
W ...J ~. ;:) 0: 1­ W W ...J 8 li: ~ z o ~ 0: a.W 8 ü w C w ::> o z :I: Ü W ~~:"~~ 1- FAUQUET C. a:W .:,. FARGETTE D. 1­z W Ü INSTITUT FRANCAIS DE RECHERCHE SCIENTIFIOUE POUR LE DEVËlOPPEMENT EN COOP~RATION 1 1 SYNTHESE GENERALE DES RAPPORTS NATIONAUX SUR 1 LAMOSAIQUE AFRIC~~ DU MANIOC ET SON CONTROLE 1 GODO Gnahoua Responsable National du Réseau ManiOÇ Laboratoire d'Agronomie, Centre ORSTOM d'Adiopodoumé, 1 BP V5!, Abidjan COTE D'IVOIRE 1 1 Le présent document résulte de l'analyse et de la synthèse des divers rapports nationaux Qui ~ent 1 à un certain nombre de questions relatives pour l'essentiel à: - l'importance de la culture du manioc par rapport aux au~ cultures vivrières, - les contraintes pesant sur la production du manioc, 1 - l'impact des déprédateurs et maladies dont principalement la mosaïque sur la cult\ire et la production du manioc, 1 - les stratégies nationales pu régionales de lutte contre la mosaïque africaine du manioc. Bien que certains pays n'aient pas répondu ~u qu~tionna.ire,les rapPQl1Snation~ que nOQs ~vons reçus couwent assez bien les trois grandes régions productrices coocemées (Afriqlle Occidentale, Afrique Centra.le. Afrique Orientale et Australe). Aussi pensons-nous que cette sy.nthèse reflètera la glob.alité de la situation en 1 Afrique. 1 Importaneede 13 culture de manioc Si dans certains pays, le manioc vient derrière les denrées alimentaires comme le t4, le mais, le • sorgho et l'igname, .dans bien d'autres par contre (Congo, République Centrafricaine, Tanzanie et Zaïre), il constitue l'aliment de base de la grande majorité des populations. Au Burundi par exemple, leseultutes de plan~ 1 à tubercules et racines dont le manioc notamment, se renforcent au détriment des légumineuses,et des céréales. La production à l'hectare est de 5 à 10 tonnes mais en conditions e~périmentales et en cultures 1 industrielles ont atteint les 25 tonnes en moyenne. Cette faiblesse de rendement est compensée par l'étendue des terres cultivées et par le nombl'le des cultivateurs. La culture du maniOC reste dans la plupart des pays producteurs, essentiellement traditionnelle bien que 1 d'importantes unités de productiQn industrielle eX\ÎStent au Nigéria etauLïbéria. En milieu traditionnel, le manioc se cultive le plus souvent en association avec le mais, l'arachide,le 1 riz, le haricot ete. Le manioc se cultive partout où les conditions climatiques sont favorables. Cultivé tout au long de 1 l'année, les rendements sont meilleurs lorsque le cycle cultural est bien calé sur le cycle saisonnier. Chaque pays possède une collection allant de 10 à plus de 100 cultivars. Des pays comme le Malawi, 1 le Congo, le Zaïre et la CÔte d'Ivoire possèdent des collections de plus de 100 cultivars. 1 1 1 1 Enfin, signalons que la propagation du manioc se fait essentiellement par voie végétative. La propagation par graines est pratiquée uniquement dans les centres de recherche. 1 Les contraintes pesant sur la production du manioc 1 Les contraintes sont pour la plupart liées au caractère traditionnel de la culture. Ce sont: -la structure et le fonctionnement des systèmes de cultures où le manioc vient généralement en fm de rotation, 1 - la baisse rapide de la fertilité des sols liée à leur mode de gestion, - l'utilisation de techniques culturales peu productives couplées avec l'absence d'inputs, • la grande préférence des variétés traditonnelles peu performantes et plus sensibles aux maladies et 1 déprédateurs, - l'attaque par les maladies et les déprédateUlS, - l'absence d'un marché stable et assez rémunérateur, 1 - l'absence de teclmologies de conservation du produit. 1 Les technologies alimentaires et la consommation du manioc 1 La racine est la partie du manioc la plus consommée mais en Afrique Centrale (Burundi, Congo. République Centrafricaine etzaïre), et à un degré moindre en Afrique Occidentale (Bénin et Libéria), la feuille sen 1 Ajuste titre Al'alimentation humaine car elle constitue une source importante de protéines. Il existe une multitude de technologies traditionnelles qui permettent la transformation du manioc en produits alimentaires locaux plus ou moins conservables. La Chikwangue ou Foufou est le produit le plus 1 représentatif d'Afrique Centrale tandis que le Gari, la farine de manioc et l'Attiéké se rencontrent le plus souvent en Afrique de l'Ouest Les produits de transformation les plus durables sont le Gari et la farine de manioc et se 1 prêteraient mieux à l'exportation. Le manioc ne fait l'objet d'aucune exportation officielle. 1 Les maladies et lei déprédateurs dumanioc Le manioc est sujet aux principales maladies suivantes : la mosaïque africaine, de loin la plus 1 répandue, la bactériose vasculaire, l'anthracnose et à un degré moindre la cercosporiose. Les déprédateUlS les plus cités sont la cochenille farineuse (Phenaccocus manihoti ), l'acarien vert (Mononychellus spp.) et le criquet puant 1 (ZollOcecrus variegatus). On cite également l'Aulacode. 1 Importance de la Mosaïque Africaine duManioc: 1 La maladie attaque tous les cultivars bien que le degré de sensibilité varie d'un cultivar Aun autre. Dans chacun des pays producteurs, la présence de la mosaïque est liée Ala densité de peuplement en manioc et aux caractéristiques climatiques. Les régions les plus humides seraient les plus affectées. L'attaque de la mosaïque serait beaucoup plus marquée sur plants jeunes que sur plants âgés. On s'accorde à estimer entre 20 et 80% les Î pertes de rendement causées par la mosaïque africaine. L'agent vecteur du virus de la mosaïque est la mouche blanche (Bernisia tabaci ) qui pullule en début 1 de saison des pluies et disparaît en saison sèche. Cette mouche se rencontre dans toutes les aires de production de manioc. Le plant de manioc ne serait pas le seul hôte de la mouche blanche. L'insecte coloniserait également les 1 1 1· 1 feuilles de cotonnier, de tabac, du gombo et de la patate douce. On signale la présence de la mouche blanche sur les arbres fruitiers en République Centrafricaine. Mais s'agit-il toujours de Bemisia tabaci 1. Il est important de souligner que si l'agent vecteur de la moSaïque est la mouche blanche, la persistence de cette maladie dans toutes 1 les aires de production du manioc est aussi attribuée aux pratiques culturales paysannes qui ne font pas de 1 distinction entre matériel végétal sain et infesté à la plantation. 1 Stratégies de lutte contre la mœaïque africaine du manioc Les stratégies de lutte sont: 1 - l'existence ou la mise en place de programmes de recherche prenant en compte l'étude de l'étiologie et de l'épidémiologie de la virose complétée nécessairement par la confection de variétés résistantes. A cet effet, des études sont en cours dans certains pays (Zaïre, Nigéria, Cameroun, Congo, Libéria, Kenya, Côte d'Ivoire, Togo...) mais leur envergure diffère d'un pays à l'autre. Aussi, nombreux sont les pays qui souhaitent voir se 1 renforcer leur dispositif de recherche en la matière, - la mise en place et l'exécution d'un programme de développement dont les rôles sont entre autres, la multiplication des variétés résistantes et leur vulgarisation au niveau des paysans. Dans bien de pays (Libéria, 1 Burundi, Rwanda, Nigéria, Bénin, Ouganda, Cameroun, Malawi et zaïre), un tel programme de développement existe mais son intensité varie suivant les moyens mis enjeu. Il y a besoin de créer ce dispositif ou de le renforcer partout il existe déjà, 1 - l'introduction de clones résistants à la mosaïque. A ce niveau, l'lITA qui possède une vaste expérience en la matière, est l'interlocuteur privilégié de presque tous les pays producteurs d'Afrique exception faite du Congo et de la Côte dlvoire qui en seraient pour le 1 moment au stade de l'introduction de variétés résistantes à la bactériose. 1 Conclusion 1 La production de manioc par unité de surface reste très faible en Afrique. Or l'impérieuse nécessité pour nous africains d'atteindre l'auto- suffisance alimentaire commande que le rendement à l'hectare s'améliore substantiellement. L'atteinte de cet objectif passe par la mise au point et l'observation attentive de techniques 1 culturales efficaces et surtout l'utilisation de cultivars performants, adaptés au milieu et résistants à la plupart des fléaux qui menacent le manioc. Tous les pays producteurs l'ont compris et conscients de l'incidence de la mosaïque sur la production du manioc, ils souhaitent tous participer à un programme d'action sur le contrôle de cette , maladie de même qu'ils voudraient voir se renforcer les structures et les stratégies nationales déjà existantes. 1 1 1 1 1 1 1 t 1 ENQUETE INTERNATIONALE REALISEE EN AFRIQUE SUR 1 LA MOSAIQUE AFRICAINE DU MANIOC 1 INTERNATIONAL INVESTIGATION MADE IN AFRICA ON , AFRICAN CASSAVA MOSAIC DISEASE 1 1 SO~/CONTENT 1 ANGOLA 1 BENœN 3 t BURKINA FASO 9 BURUNDI 13 CAMEROUN 21 1 CONGO 25 COTE D'IVOIRE 29 , GHANA 39 GtrnNEE 43 GUINEE BISSAU 45 1 KENYA 47 LmERIA 53 MADAGASCAR 57 1 MALAWI 59 MALI 63 , MOUMB~UE 65 NIGERIA 67 OUGANDA 77 REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE 89 1 RWANDA 95 SENEGAL 99 1 SIERRA LEONE 101 TANZANIE 105 ~ 111 1 ZAlRE 113 1 1 1 1 1 1 t 1 1 ,1 ,1 1 1, 1 1 1 ~ Réponse au questionnaire 1:::::::,,:::;;:,::1 Absence de réponse 1 , Répartition sur le continent Africain des pays ayant participé au questionnaire sur La Mœaïque Africaine Du Manioc Et Son Contrôle 1 1 1 Il \. l, 1 Réponse au questionnaire du Représentant National de l'Angola t Answer to the questionnaire by the National Representative of Angola 1 MBUZUD.
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