-ci connaissent des difficultés d'ordre qualitatif ou quantitatif. De fait, l’AEP ne rencontre pas de problèmes quantitatifs . Certaines sources, de très faible débit, sont en voie d’abandon (ex : source du Foulon à Vaillac -46). La substitution d’un forage profond au captage de la fontaine de Bouzic qui connaissait des problèmes de qualité, a permis de restituer cette source au Céou.

b- L’irrigation

- Les prises d'eau en rivière

11 Le tabac occupe la plus grande partie des surfaces irriguées. Le maïs est cultivé principalement pour l’alimentation des bovins (ensilage). L’irrigation du maïs est destinée à sécuriser les récoltes plutôt qu’à développer les rendements.

La superficie actuellement irriguée à partir des prélèvements dans le Céou peut être estimée à 140 ha en Dordogne et 350 ha dans le Lot.

On peut distinguer 3 secteurs de la vallée du Céou particulièrement concernés par les prélèvements à fins d'irrigation. D'amont en aval : - Frayssinet, Saint Chamarand, Saint Germain du Bel Air, Concorès : du bourg de Frayssinet au confluent du ruisseau de Rivalès (commune de Concorès), soit 11 km, le Céou est concerné par un potentiel de prélèvement de 1565 m³/h pour 38 exploitations (soit 41,2 m³/h par exploitation), - Gourdon, Léobard : du confluent du Bléou au lieu-dit Jardel Bas, soit 6 km, le potentiel de prélèvement est de 814 m³/h par exploitation), - Daglan, Saint Cybranet : du lieu-dit La Borie à Pont de Causse, soit 9 km, le potentiel de prélèvement est de 1195 m³/h pour 11 irrigants (soit 34,1 m³/h par exploitation).

Ces secteurs correspondent aux tronçons de vallée les plus larges (300 à 600 mètres).

Le débit d'équipement des exploitations s'appuyant sur l'irrigation est souvent important. A titre d'exemple, les demandes d'autorisation de pompage sur la partie périgourdine de la vallée du Céou représentent un total de 1560 m3/h pour 100 ha, soit 15,6 m3/h/ha alors que la "norme" est de 2,5 m3/h/ha en moyenne (CARA, 1997).

L'influence des pompages sur le Céou est donc importante, comme en témoigne les fluctuations journalières du débit constatées fréquemment en période estivale.

Les prélèvements liés à l'irrigation sur les affluents peuvent aussi être localement importants : le Bléou (596 m³/h) et le Lourajou (435 m³/h) sont les plus valorisés.

Il convient néanmoins de noter la difficulté de cerner les quantités réellement prélevées : les agriculteurs déclarent parfois des volumes supérieurs à leur consommation réelle par souci de sécurité. C'est ce qui explique les disparités entre les potentiels de prélèvement par exploitation relevés ci-dessus.

- Les réseaux collectifs

On recense 4 réseaux permettant d'irriguer les côteaux du bassin du Céou (cf annexe 7) : - le réseau de l'ASA de Florimont-Gaumier : forage en vallée du Céou ; 86 ha alimentés pour 55 adhérents; débit de pointe 250 m3/h. - le réseau de l'ASA de Nabirat : 2 prises d'eau : 1 en Dordogne et 1 sur la Germaine ; 224 ha alimentés pour 122 adhérents ; débit de pointe 435 m3/h.

12 - le réseau de l'ASA de Domme : prise d'eau en Dordogne ; 43 ha alimentés pour 15 adhérents ; débit de pointe 175 m3/h. - le réseau du SI de la rive gauche du Céou : prise d'eau en Dordogne ; 240 ha alimentés pour 80 adhérents ; débit de pointe 600 m3/h.

2-1-3- Conclusion

* Les exploitants qui prélèvent directement dans le Céou ou ses affluents sont confrontés en année sèche à un risque de pénurie. Sur les tronçons de cours d’eau qui connaissent un assèchement naturel chronique, notamment le Céou en amont de Bouzic, les prélèvements contribuent à aggraver le phénomène. L’assèchement complet des biefs entraîne la disparition du poisson.

* Les nombreuses pertes et résurgences présentes dans le lit du Céou mettent en évidence les liaisons qui existent entre le réseau de surface et la nappe du Portlandien. A l’instar de la restitution au Céou des eaux de la Fontaine de Bouzic, des solutions seront à rechercher pour "soulager" le cours d’eau et sa nappe d'alimentation.

* Malgré les assèchements chroniques et la pression ressentie sur la ressource, le bassin versant du Céou n'est pas classé en zone de répartition des eaux telle que définie par le décret n° 94-354 du 29 avril 1994. Les études préalables du contrat de rivière sur la gestion quantitative, qui auront pour but d'identifier les solutions techniques à mettre en oeuvre permettront également aux MISE de la Dordogne et du Lot d'évaluer l'opportunité d'un tel classement.

* Le constat fait apparaître que la station de mesure des débits située à St Cybranet est peu fiable en période d’étiage. Ce manque de fiabilité et l'absence de moyens de mesure sur le Céou amont constitue une faiblesse lorsqu’il s’agit d’anticiper sur les situations de sécheresse.

2-2- Les inondations

Réputé pour la faiblesse de ses débits d’étiage, le Céou est également susceptible de provoquer des inondations importantes dans la vallée. Lors de la crue du mois de janvier 1996, le débit du Céou à St Cybranet est passé de 7,3 m3/s à 88,6 m3/s du 9 au 10 janvier. Les inondations ont provoqué de nombreux dégâts et certains habitants ont dû être évacués par hélicoptère. Ces évènements ont mis en évidence la nécessité de renforcer le système d'annonce de crue existant (actuellement 1 station de contrôle à Pont de Rhodes sur le Céou amont) et de mieux connaître l'extension des zones inondables et les modalités d'écoulement des crues dans la vallée. Outre les phénomènes de grande ampleur qui se produisent généralement en hiver, la gestion du risque d'inondation, et notamment l'alerte aux habitants, doit prendre en compte les petites crues estivales qui peuvent menacer les installations touristiques en bordure immédiat du cours d'eau.

13 3- LA GESTION DES MILIEUX

3-1- L’état physique des cours d’eau.

Le Céou et ses affluents sont marqués par la présence dans le lit mineur de seuils naturels constitués de tufs calcaires. Ils segmentent le cours d’eau en une succession de biefs qui durant l’étiage constituent des mares résiduelles servant de refuge aux poissons. Ces seuils calcaires sont le plus souvent franchissables et n’affectent pas la migration des poissons. Ils contribuent par ailleurs à l’oxygénation des eaux et jouent un rôle dans le contrôle du niveau de la nappe phréatique.

La végétation des berges est constituée d’aulnes, de saules, de peupliers et d’érables negundo. Elle est en générale peu étendue en largeur du fait de la mise en valeur agricole des rives. Des actions d’entretien de la ripisylve ont été engagées ces dernières années sur l’ensemble du cours lotois du Céou, ainsi que dans la traversée de la commune de Daglan sur la partie périgourdine. Le Bléou et le Lourajou ont également fait l’objet d’opérations d’entretien. On observe après chaque crue la présence d’embâcles végétaux en de nombreux points du lit. Une action d’entretien régulier est nécessaire pour assurer le bon écoulement des eaux et limiter les phénomènes de débordements dans certaines zones.

3-2- Les peuplements piscicoles

L’ensemble du bassin du Céou est classé en 1ère catégorie piscicole. On trouve principalement de la truite fario, du vairon et du goujon. Certaines espèces proviennent des étangs aménagés à proximité ou sur le lit des cours d’eau : gardons, chevesnes, perches soleil.

La pression de pêche et l'assèchement d'une partie du lit en été ne permettent pas actuellement de maintenir des populations importantes et les sociétés de pêche procèdent à des alevinages réguliers de truites fario et de truites arc-en-ciel.

Le Céou est classé rivière réservée et cours d'eau à migrateurs. Tout nouvel aménagement hydraulique sur la rivière est donc désormais interdit et les ouvrages existants devront être équipés de passes à poisson lorsque la liste des espèces migratrices sera publiée. Le Céou est également identifié comme axe migrateur prioritaire par le SDAGE Adour- Garonne ("axe bleu" - priorité 2 - cf annexe 8). Le contrat de rivière contribuera à la réalisation des objectifs du SDAGE, qui prévoit que les programmes de restauration doivent être engagés dans un délai de 10 ans sur les axes de priorité 2.

De nombreux seuils artificiels sont aménagés sur le Céou (cf carte 7). On recense : * dans la partie périgourdine : - 16 seuils aménagés dont 3 sont franchissables en permanence et 12 infranchissables périodiquement,

14

* dans la partie lotoise : - 17 seuils aménagés sur le Céou dont 9 sont infranchissables, - 15 seuils aménagés sur le Lourajou et 2 sur le Palazat dont 8 sont infranchissables, - 16 seuils aménagés sur le Bléou, 1 sur le ruisseau de Saint Romain, 1 sur le ruisseau de la Planche ; tous sont franchissables en permanence.

L’amélioration de la franchissabilité au niveau de certains ouvrages favorisera la remontée vers le Céou des salmonidés de la Dordogne, qui souffrent en été du réchauffement des eaux. Des améliorations sont également à rechercher par le respect des débits réservés à l’aval de certaines micro-centrales fonctionnant en éclusées.

3-3- Les milieux naturels

Du fait de sa nature géologique, le bassin du Céou comporte peu de milieux humides en dehors des cours d’eau et des milieux associés de plaine alluviale. Il comporte deux ZNIEFF de type II et 1 ZNIEFF de type I (cf annexe 9): - 07070000 (type II) : massifs boisés d’Albécassagne (communes de Dégagnac, Salviac, Léobard) : ensemble de chênaie pubescente calcicole / pelouses et friches sèches / prés mésophiles de fond de vallon. - 07050000 (type II) : landes du Frau et tourbières du ruisseau de Rivalès (communes de Lavercantière, Peyrilles) : ensemble de parcelles cultivées / landes silicicoles / prairies hygrophyles tourbeuses, tourbières à sphaignes - 2431---- (type I) : Côteau oriental de la vallée du Céou (communes de Castelnaud, St Cybranet) : falaises, éboulis, friches et boisements xérothermiques.

4- CONCLUSION

* L'augmentation de population liée à la fréquentation touristique et le traitement incomplet des rejets domestiques entraînent des dégradations chroniques et importantes de la qualité des eaux. Les étiages prononcés rendent le Céou et ses principaux affluents particulièrement sensibles à la pollution. La conjonction de l'augmentation des rejets et de la tendance à l'assèchement rend la qualité des eaux du Céou parfois incompatible avec les usages (baignade) et affecte gravement les peuplements piscicoles.

* La part des pollutions diffuses dans la dégradation de la qualité des eaux est difficile à évaluer. Néanmoins, le risque de pollution par les nitrates identifié par l'Agence de l'Eau, les phénomènes ponctuels d'eutrophisation relevés sur le Céou et les teneurs en nitrates constatées sur certains captages d'eau potable mettent en évidence l'intérêt d'intégrer ces aspects dans les actions du contrat de rivière, afin d'engager et de financer les aménagements nécessaires.

15 * L'amélioration de la situation passe par une action conjointe sur la réduction des rejets et une meilleure gestion des prélèvements.

* L'amélioration de l'habitat et l'équipement des chaussées en ouvrages de franchissement doit permettre d'assurer de meilleures possibilités de développement des peuplements piscicoles.

* La restauration des milieux aquatiques et l'entretien des paysages de la vallée par le maintien de l'activité agricole constituent la base du développement de l'économie rurale du bassin du Céou. Ils garantiront la réussite des opérations de mise en valeur touristique.

16 III- DESCRIPTION ADMINISTRATIVE DU PERIMETRE

Le bassin versant du Céou s’étend sur les départements du Lot (72 % de la surface du bassin) et de la Dordogne (28 % de la surface du bassin). Il est concerné par deux régions : Midi-Pyrénées et Aquitaine.

Le bassin concerne tout ou partie du territoire de 41 communes (cf carte 8). On recense plusieurs syndicats intercommunaux et communautés de communes (cf tableau suivant) : Communauté de Communes du Pays de Salviac Communauté de Communes de Catus Communauté de Communes Quercy Bouriane Communauté de Communes Sud Bouriane SIVOM du Canton de Gourdon Association pour le Développement de la Bouriane Syndicat Intercommunal de défense des berges du Céou Syndicat Intercommunal d’Irrigation de la Rive Gauche du Céou

Les communautés de communes se sont dotées de la compétence en matière d'entretien des cours d'eau. Celle de Catus et de Quercy-Bouriane sont également compétentes en matière d'assainissement (élaboration groupée de schémas communaux d'assainissement).

Certaines structures intercommunales, comme l'Association de développement de la Bouriane ou le Syndicat de défense des berges du Céou, ont engagé des travaux de nettoyage des berges du Céou et de ses affluents.

Les conseils généraux de la Dordogne et du Lot sont membres de l'Etablissement Public Interdépartemental Dordogne et de l'Entente Interdépartementale pour la Protection contre les Crues du Bassin de la Dordogne.

Le Céou et ses affluents appartiennent tous au domaine privé. Les Directions Départementales de l’Agriculture et de la Forêt du Lot et de la Dordogne assurent la police de l’eau et de la pêche.

Remarque :

Il existe une forte volonté locale d'intégrer dans le périmètre du contrat de rivière les ruisseaux alimentés par les réseaux karstiques et situés au nord du bassin du Céou (cf carte 9) : ruisseaux de la Marcillande, de la Mèlve, de la Germaine et du Tournefeuille.

Si ces cours d'eau ne font pas partie du bassin topographique du Céou, les liaisons souterraines entre ces bassins créent des interdépendances en matière de gestion qualitative et quantitative de l'eau : les actions qui seront engagées en matière d'assainissement sur les communes situées à la limite des deux bassins bénéficieront à la

17 fois au Céou et aux cours d'eau mentionnés ci-dessus. Les réflexions en matière d'irrigation intégreront également ces relations dans la mesure où le réseau de Nabirat est alimenté par une prise d'eau sur la Germaine.

Les études préalables du contrat de rivière prendront en compte les liaisons entre ces bassins. Au vu des résultats, il pourra être proposé d'intégrer ces cours d'eau au périmètre du contrat de rivière afin de prendre en compte la dimension géologique du bassin et les relations existantes sur plusieurs problématiques de gestion.

18 IV- LES OBJECTIFS ET LES ACTIONS DU CONTRAT DE RIVIÈRE

Les actions présentées ont été identifiées à partir des documents existants et des observations des partenaires émises lors des réunions d’information.

1- LA RESTAURATION DE LA QUALITÉ DES EAUX

Objectifs

ð Restaurer la qualité des eaux pour assurer une situation satisfaisante en étiage ð Répondre aux exigences de l’usage baignade ð Garantir la qualité des résurgences captées pour l’alimentation en eau potable

1-1- L’assainissement des communes

Les études de qualité d’eau et le suivi des stations d'épuration effectué par les SATESE montrent que la réduction des effluents domestiques nécessite la création de systèmes d'assainissement sur les communes actuellement non équipées mais également des travaux sur certaines stations existantes.

L'agglomération de Gourdon fera l'objet d'un arrêté d'objectif de réduction des flux polluants en application du décret n°94 469 du 3 juin 1994. Il fixera des seuils à ne pas dépasser et donnera un caractère obligatoire de mise aux normes avant 2005.

La définition des priorités en matière d'assainissement engagée par les départements de la Dordogne et du Lot permet d'établir la liste suivante pour le bassin du Céou. Celle-ci pourra être complétée si les études préalables en matière de qualité des eaux identifient d'autres sources de pollutions.

Commune Actions Etat d’avancement Montant estimé en KF Gourdon SCA En cours 450 Etude boues En projet 50 Mise en séparatif du réseau 550 Installation turbimètre 100 Salviac Diagnostic réseau En cours 100 Elimination des eaux parasites 200 Remise à niveau de la STEP 400 Etude boues 40 Equipement stockage des boues 350 St Clair Amélioration du pré-traitement de l’usine Valette En cours 200 Traitement complémentaire sur la STEP 200 Montgesty Réhabilitation de la STEP non chiffré Daglan Réhabilitation de la STEP En projet non chiffré

19 Le Vigan SCA en cours 150 Travaux consécutifs au SCA non chiffré Vaillac SCA 560 Peyrilles (7 × 80) Concorès Bouzic St Cybranet Travaux consécutifs au SCA non chiffré Florimont G. Castelnaud SCA : schéma communal d’assainissement

1-2- L'épuration des effluents des campings

Les études préalables permettront d'évaluer précisément l'impact des rejets des campings sur la qualité des eaux. Elles devront aboutir à la définition et au chiffrage des actions à engager dans le cadre du programme d'actions du contrat de rivière.

1-3- L’épuration des rejets agricoles

Les analyses de qualité d’eau montrent l’influence des effluents d’origine agricole (cf § II- 2-1). La mise aux normes des bâtiments d’élevage est en cours dans la partie lotoise du bassin. Le contrat de rivière devra permettre d’accélérer ces procédures en apportant un soutien financier aux exploitants pour l'engagement des travaux nécessaires et l'équipement en matériel.

La protection des eaux superficielles et souterraines contre les pollutions diffuses pourra être engagée dans le cadre d'opérations locales de mise en oeuvre des mesures agri- environnementales. Ce type d'opération vise à proposer aux agriculteurs une série de mesures contractuelles permettant une mise en valeur équilibrée du bassin versant, prenant en compte les exigences de gestion de l'environnement, limitant l'abandon de certains secteurs et les effets de l'agriculture intensive sur d'autres secteurs. Dans les vallées du Céou et de ses affluents, plusieurs types d'action pourront être envisagés : préservation et entretien des prairies naturelles, bandes enherbées, implantation de cultures intercalaires, etc.

1-4- La mise en place des périmètres de protection des captages d'eau potable

Sur les 23 captages recensés, 2 sont déjà dotés d'un périmètre et 3 sont à abandonner à terme. La protection des autres captages devra contribuer à résoudre les problèmes de turbidité et de teneurs en nitrates élevées qui sont parfois constatés. Un schéma directeur d'alimentation en eau potable a été engagé dans le département du Lot à l'initiative du Conseil Général. L'étude, dont le rendu interviendra durant le premier semestre 1998, identifiera les zones prioritaires pour la mise en place des périmètres. Les actions du contrat de rivière sur ce thème dépendront de ces choix stratégiques, elles ne sont donc pas pour l'instant définies et chiffrées. Il est clair néanmoins que le contrat de rivière devra soutenir l'élaboration des dossiers d'instruction des périmètres de protection

20 et faciliter la mise en oeuvre des mesures de protection et de gestion de l'espace à l'intérieur de ces périmètres.

1-5- Le suivi de la qualité des eaux

Il n'existe qu'un point de mesure du réseau DIREN - Agence dans le bassin du Céou : aval de Gourdon sur le Bléou. Les études préalables aboutiront à des propositions dans ce domaine afin d'évaluer l'impact des opérations de restauration du contrat de rivière (création éventuelle d'une station de suivi supplémentaire, protocole de suivi).

2- LA GESTION QUANTITATIVE

Objectifs

ð Ne pas aggraver l’assèchement naturel des cours d’eau afin de préserver le milieu aquatique ð Satisfaire la demande en eau des exploitations confrontées au risque de pénurie ð Améliorer le suivi des débits pour anticiper sur les situations de crise en étiage et en période de crue

2-1- La gestion de l'eau d'irrigation

Plusieurs solutions alternatives aux prélèvements d'eau dans le Céou et ses affluents peuvent être envisagées :

- La création d’un réseau d’irrigation de la vallée du Céou alimenté par une prise d’eau en Dordogne : comme les réseaux qui alimentent les coteaux, un tel équipement soulagerait le Céou et garantirait l’approvisionnement en eau de la vallée. Cette solution apparaît financièrement très lourde et doit prendre en compte les capacités de la Dordogne (réflexion sur les Débits d'Objectifs d'Etiage en cours dans le cadre de la révision du SDAGE Adour-Garonne). - L’extension des réseaux existants : elle permettrait également d’apporter aux exploitations de la vallée du Céou des eaux de la Dordogne. Le raccordement du réseau de Florimont à celui de Nabirat permettrait de soulager la nappe du Portlandien dont les résurgences alimentent le Céou. Cette interconnexion des réseaux présente un certain nombre de contraintes techniques. - Les forages : Compte-tenu de la nécessité de ne pas solliciter davantage la nappe du Portlandien, les forages profonds peuvent constituer une source d’approvisionnement fiable. Néanmoins, il apparaît préférable de réserver ces ressources à l’alimentation en eau potable. - Les retenues collinaires : certaines exploitations s’appuient sur des petites retenues. La mise en œuvre de ce type d’aménagement doit prendre en compte les

21 caractéristiques du bassin du Céou, notamment la fréquence des phénomènes de pertes : l'étanchéité artificielle de ces réserves représente un coût élevé. - L’organisation de tours d’eau : Cette solution est la plus faisable financièrement compte-tenu des capacités financières des agriculteurs du secteur. Elle permettrait d’anticiper sur les situations de crise. Par contre, elle ne garantit pas la sécurité d’approvisionnement en année sèche.

Les études préalables du contrat de rivière permettront d'évaluer la faisabilité technique et financière de chacune de ces options et de proposer les meilleures solutions.

2-2- Le suivi des débits

La gestion quantitative de l'eau en période estivale nécessite une amélioration des moyens de mesure. Le contrat de rivière devrait aboutir à la définition de seuils de débits admis par tous les usagers, à partir desquels seraient mises en place des mesures de répartition de la ressource. Cette approche, semblable à la logique des DOE (débits d'objectif d'étiage) et DCR (débits de crise) instaurée sur les grands cours d'eau, permettrait de mieux gérer les périodes de pénurie.

L'amélioration des moyens de mesure des débits est un élément déterminant pour assurer une bonne gestion de la ressource. Elle comprendra : - le réaménagement de la station limnigraphique de St Cybranet qui ne présente plus une fiabilité suffisante, - la création de stations de mesures supplémentaires sur le Céou amont et certains affluents

Le nombre de sites de mesures et la nature des équipements (limnigraphe ou échelle limnimétrique) seront définis en prenant en compte les contraintes techniques et financières de leur fonctionnement.

2-3- La gestion du risque d'inondation dans la vallée du Céou

La création d'une station supplémentaire de mesure des débits dans le cadre du réseau d'annonce des crues du bassin de la Dordogne permettra de mieux anticiper sur les situations de crise et d'améliorer l'information des habitants. Cette station devrait préférentiellement être située à l'aval du confluent du Lourajou, qui est le plus souvent responsable des crues sur la partie périgourdine du Céou. L'hypothèse d'un tel positionnement reste à valider par les études actuellement en cours.

La DDE du Lot a fait réalisé une cartographie détaillée des zones d'expansion des crues du Céou à la suite des inondations de janvier 1996. Par ailleurs, la DIREN Midi-Pyrénées a fait établir dans le cadre du contrat de plan Etat-Région une cartographie informative de l'ensemble du bassin de la Dordogne lotoise qui comporte les zones inondables du Céou à l'échelle du 1/25000ème.

22 Les communes pourront mettre à profit ces connaissances dans la gestion des sols, qui relève davantage des documents d'urbanisme que de la procédure de contrat de rivière, Néanmoins, certains aménagements visant à mieux gérer l'écoulement des crues pourront être réalisés dans le cadre du contrat de rivière. Ces actions intéresseront la vallée du Céou mais elles pourront également porter sur certains affluents où des problèmes similaires existent. Exemple : la commune du Vigan a engagé des études pour la gestion du risque d'inondation par le Bléou.

3- LA RESTAURATION ET LA MISE EN VALEUR DES MILIEUX AQUATIQUES

Objectifs

ð Entretenir et restaurer et la végétation des berges dans les secteurs dégradés ð Développer le potentiel piscicole des cours d'eau par l'aménagement de frayères, d'abris et de passes à poissons ð Favoriser la mise en valeur touristique du bassin du Céou dans le respect de l'environnement

3-1- L'entretien de la végétation des berges

Un linéaire important du Céou et de ses principaux affluents a fait l'objet d'opérations de nettoyage de la végétation des berges. De nouvelles opérations de ce type pourront être engagées si nécessaire dans le cadre du contrat de rivière sur d'autres secteurs de cours d'eau du bassin.

Par ailleurs, compte-tenu du travail réalisé, l'accent devra être mis sur un entretien régulier. Conformément aux orientations du SDAGE Adour-Garonne, il conviendra préalablement d'engager une étude diagnostic qui définira précisément le type d'intervention à réaliser secteur par secteur. Cette étude intégrera, outre les aspects hydrauliques et écologiques, les besoins des usages développés sur la rivière : accès pour les pêcheurs, mise à l'eau pour les canoës, etc.

La maîtrise d'ouvrage de ces travaux incombera aux communes et aux structures intercommunales. Les actions seront mises en oeuvre par les structures d'entretien des cours d'eau présentes dans les départements.

Il pourra être envisagé la création d'une Cellule Opérationnelle de Rivière (COR) gérée conjointement par les différentes structures intercommunales qui s'impliquent déjà dans ce type d'opérations.

3-2- La résorption des décharges

Le contrat de rivière devra encourager la résorption des décharges dans le Lot, notamment celles qui ont un impact sur la qualité des cours d'eau et des nappes. Les

23 modalités d'exécution de ce chapître seront définies en cohérence avec le schéma départemental d'élimination des déchets du Lot.

3-3- La restauration de l'habitat piscicole

Le Céou et ses affluents comptent de nombreuses zones de frayères. Certains ruisseaux ont été aménagés par les sociétés de pêche en ruisseau pépinières pour le grossissement des alevins. Des aménagements d'abris et de frayères supplémentaires pourront être envisagées si nécessaire et après évaluation du potentiel. Des actions auront également pour but de favoriser la survie du poisson en période d'étiage prononcé. Ces aménagements seront définis en fonction du potentiel existant, des pratiques de pêche et de leur incidence éventuelle sur le fonctionnement hydraulique du cours d'eau.

3-4- Les passes à poissons et les glissières à canoë

Il apparaît nécessaire d'anticiper sur la publication prochaine de la liste des espèces migratrices du Céou, qui rendra obligatoire l'équipement des chaussées en passes à poissons. Sur la partie périgourdine où l'activité canoë-kayak est importante, il conviendra d'envisager la construction de glissières à canoës ou de passes mixtes, en cohérence avec le schéma départemental de randonnée nautique en cours d'élaboration. Actuellement l’obligation d’effectuer le portage des embarcations au niveau de certaines chaussées provoque parfois des conflits d’usage entre les riverains et les pratiquants.

Certains ouvrages ont par ailleurs été endommagés par la crue du 10 janvier 1996. Leur réfection dans le cadre du contrat de rivière visera tout à la fois à assurer la stabilité des chaussées, à permettre la remontée du poisson et à faciliter la navigation. Le choix de l'intervention de la collectivité sur ces seuils sera prioritairement fondée sur l'intérêt des travaux pour les milieux aquatiques. La réfection des vannes devra faciliter la gestion des débits en période d'étiage. Ces actions seront instruites en étroite concertation avec la Fédération de Pêche, le Comité Départemental de Canoë-Kayak et les propriétaires riverains.

3-5- La régulation des populations de ragondins et de rats musqués

Certains tronçons du Céou sont affectés par la présence du ragondin et du rat musqué et connaissent certains problèmes liés à ces espèces (dégradation de berges). Les actions traditionnelles d'éradication font appel à des campagnes d'empoisonnement, qui présentent certains risques. Il pourra être proposé d'engager une action de contrôle par piégeage, en collaboration avec les communes. La SEPANSO pourra apporter un appui technique à ce volet. 3-6- La mise en valeur touristique

24 La mise en valeur du patrimoine architectural et paysager permettra de renforcer l'attractivité du bassin du Céou et de bénéficier des flux touristiques importants dans la vallée de la Dordogne.

Plusieurs projets existent :

- Aménagements de sentiers pédestres le long du Céou - Aménagement et signalisation d'un circuit cycliste empruntant les routes secondaires de la vallée entre Castenaud et l'Abbaye Nouvelle.

D'autres itinéraires touristiques seront mis en oeuvre, en cohérence avec les Plans Départementaux d'Itinéraires de Petite Randonnée.

25 V- LA RÉALISATION DU CONTRAT DE RIVIÈRE

1- Les maîtres d'ouvrage

L'implication actuelle du SIVOM de Gourdon, du Syndicat de Défense des Berges du Céou dans le Lot et des communes de Daglan et Castelnaud dans des opérations d'entretien de la végétation des berge traduit l'intérêt porté par les acteurs locaux au devenir du bassin du Céou.

L'existence de plusieurs communautés de communes et syndicat intercommunaux couvrant la quasi totalité du bassin du Céou montre par ailleurs la volonté des élus d'assurer un développement cohérent. De fait, s'il n'existe pas de maître d'ouvrage unique sur l'ensemble du bassin, la présence de structures intercommunales compétentes en matière de développement touristique et d'aménagement constitue un atout pour la mise en oeuvre future du programme d'action du contrat de rivière.

2- Les partenaires financiers potentiels

La mise en oeuvre du programme d'action du contrat de rivière fera appel aux financements des partenaires suivants : - AEP, assainissement des communes : Conseils Généraux, Agence de l'Eau, communes - Ressource en eau d'irrigation : Conseils Généraux, Etat - Opération locale - mesures agri-environnementales : Etat, Communauté Européenne - Mise aux nomes des bâtiments d'élevage : Etat, exploitants agricoles, Agence de l'Eau - Restauration et mise en valeur des milieux aquatiques : Agence de l'Eau, Etat, Conseils Régionaux, Fédérations de Pêche.

Les bonifications des aides de l'Agence de l'Eau Adour-Garonne sont de 5 % dans le cadre des contrats de rivière. Certaines actions pourront bénéficier des aides de la politique territoriale du bassin de la Dordogne définie par convention entre l'Agence de l'Eau Adour-Garonne et E.P.I.DOR.

3- L'animation du Contrat de Rivière

La mise en œuvre du programme d’action du contrat de rivière devra s’appuyer sur un travail d’animation et d’accompagnement des maîtres d’ouvrage. La structure qui remplira cette mission après la phase d’études préalables n’est pas actuellement identifiée.

Cette mission nécessitera la présence d’un animateur présent sur le terrain qui assurera, outre l’accompagnement des maîtres d’ouvrage, une action de sensibilisation et d’information du public.

26 RÉCAPITULATIF DES ACTIONS PRÉVUES DU CONTRAT DE RIVIÈRE CÉOU

Actions à engager Coût estimé Maître d’ouvrage en KF HT potentiel Qualité des eaux Schémas d’assainissement communaux : communes Le Vigan, St Germain du B., Peyrilles, Concorès, Vaillac, Bouzic, St Cybranet, Florimont-G., 560 Castelnaud Travaux consécutifs aux SCA non chiffré communes Travaux sur réseaux : communes Etudes, vérifications branchements (Salviac) Création, réhabilitation (Salviac) 850 Mise en séparatif (Gourdon) Travaux sur stations : communes St Clair, Salviac, Montgesty 1 200 Daglan non chiffré Boues (études et équipement de valorisation) : Gourdon, Salviac 400 communes Télésurveillance station : Gourdon 100 communes Epuration des rejets agricoles non chiffré exploitants agricoles Opération locale (mesures agri-envir) non chiffré chambres Périmètres de protection captages AEP non chiffré communes; syndicats Amélioration du (pré)traitement des effluents industriels : abattoir de Gourdon, Valette à St Clair non chiffré industriels Suivi de la qualité des eaux non chiffré Etat Quantité d'eau Ressources alternatives au Céou pour l’irrigation non chiffré syndicats d’irrigation exploitants Amélioration de la station limnigraphique de St Cybranet (suivi des étiages) 50 Etat Moyens de mesure complémentaires Création d’une station d’annonce des crues sur le non chiffré Ententes Crues Bassin Céou aval Dordogne Aménagements pour l’amélioration de l’écoulement non chiffré communes, syndicats des crues intercomm. Restauration et mise en valeur des milieux Entretien des cours d’eau 600 Syndicats intercomm. Résorption des décharges non chiffré communes, SICTOM Restauration de l’habitat piscicole non chiffré sociétés de pêche Passes à poissons et passes à canoës non chiffré riverains Régulation des populations de ragondin non chiffré communes Mise en valeur touristique non chiffré communes Animation du contrat de rivière, information, Conseils Généraux sensibilisation non chiffré syndicats intercomm.

27 VI- LES ETUDES PREALABLES

1- PRÉSENTATION DES ÉTUDES PRÉALABLES

Les études préalables serviront à bâtir le programme de travaux du contrat de rivière. Elles comporteront des avant-projets sommaires permettant d'évaluer le montant financier des actions. L'estimation du coût de chaque étude a été effectuée à partir d'exemples d'études similaires engagées sur d'autres contrats de rivière (Cère, Cérou). Une synthèse des données existantes sur la Marcillande, la Mèlve, la Germaine et le Tournefeuille complétera le diagnostic et évaluera l'opportunité d'intégrer ces cours d’eau dans la procédure de contrat de rivière. Elle sera réalisée en régie par E.P.I.DOR.

- Etude de qualité des eaux

Du fait de la faiblesse des débits du Céou, des effluents même peu importants peuvent engendrer des dégradations significatives de la qualité des eaux. L'étude projetée comportera un inventaire précis de tous les rejets afin d'identifier des sources de pollutions qui n'auraient pas été répertoriées et d'évaluer l'influence des pollutions diffuses. Elle comprendra également un inventaire de l'état de l'assainissement collectif et individuel des communes du bassin et proposera les niveaux de traitement à mettre en oeuvre pour atteindre les objectifs fixés. Nombre estimatif d'analyses physico-chimiques : 150 (3 campagnes sur 50 points + analyses ponctuelles pour cerner des situations particulières- orages) + 30 analyses bactériologiques - coût total analyse estimatif : 30 KF HT Rapport : en régie par EPIDOR Coût estimé : 30 KF

- Etude sur la gestion des ressources en eau d’irrigation

Cette recherche s’appuiera sur les connaissances existantes de l’hydrogéologie du bassin du Céou et sur les propositions de l'étude de la CARA "Réalimentation des Rivières : perspectives et priorités". Elle comportera un volet technico-économique permettant d'évaluer la faisabilité financière des différentes options évoquées au § IV-2-1. Elle identifiera les besoins en matière d'information des exploitants et des autres utilisateurs de manière à faciliter la coexistence des différents usages en période de sécheresse. Coût estimé : 200 KF

- Cartographie écologique du lit du Céou

Comme cela a été réalisé dans le cadre du contrat de rivière Cère, il est proposé d'effectuer une cartographie écologique qui recensera tous les éléments constitutifs du milieu : biefs, seuils, frayères, érosions de berges, embacles, rejets, etc. Coût : en régie par EPIDOR

28 - Etude diagnostic sur l’état de la végéation des berges

Cette étude devra déterminer les actions à engager sur les secteurs n'ayant fait l'objet d'aucune intervention et les modalités de l'entretien régulier à assurer. Elle devra définir des Avant Projets Sommaires et un phasage des actions, afin de permettre aux maîtres d'ouvrage d'évaluer leurs modalités d'implication. Elles sera menée en liaison avec la cartographie écologique.

Coût estimé : 50 KF

- Etude d’amélioration de l’habitat piscicole

Cette étude devra proposer des APS d'aménagements ciblés à partir des dysfonctionnements relevés dans les schémas départementaux de vocation piscicole et par la cartographie écologique. Elle consistera à identifier les besoins en abri et en frayères et s'appuiera sur la bibliographie existante en matière de "renaturation" des cours d'eau.

Coût estimé : 100 KF

- Etudes pour l’aménagement de passes à poissons et de passes à canoës

L'équipement des seuils artificiels en passe à poissons sera déterminé en fonction de l'identification des tronçons à réouvrir et des espèces concernées. L'extension de la réouverture du Céou aval aux espèces amphihalines sera déterminée en fonction d'un recensement des frayères potentielles. Cette étude sera engagée conjointement avec celle de l'habitat piscicole. Il conviendra en effet d'identifier les complémentarités des tronçons qui sont actuellement isolés par des seuils (exemple : zone de nourrissage / zone de frayère), pour guider les choix en matière d'amélioration de la circulation des espèces migratrices locales, notamment la truite. Le coût de cette étude sera fonction du nombre de seuils qui feront l'objet d'un APS de passe à poisson et/ou à canoë.

Coût estimé : 200 KF

- Etude de mise en valeur touristique

L'étude comportera un recensement du patrimoine local et des possibilités de mise en valeur du bassin du Céou. Elle proposera un réseau de chemins à vocation pédestre, équestre ou VTT et évaluera les coûts de création, d'entretien et de signalisation.

Coût estimé : 100 KF

- Etude sur la gestion des populations de ragondins

29 Cette étude devra estimer les populations de ragondins, évaluer les problèmes existants et proposer des opérations de régulations par piégeage. Elle consistera en des enquêtes auprès des riverains, des agriculteurs et des communes et des visites de terrain. Elle aboutira à la définition chiffrée d'un programme d'action.

Coût estimé : 20 KF

- Rédaction du dossier définitif

L'élaboration du dossier définitif consistera, à partir de la synthèse des études préalables, en la mise au point du programme d'actions, comportant le chiffrage et le phasage sur 5 ans des opérations.

Coût estimé : 100 KF

Total général des dépenses prévues pour les études préalables : 800 KF HT

Les études prévues enrichiront les résultats de plusieurs études déjà réalisées ou en cours (cf bibliographie)

Récapitulatif financier des études préalables

Etudes préalables Coût estimatif Partenaires financiers Participations en KF potentiels prévisionnelles - Qualité des eaux (analyses) 30 Etat 30 % 289,4 - Ressources en eau 200 Conseils Généraux 10 % 96,5 - Cartographie écologique - Conseils régionaux 5 % 48,2 - Etat de la végétation des Agence de l’Eau 50 % 482,4 berges 50 Collectivités locales 5 % 48,2 - Amélioration de l’habitat piscicole 100 - Passes à poissons et passes mixtes 200 - Mise en valeur touristique 100 - Gestion des ragondins 20 - Rédaction dossier définitif 100 800 KF HT 964,8 KF TTC 964,8 KF TTC

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2- LA MAÎTRISE D'OUVRAGE DES ÉTUDES PRÉALABLES

La phase d'études préalables sera suivie et validée étape par étape par le Comité de Rivière.

Conformément au souhait des Conseils Généraux de la Dordogne et du Lot, l'Etablissement Public Interdépartemental Dordogne E.P.I.DOR. a été identifié pour assurer la maîtrise d'ouvrage des études préalables.

L'établissement public E.P.I.DOR rassemble les Conseils Généraux des départements traversés par la Dordogne : Puy-de-Dôme, Cantal, Corrèze, Lot, Dordogne, Gironde. Il a pour mission d'assurer un développement coordonné et harmonieux de la vallée de la Dordogne en vue de : - assurer la protection et la restauration de son environnement - améliorer la ressource en eau sur les plans de la qualité et de la quantité sur la Dordogne et ses affluents - assurer un développement cohérent des activités économiques liées à la rivière Dordogne - dans le domaine du tourisme, assurer la promotion d'un label "Vallée Dordogne".

Le Contrat de Rivière du Céou bénéficiera de l'expérience acquise par E.P.I.DOR. qui a déjà assuré la maîtrise d'ouvrage des études préalables du Contrat de Rivière Cère. La localisation du secrétariat administratif et technique de l'institution interdépartementale à Castelnaud-la-Chapelle, au confluent du Céou et de la Dordogne, facilitera le suivi de cette phase de diagnostic préalable.

31 VII- LES PARTENAIRES DE LA MISE EN ŒUVRE DU CONTRAT DE RIVIERE CEOU

Les acteurs de la gestion de l'eau du bassin du Céou seront réunis au sein du Comité de Rivière qui sera mis en place par MM les Préfets de la Dordogne et du Lot.

Seront concernés les partenaires suivants :

Collectivités : - Conseils Généraux de la Dordogne et du Lot - Conseils Régionaux d'Aquitaine et de Midi-Pyrénées - Communes (représentants désignés sur proposition des Unions Départementales des Maires de la Dordogne et du Lot) - Communauté de Communes du Pays de Salviac - Communauté de Communes Quercy-Bouriane - Communauté de Communes de Catus - Communauté de Communes Sud Bouriane - Association de Développement de la Bouriane - SIVOM du canton de Gourdon - Syndicat Intercommunal de défense des berges du Céou - Syndicat Intercommunal d'Irrigation de la Rive Gauche du Céou - Comité Départemental du Tourisme de la Dordogne - Comité Départemental du Tourisme du Lot - Etablissement Public E.P.I.DOR.

Administrations et établissements publics : - D.D.A.F. de la Dordogne et du Lot - D.D.A.S.S. de la Dordogne et du Lot - D.D.E. de la Dordogne et du Lot - D.D.J.S. de la Dordogne et du Lot - D.I.R.EN. Aquitaine et Midi-Pyrénées - D.R.I.R.E. Aquitaine et Midi-Pyrénées - Agence de l'Eau Adour-Garonne - Direction Régionale du Conseil Supérieur de la Pêche

Usagers : - Chambres d'Agriculture de la Dordogne et du Lot - Chambres de Commerce et d'Industrie de la Dordogne et du Lot - Chambres des Métiers de la Dordogne et du Lot - Fédérations de Pêche de la Dordogne et du Lot - Comités Départementaux de Canoë-Kayak de la Dordogne et du Lot - SEPANSO - Associations de Propriétaires Riverains

32 BIBLIOGRAPHIE

CARA, 1997 : "Département de la Dordogne - Réalimentation des rivières : perspectives et priorités", septembre 1997, 24 p.

CACG, CARA, 1992 : "Schéma d'aménagement hydraulique du département de la Dordogne", Conseil Général de la Dordogne, Agence de l'Eau Adour-Garonne, conducteur d'opération : DDAF de la Dordogne

Comité de Bassin Adour-Garonne, 1996 : "Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux du Bassin Adour-Garonne", 112 p.

Comité de Bassin Adour-Garonne, 1996 : "Cahier géographique Dordogne", 41 p.

Conseil Général du Lot, en cours : Schéma départemental d'élimination des déchets du Lot

DDAF de la Dordogne, Fédération de Pêche de la Dordogne, 1995 : Schéma départemental de vocation piscicole de la Dordogne

DDAF du Lot : Schéma départemental de vocation piscicole du Lot

Fradet P., 1985 : "Etude hydrogéologique du bassin aval du Céou", Thèse de Géologie, Faculté des Sciences et Techniques de l'Université de Franche-Comté à Besançon, 144 p.

Heurtaux J., Lafon S., 1996 : "Etude préliminaire au contrat de rivière Céou", rapport de projet d'ingénieur - ENESAD, E.P.I.DOR., 48 p.

Vareille-Morel C., 1979 : "Les milieux biotiques du Céou - Etude spéciale des dépôts calcaires et de leur rôle", Thèse d'Ecologie générale et appliquée, Université des Sciences et Techniques du Languedoc à Montpellier, 41 p.

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LISTE DES COMMUNES INSCRITES DANS LE PÉRIMÈTRE PROPOSÉ

Communes Canton C deC C de C C de C C de C SIVOM S.I. S.I. Irr. Assoc. Quercy Pays de de Sud de Berges RG Céou Dvpt Bouriane Salviac Catus Bouriane Gourdon du Céou Bouriane Bouzic * Campagnac-lès-Q. * Castelnaud-la-C. * Daglan * Domme Florimont-Gaumier * Nabirat St Aubin de N. Domme St Cybranet (24) * St Laurent la Vallée * St Martial de N. St Pompont * Veyrines de Domme * Cénac Belvès Montgesty Catus * Gindou Cazals * Marminiac * Gourdon * * * Le Vigan * St Cirq Souillagais Gourdon * St Clair * St Projet * Beaumat Labastide Murat Montfaucon Labastide * Séniergues Murat * Vaillac * Concorès * * Frayssinet Saint * * Peyrilles Germain * St Chamarand du * St Germain B.A. Bel Air * * * Soucirac * Uzech * Dégagnac * * Lavercantière * Léobard Salviac * * Rampoux * Salviac * * * Thédirac *

34 LISTE DES COMMUNES DU DEPARTEMENT DE LA DORDOGNE INSCRITES DANS LE PERIMETRE DU CONTRAT DE RIVIERE DU CEOU

Communes Bouzic Campagnac-lès-Quercy Castelnaud-la-Chapelle Cénac Daglan Doissat Domme Groléjac Florimont-Gaumier Nabirat St Aubin de Nabirat St Cybranet St Julien de Lampon St Laurent la Vallée St Martial de Nabirat St Pompont Ste Mondane Veyrines de Domme

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