UNIVERSITE D’ANTANANARIVO Faculté de Droit, d’Economie, de Gestion et de Sociologie Département de Sociologie FORMATION PROFESSIONNALISANTE EN TRAVAIL SOCIAL

ET DEVELOPPEMENT

Mémoire de fin d’études pour l’obtention du Diplôme de Licence Professionnelle en Travail Social et Développement

« Contribution à l’amélioration de l’état nutritionnel et alimentaire des enfants par le partenariat des mouvements confessionnels ».

Cas du BDEM, district de , (Région de )

Présenté par : RAKOTONIRINA Haja Andrianjatovo Membres du jury : - Président : Professeur SOLOFOMIARANA RAPANOEL Bruno Allain - Juge : Docteur RAKOTONIRINA Voahangy - Rapporteur : Madame RAOBELINAMIARIZOA Christiane

Soutenu, le 30 Juin 2011 Année Universitaire : 2009-2010





CONTRIBUTION A L’AMELIORATION DE L’ETAT NUTRITIONNEL ET ALIMENTAIRE DES ENFANTS, PAR LE PARTENARIAT DES MOUVEMENTS CONFESSIONNELS 

REMERCIEMENTS Ç   b      5                               b     !               !     " ! t  {h [h Ch a L!w!b ! w!t!b h 9[ . !  t   ./ t                 b   0             1  2         ! 5  w!Yh Çh b LwLb ! ë 0 / . v           .      ! a   RAOBELINAMIARIZOA Christiane      1    0         1                     00 6 1     7            1                 !     b              " 8 Ç  9       1             8 Ç  /        {![h IL  1    8 Ç   1  .59a  b / ë ;                 9   .        !                 1  !                  <

GLOSSAIRE Communauté : Selon l’OMS/UNICEF, c’est un groupe d’individus qui vivent ensemble dans des conditions spécifiques d’organisation et de cohésion sociale Diocèse : Dans l'Église catholique romaine, le diocèse est désormais défini comme une Église particulière, placée sous l'autorité d'un évêque. Un diocèse regroupe plusieurs paroisses territoriales Résilience : c’est l’aptitude des individus et des Systèmes (les familles, les groupes et les collectivités) à faire face à une situation de risque. Cette aptitude évolue avec le temps, elle est renforcée par les facteurs de protection chez les individus ou dans le système et le milieu. Vulnérabilité : condition qui affecte défavorablement la capacité des ménages à se protéger de la dégradation de leur bien être socio-économique et environnemental Développement communautaire : est un processus de transformation sociale, de coopération volontaire, d’entraide et de construction de liens sociaux entre les résidents et les autorités en milieu local, visant l’amélioration de condition de vie sur les plan physique, social et économique. Malnutrition : Selon l’OMS, la malnutrition est un état pathologique résultant de la carence ou de l’excès, relatifs ou absolu d’un ou plusieurs nutriments essentiels. Cet état se manifeste cliniquement ou n’est décelable que par des analyses anthropométriques, biochimiques ou physiologiques. Nutrition : la nutrition peut se définir de différentes manières parmi lesquelles, nous retiendrons trois approches : 8 Biologique : c’est la science des nutriments et de leurs utilisations par l’homme pour assurer le maintien de la vie, la croissance, le fonctionnement et la structure du corps de manière normale. 8 Biochimique : c’est l’ensemble des réactions au moyen desquelles les organismes vivants absorbent, transforment et utilisent les aliments pour assurer le maintien de leur vie, leur croissance et leur fonctionnement. 8 Santé publique : c’est la branche consacrée aux rapports entre le régime alimentaire, la santé et les maladies, ainsi qu’à l’amélioration de la nutrition surtout au niveau des collectivités Etat nutritionnel : C’est l’état de santé de l’organisme résultant de l’ingestion, de l’absorption et de l’utilisation des aliments ainsi que des facteurs de nature pathologique. Etat alimentaire : C’est une étude pour constater les caractéristiques de l’alimentation des enfants. Une alimentation qui doit respecter les besoins physiologique de l’enfant de moins de 5ans, en quantité et en qualité suffisante à la croissance et à la santé de l’enfant

=

SOMMAIRE

INTRODUCTION GENERALE

Première partie : APPROCHE THEORIQUE ET CONCEPTUELLE DE LA MALNUTRITION ET DU CADRE D’INVESTIGATION

Chapitre I : Théorisation et conceptualisation du développement Chapitre II : Malnutrition infantile Chapitre III : Présentation générale de l’organisme BDEM

Deuxième partie : PRESENTATION DU TERRAIN D’INVESTIGATION, RESULTATS DES ENQUETES, ANALYSES DES RESULTATS OBTENUS

Chapitre IV : Présentation du terrain d’investigation

Chapitre V : Résultats des enquêtes obtenus auprès des mères interviewées dans les fokontany Ampahomanitra et Fanivelona Chapitre VI : Analyse des résultats obtenus

Troisième partie : APPROCHE PROSPECTIVE

Chapitre VII : Résolution des problèmes de la malnutrition

Chapitre VIII : Analyse critique de l’approche utilisée par le programme SALOHI/BDEM

Chapitre IX: Suggestions

CONCLUSION GENERALE Bibliographie Table des matières Liste des abréviations Liste des figures Liste des photo Liste des tableaux Annexes Résumé >

INTRODUCTION GENERALE



INTRODUCTION GENERALE

1- Généralités Pour être actif et en bonne santé, nous devons disposer d’une nourriture adéquate en quantité, en qualité et variété, permettant de répondre à nos besoins énergétiques et nutritionnels. Sans une nutrition adéquate, les enfants ne pourront développer tout leur potentiel, et les adultes rencontreront des difficultés à conserver ou élargir cette potentialité. De nombreuses personnes ne peuvent accéder, comme il le faudrait, à la nourriture dont elles ont besoin, avec comme conséquence des situations de faim et de malnutrition à grande échelle dans le monde. Presque 800 millions de personnes souffrent de sous-alimentation chronique dans le monde, et la nourriture dont elles disposent n'est même pas suffisante pour répondre aux besoins énergétiques minimum. Environ 200 millions d'enfants de moins de cinq ans présentent des symptômes aigus ou chroniques de malnutrition et ce nombre s'accroît au cours des pénuries alimentaires saisonnières ainsi que pendant les périodes de famine et de conflits socio-politiques1. La malnutrition constitue un problème sérieux de plusieurs régions du monde surtout dans les pays en développement2. Chaque année, dans ces régions, parmi les 12millions d’enfants mourant principalement des causes évitables, plus de la moitié soit 55%, ont des causes directement ou indirectement liées à la malnutrition3. Dans l’ensemble du monde, il existe 178 millions d’enfants victimes de retard de croissance soit 32% des enfants de 0 à 5ans et 146 millions d’enfants âgés de moins de 5ans souffrent d’insuffisance pondérale4. est un pays en voie de développement. Depuis 1992, la croissance économique est faible et ne dépasse pas les 5% chaque année. Plusieurs familles vivent dans la pauvreté, aussi bien dans les villes que dans les campagnes. Environ 73% des revenus de chaque ménage sont destinés à l’achat de nourriture5.Ainsi, l’insécurité alimentaire y règne de façon plus ou moins permanente. Ce sont les enfants qui sont les premières victimes de l’insuffisance alimentaire dans le ménage.

 ? ? ?  C            @@=  Ü b L/9C " !        BB  h a { C          ë      0  0   w            D! BB>  C!h  t!a  {                     @@ < 91D  5  01   {   a    BB> 

Etant connu comme un obstacle majeur au développement dans le diocèse de Mananjary6, la malnutrition est liée à des problèmes multiples : problèmes économiques, sociaux, politiques, les us et coutumes et aussi et surtout les problèmes de catastrophes naturelles existants, notamment le cyclone et l’inondation, qui sévissent dans le diocèse. A cause de ces problèmes existants dans le diocèse de Mananjary, l’insécurité alimentaire règne dans cette zone. Ce qui a une conséquence directe sur l’état nutritionnel chez les enfants de moins de 5ans. En vue de cette situation, BDEM ou Bureau de Développement de l’Ecar de Mananjary, en partenariat avec le CRS a mis en œuvre le programme SALOHI, en consortium avec ADRA, Land O’lakes et CARE, pour contribuer à la réduction de l’insécurité alimentaire au niveau des ménages et la vulnérabilité dans les trois districts du diocèse de Mananjary, à savoir : Mananjary, et Nosy Varika pendant cinq années. (2009-2014). Par ailleurs, sur le plan national, compte tenu des objectifs de Développement du Millénaire auxquels souscrit le gouvernement Malgache, et afin d’assurer un développement rapide et durable, Madagascar lutte contre la malnutrition chez les enfants de moins de 5ans par la mise en place de la Politique Nationale de Nutrition qui, mis en œuvre par l’Office National de Nutrition, a pour objectif de réduire de moitié, la prévalence de la malnutrition chez les enfants de moins de 5ans avant 2015, et ce, à travers les interventions de Programme de Nutrition Communautaire au niveau des régions et des communes. 2- Motifs du choix de thème et du terrain Parmi les trois districts du diocèse de Mananjary, nous avons choisi comme site d’investigation, la commune de Nosy Varika, où l’état nutritionnel des enfants est encore alarmant et la situation alimentaire, précaire. Nosy Varika est exposé à des cataclysmes naturels, à savoir le cyclone et l’inondation, qui affectent beaucoup la production agricole, déjà insuffisante dans la commune, accentuée par la faiblesse de la technicité tant sur l’agriculture, reflétée par le fort attachement aux pratiques traditionnelles, que sur le petit élevage, qui joue un grand rôle sur le revenu familial, ce qui entraine la pauvreté chez les ménages (insécurité alimentaire et instabilité de revenu des foyers). Cela favorise la malnutrition au niveau de la communauté, surtout au niveau des enfants de moins de 5ans. Ces enfants de moins de 5ans méritent une attention particulière parce que : ♦ Ils sont en période de croissance et une mauvaise alimentation peut nuire à leur santé et leur développement ;

= 5               01  1        w ë  / C  ë /    "    a  . /    b / ë ;    L    

♦ Ils sont très vulnérables aux maladies dont les plus fréquentes sont les infections respiratoires, la diarrhée et le paludisme. Ainsi, « l’amélioration de la santé et de la nutrition des enfants est un devoir fondamental »7. L’amélioration de l’état nutritionnel des enfants de moins de 5ans est l’une des stratégies adoptées par SALOHI/BDEM pour réduire la prévalence de malnutrition dans une communauté. Ce sont les raisons qui nous ont poussé à entreprendre cette recherche ayant pour thème : « Contribution à l’amélioration de l’état nutritionnel et alimentaire des enfants, par le partenariat des mouvements confessionnels ». Cas du BDEM, district de Nosy Varika, Région de Vatovavy Fitovinany. Nous cadrerons notamment notre recherche dans le Fokontany Ampahomanitra et Fanivelona de la commune rurale de Nosy Varika, qui font partie des Fokontany d’intervention du programme SALOHI/BDEM. 3- Problématique Au vu de l’importance de la nutrition chez les jeunes enfants, et des conséquences graves qu’entraine la malnutrition infantile, nous posons la problématique suivante : - Quelle approche de développement peut résoudre les problèmes de la malnutrition des enfants de moins de cinq ans de façon rapide, peu coûteuse, durable et appropriée à la culture locale ? - Les actions menées par les mouvements confessionnels ont-il des impacts positifs réels sur la population cible ? 4- Objectifs Cette étude a pour objectif général de connaitre les divers problèmes, cause de la malnutrition afin de mieux les éviter, et pour pouvoir les combattre en donnant des solutions appropriées. Ainsi, les objectifs spécifiques de notre étude sont: ♦ implanter durablement chez les parents un changement de comportement favorable à une nutrition adéquate et saine ; ♦ promouvoir les communautés à résoudre eux même les problèmes de la malnutrition et de l’insécurité alimentaire ;

> Ü b L/9C             BB 

♦ Connaitre les habitudes alimentaires et les sources de revenu des parents ayant des enfants de moins de 5ans ; ♦ Evaluer l’état nutritionnel des enfants et le taux de la malnutrition ; ♦ Et comparer l’état nutritionnel de ces enfants aux normes, en fonction des paramètres socio-économiques de leurs familles. 5- Hypothèses Le problème de l’état nutritionnel des enfants de moins de 5ans est lié au problème de l’insuffisance alimentaire et l’existence des maladies infectieuses. Ces problèmes sont liés à la pauvreté de la population. En plus, les problèmes de mentalité et du comportement des parents ont aussi un impact sur l’état nutritionnel des enfants et favorise la pauvreté au niveau de la communauté parce que la population devient de plus en plus pauvre. Pour résoudre ces problèmes, la lutte contre l’insécurité alimentaire au niveau du ménage et la lutte contre les maladies infectieuses sont nécessaire. De ce fait, la mise en place des stratégies opérationnelles est opportune pour réduire l’insécurité alimentaire au niveau des ménages, à savoir : santé/nutrition, Agriculture, Marketing et GRC8 en utilisant l’approche genre et l’approche participative pour la réalisation des activités. Par ailleurs, le suivi et la promotion de la croissance des enfants est utile pour évaluer l’état nutritionnel des enfants et pour orienter les enfants malnutris par des conseils nutritionnels ou récupération nutritionnelle destiné aux foyers. La sensibilisation des parents et même de la population est très importante pour avoir un changement de mentalité en vue d’améliorer le changement de comportement favorable, qui contribue à la santé de l’enfant et à l’utilisation des aliments locaux, et surtout au développement communautaire. Le Foyer d’Apprentissage et de Réhabilitation Nutritionnelle déploie une stratégie opérationnelle dans son approche. En conséquent, cela donne un impact positif et fructueux, qui peut résoudre le problème de malnutrition dans cette commune. La distribution de Vivres pratiquée par le programme SALOHI/BDEM favorise l’esprit d’assistanat des populations bénéficiaires. 6- Méthodologie Avant d’élaborer cet ouvrage, nous avons procédé à une méthodologie de collecte de données pour recueillir des informations nécessaires pour l’obtention des résultats, permettant de faire des analyses. Les moyens utilisés à cet effet sont : la documentation, les diverses enquêtes et l’échantillonnage.

E D   w1   /  0 <

6.1- Technique documentaire Un travail de documentation a été nécessaire pour que nous puissions orienter notre recherche et approfondir nos réflexions sur le thème de la malnutrition lié au problème de développement. En conséquence, nous avons consulté des ouvrages généraux conçus par de grands auteurs classiques pour une approche sociologique du thème tel que Maslow. Par ailleurs, nous avons dû aussi recourir à des ouvrages plus spécifiques traitant de la malnutrition infantile, tel que l’ouvrage de Ph.Chevalier, renforcé par des documents officiels d’organismes spécialisés comme la FAO, l’UNICEF,… 6.2- Techniques d’enquête 6.2-1. Pré-enquête La pré-enquête nous a permis de faire une approche globale de réalité sur terrain. Le déroulement de notre pré-enquête s’est effectué, comme suit : V 1er décembre 2010 : entretien avec le coordonateur de programme BDEM, le coordonateur de développement et le coordonateur de Santé pour connaitre les activités réalisées par l’organisme, leurs domaines d’actions et le programme d’action V 12décembre 2010 : entretien avec le maire de la commune rurale de Nosy Varika pour connaitre les problèmes existant dans la commune et les us et coutumes. V 15 décembre 2010 : contact avec le chef quartier d’Ampahomanitra. V 16 décembre 2010 : contact avec le chef quartier de Fanivelona. 6.2-2. Enquête proprement dite Les enquêtes ont été réalise auprès des ménages ayant des enfants de moins de 5ans dans les Fokontany d’Ampahomanitra et de Fanivelona, de la commune rurale de Nosy Varika, district de Nosy Varika, Région de Vatovavy Fitovinany. Ces enquêtes ont pour objectif de fournir des donnés représentatives de l’état nutritionnel des enfants de 0 à 5ans révolus et l’alimentation des jeunes enfants ainsi que des ménages. Pour le bon fonctionnement des enquêtes, nous avons utilisé sur le terrain les outils suivants : F Des fiches d’enquête imprimées ; F Des outils de mesure médicale ; à savoir : ♦ Une balance pèse bébé, balance Salter (avec culotte ou hamac) ; ♦ Une balance pèse personne. Nous avons effectué en même temps l’enquête d’évaluation de l’état nutritionnel et l’enquête de consommation alimentaire. =

Technique des questionnaires

4 types de questionnaires destinés : ≠ Aux ménages ≠ Au personnel du BDEM ≠ Au responsable du CSB et de CRENI et ONN ≠ Au personnel exécutif de la commune Par des entretiens libres, semi-directifs et directifs. Entretien libre avec le personnel du BDEM, le responsable de l’ONN qui consiste à proposer un thème où l’enquêté a la possibilité de dire tout ce qu’il sait, tout ce qu’il pense du thème proposé. Entretien semi-directif qui consiste à laisser répondre librement l’interviewé sur ce qu’elle veut. Entretien directif qui permet d’avoir directement les informations en posant des questions fermées. 6.3- Observation Ø Observation directe : Elle nous a permis de visionner et appréhender directement les phénomènes qui existent, notamment l’hygiène corporelle de la population et l’environnement global des localités étudiées. Ø Observation participante : Elle nous a permis de nous intégrer dans le groupe pour observer, en respectant les règles du groupe. Donc, participer à la vie quotidienne du groupe, dans le but de chercher et identifier les causes de la malnutrition, ainsi que d’analyser et interpréter les symboles et autres facteurs qui conduisent à ce fléau. 6.4- Technique d’échantillonnage A défaut des listes de ménages préétablis dans chaque Fokontany (Fanivelona et Ampahomanitra), le point de départ de notre étude a consisté à suivre le principe du programme FAFI-SALOHI/BDEM (volet SANTE ET NUTRITION), en exploitant les fiches de croissance des enfants de moins de 5ans suivis mensuellement dans chacun des deux Fokontany. Ensuite, nous avons tiré au hasard les mères des familles ayant des enfants répondant aux critères d’âges, c’est-à-dire ceux de 0 à 5ans. Enfin, nous avons approché la mère ou la personne qui s’occupent de l’enfant par le truchement des visites à domicile pour répondre à nos questions.

>

Par ailleurs, pour une démarche scientifique, il est plus commode de mener une étude exhaustive sur un choix raisonné de 20% de la population cible, après un tirage aléatoire. Ainsi, notre échantillon est composé de 110 mères qui représentent 20% du nombre total des mères des deux Fokontany soit 30 mères dans le Fokontany d’Ampahomanitra et 80 mères dans le Fokontany de Fanivelona, ce qui constitue 133 enfants âgés de moins de 5ans dont 56 garçons et 77 filles. Nous avons opté pour une étude épidémiologique descriptive qui consiste à décrire l’état nutritionnel des enfants de 0 à 5ans en utilisant un d’indicateur : le poids par âge permettant de détecter les enfants qui ont besoin de prise en charge ou de conseil sur la santé et la nutrition (récupération nutritionnelle). 7- Limites de la recherche Pendant notre investigation sur terrain, nous avons eu quelques difficultés pour la réalisation de notre enquête : V Difficulté de transport Notre principal moyen de déplacement a été la marche à pied à cause de l’inexistence d’autre moyen de transport. Cela entraine une perte de temps, car nous ne pouvons pas aller sur terrain tous les jours à cause de l’éloignement des localités (chaque Fokontany est éloigné d’une moyenne de 7km de notre centre d’ancrage, qui est la commune de Nosy Varika). V Difficulté de déplacement Due aux conditions climatiques, notamment le mauvais temps et la saison de pluie. V Difficulté d’accès à la population Les gens partent très tôt au champ, nous devions les approcher dès 6h du matin, mais à cause de l’éloignement des localités, nous avions quelque fois du retard et nous ne pouvions disposer que d’une petite demi-heure. Alors nous sommes obligés de revenir le lendemain ou un autre jour et être sur les lieux des 5h du matin. 8- Annonce du plan Ce mémoire s’articule comme suit : 8 Approche théorique et conceptuelle de la malnutrition et du cadre d’investigation 8 Résultats des enquêtes, analyses des résultats obtenus en vu de répondre à la problématique 8 Approche prospective E

Première partie : APPROCHE THEORIQUE ET CONCEPTUELLE DE LA MALNUTRITION

ET DU CADRE D’INVESTIGATION

E

Introduction partielle Pour être actif et en bonne santé, nous devons disposer d’une nourriture adéquate en quantité, en qualité et variété, permettant de répondre à nos besoins énergétiques et nutritionnels. Sans une nutrition adéquate, les enfants ne pourront développer tout leur potentiel, et les adultes rencontreront des difficultés à conserver ou élargir cette potentialité. Ceci implique que les personnes et les enfants appartenant à une communauté, doivent pouvoir se développer dans la communauté, dans la nation où ils se trouvent. Mais qu’entend-on exactement par développement ? Dans cette première partie, nous allons donner le concept général de développement, puis une théorisation sur le développement lié à la sécurité alimentaire. Nous parlerons aussi du droit de l’enfant qui est l’être le plus vulnérable et la principale victime de la malnutrition dans le monde. B

Chapitre I : Théorisation et conceptualisation du développement

La notion de développement et ses corrélations, sous-développement et pays en développement, sont apparues dans le cadre du nouvel ordre mondial résultant de la deuxième guerre mondiale. Le terme développement est un concept et il évolue dans le temps et dans l’espace. I. Définition du concept de développement

1. Développement selon la RMDH ou Rapport Mondial de Développement Humain Selon le Rapport Mondial de Développement Humain publié par le PNUD en 1990, le développement est « un processus qui permet d’élargir la gamme de choix qui s’offre à l’individu durant son existence ». Il s’agit de lui donner toutes les chances de vivre longtemps et en bonne santé. 2. Développement selon F.PERROUX F.PERROUX précise que le développement est « la combinaison des changements mentaux et sociaux d’une population qui rendent apte à faire croitre cumulativement et durablement sa production réelle globale »9. Cette théorie combine deux notions fondamentales. Le développement est une modification ou changement comportement individuel et social, son objectif est qualitatif et économique, d’une part. Le développement est donc un phénomène induit, c’est-à-dire une réaction qui se déclenche à l’intérieur de l’individu et son groupe social. Et d’autre part, c’est une croissance économique et une mutation sociologique voulue, assimilée et que se développe. 3. Développement selon GUY ROCHER Selon GUY ROCHER : « toute société connait chaque jour des changements qui sont plus ou moins harmonieux avec son passé et suivent un dessein ou un projet plus ou moins explicite »10. D’après cette théorie, des changements se produisent en fonction des actions entreprises par la société dans la lutte pour le développement. Donc, les changements dans une société dépendent de la participation des individus et de la société elle-même. II. Notion de développement 1. Développement dans le contexte mondial La notion du développement reçoit des conceptions diverses dans le temps et dans l’espace. La question qui se pose est de savoir ce qu’il faudrait développer.

B C t9wwh Ü ó 6      @!  ! tÜ C B=  <<> @ DÜ ò wh /I9w 6              0        Ia a  [  B=E @

Dès les années 70, la lutte contre la pauvreté a été le mot d’ordre de la société internationale. Bien que la pauvreté soit la question centrale, chaque organisation ou chaque communauté l’a interprété à sa manière. Ainsi, la Banque Mondiale a défini la pauvreté à sa manière. En constatant la gravité de la pauvreté en milieu rural, elle avait proposée « une politique de redistribution de la croissance pour lutter contre « la pauvreté absolue ». Il s’agissait en particulier des ouvriers agricoles sans terre, des agriculteurs marginalisés ou encore des chômeurs urbains. C’est dans ce contexte que la Banque Mondiale soutient un « projet de développement rural intégré ». Des projets axés sur la réduction de la pauvreté devront satisfaire les besoins fondamentaux des gens. Par contre, il ne s’agit pas de redistribuer les terres, mais plutôt de voir comment redistribuer aux pauvres les revenus de la croissance ? Bref, des changements économiques, sociaux et culturels peuvent être à l’origine du développement. 2. Développement rural Le développement rural peut avoir plusieurs dimensions dans l’espace déterminé ainsi, par exemple, l’on pourrait distinguer le développement urbain du développement rural. De prime abord, il s’agit d’administrer une ville. Second abord, la conception politique de modernisation de la vie rurale s’avère utile pour les pays. Les questions qui se posent sont : comment vulgariser les technologies modernes ? Comment convaincre le campagnard de l’essor de la médecine traditionnelle ? Et d’une manière générale, il s’agit d’essayer de concevoir une politique de développement conciliant la modernité avec les institutions traditionnelles. Ce qu’il faudrait d’abord souligner, c’est que l’individu où qu’il se trouve, dispose de droits fondamentaux. La seule différence réside alors dans la culture urbaine et rurale. Ici, le concept de l’identité culturelle est déterminant. En effet, l’échec du 1er plan de développement qui devrait mener les pays du tiers monde nouvellement indépendants sur la voie du progrès économique et social, a donné lieu à une profonde remise à cause de la 1ère génération qui avait volontairement négligé les aspects humains et naturels. C’est la raison pour laquelle l’on essaie aujourd’hui de prendre en considération les éléments subjectifs, tels que la culture, pour essayer de rectifier certaines théories. Le développement est un phénomène extrêmement complexe où les facteurs culturels jouent un rôle important, que les facteurs strictement économiques. En d’autres termes, les Sociétés rurales commandent une approche du développement fondée essentiellement sur l’étude du milieu rural. 

3. Développement individuel et social Par définition, le développement social est un processus qui vise en permanence, l’équilibre dans un milieu donné, entre les besoins et les ressources, afin de permettre à chaque individu de la société : 8 De vivre longtemps et en bonne santé dans des conditions acceptables et satisfaisantes ; 8 D’avoir accès aux ressources locales et nationales pour jouir d’un niveau de vie convenable. Selon Raymond BOUDON ET François BOURRICAUD, le développement est « un processus complexe impliquant l’amélioration sociale, économique, politique et culturelle des individus et de la société elle-même. » Par « amélioration », nous entendons ici l’aptitude de la société à répondre aux besoins de la population sur le plan physique, émotif et créatif, à un niveau acceptable du point de vue historique, et à libérer les humains de l’éternelle routine, liée à la satisfaction des besoins essentiels. Il comporte donc, l’amélioration du niveau de vie. La manifestation extérieure d’un déséquilibre extrême entre les besoins et les ressources d’un individu d’une société, est le signe de la pauvreté. Cette pauvreté se manifeste par des difficultés ou l’impossibilité d’accès aux services sociaux de base, l’insécurité alimentaire chronique c’est-à-dire difficulté d’accès à la terre, problème d’outils de production, problème de crédit et les effets des catastrophes naturelles. Dans le cadre de lutte pour le développement, la lutte contre l’insécurité alimentaire est opportune. Selon la déclaration de Rome en 1996, la pauvreté est « une cause majeure de l’insécurité alimentaire et l’accès à la nourriture est lié à l’éradication de la pauvreté ». Ainsi, pour lutter contre cette pauvreté, il est opportun d’améliorer la sécurité alimentaire des ménages. En plus, pour que l’individu dans la société se développe, il doit être en bonne santé. Et pour être en bonne santé, il faut avoir de la nourriture. On pourrait dire que le développement humain consiste en la satisfaction des besoins recensés par Abraham Maslow dans sa pyramide des besoins Hiérarchisation des besoins de Maslow Abraham Maslow explique la psychologie de la motivation par la hiérarchie des besoins. Selon Maslow, les besoins sont hiérarchisés dans une pyramide à 5 niveaux. 

Figure 1: Pyramide de Maslow

La pyramide de Maslow représente la hiérarchisation de la motivation chez l’homme. Elle est constituée de cinq niveaux. Nous recherchons d’abord, selon Maslow, à satisfaire chaque besoin d’un niveau donné, avant de penser aux besoins situés au niveau immédiatement supérieur de la pyramide. Sans surprise, on recherche par exemple à satisfaire les besoins physiologiques avant les besoins de sécurité : c’est pour cela que dans une situation où notre survie serait en jeu, nous sommes prêts à prendre des risques. Cette hiérarchisation se conçoit comme suit : 1- Les besoins physiologiques sont directement liés à la survie des individus ou de l’espèce. Ce sont typiquement des besoins concrets (faim, soif, sexualité,...). 2- Le besoin de sécurité consiste à se protéger contre les différents dangers qui nous menacent. Il s’agit donc d’un besoin de conservation de l’existant, d’un acquis. Il s’inscrit dans une dimension temporelle. 3- Le besoin d’appartenance relève de la dimension sociale de l’individu qui a besoin de se sentir accepté par les groupes dans lesquels il vit (famille, travail, association,…). L’individu se définissant par rapport à ses relations, ce besoin appartient au pôle « relationnel » de l’axe ontologique11. 4- Le besoin d’estime prolonge le besoin d’appartenance. L’individu souhaite être reconnu en tant qu’entité propre au sein des groupes auxquels il appartient. 5- Le besoin de s’accomplir est, selon Maslow, le sommet des aspirations humaines. Il vise à sortir d’une condition purement matérielle pour atteindre l’épanouissement. Nous le considérons donc comme antagoniste aux besoins physiologiques.

 h   "         D    1 D    D    

Mais il n’ya pas que les besoins à satisfaire chez l’être humain. En tant quel tel, il faut aussi considérer l’homme, l’individu dans ses droits fondamentaux. Aussi, allons-nous aborder ici les droits de l’homme, on, plus particulièrement, les droits de l’enfant, période qui intéresse notre étude. III. Notion sur les Droits de l’enfant

1. Définition de l’enfant La Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant de 1989 définit de manière plus précise le terme « enfant » : « [...] tout être humain âgé de moins de dix-huit ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt, en vertu de la législation qui lui est applicable » Dans chaque pays, c’est la loi qui définit précisément ce qu’est un enfant, c’est-à-dire un mineur, en établissant un âge de majorité. Cet âge varie d’un pays à l’autre : par exemple, il est de 20 ans au Japon et de 18 ans en France. A Madagascar, l’âge de majorité est de 18ans. 2. Droits de l’enfant « L’humanité doit donner à l’enfant ce qu’elle a de meilleur. »12 2.1 Les droits de l’enfant: des droits humains Les droits de l’enfant sont des droits humains. Ils ont pour vocation de protéger l’enfant en tant qu’être humain. Ainsi tout comme les droits de l’homme de manière générale, les droits de l’enfant sont constitués de garanties fondamentales et de droits humains essentiels : • Les droits de l’enfant consacrent les garanties fondamentales à tous les êtres humains : le droit à la vie, le principe de non discrimination, le droit à la dignité à travers la protection de l’intégrité physique et mentale (la protection contre l’esclavage, la torture et les mauvais traitements, etc.) • Les droits de l’enfant sont des droits civils et politiques, tels que le droit à une identité, le droit à une nationalité, … • Les droits de l’enfant sont des droits économiques, sociaux et culturels, tels que le droit à l’éducation, le droit à un niveau de vie décent, le droit de jouir du meilleur état de santé susceptible d’être atteint, … • Les droits de l’enfant comprennent des droits individuels : le droit de vivre avec ses parents, le droit à l’éducation, le droit de bénéficier d’une protection, …

 5    D! B 

• Les droits de l’enfant comprennent des droits collectifs : le droit des enfants réfugiés, le droit des enfants handicapés et le droit des enfants issus de minorités ou de groupes autochtones. 2.2 Les droits de l’enfant: des droits adaptés aux enfants Les droits de l’enfant sont des droits humains spécifiquement adaptés à l’enfant, car ils tiennent compte de sa fragilité, de ses spécificités et des besoins propres à son âge. Les droits de l’enfant tiennent compte de la nécessité de développement de l’enfant. Les enfants ont donc le droit de vivre et de se développer convenablement tant physiquement qu’intellectuellement. Les droits de l’enfant prévoient ainsi de satisfaire les besoins essentiels au bon développement de l’enfant, tels que l’accès à une alimentation appropriée, aux soins nécessaires, à l’éducation,... Les droits de l’enfant prennent en considération le caractère vulnérable de l’enfant. Ils impliquent la nécessité de leur apporter un cadre protecteur. Il s’agit d’une part, d’accorder une assistance particulière aux enfants, et, d’autre part, une protection adaptée à leur âge et à leur degré de maturité. Ainsi, les enfants doivent bénéficier des services d’aide et de soutien dont ils ont besoin et doivent être protégés contre l’exploitation par le travail, l’enlèvement, la maltraitance,… 2.3 Droit à l’Alimentation Le droit à l’alimentation est un droit vital pour tous les êtres humains. La nourriture est un élément essentiel sans lequel les êtres humains ne peuvent survivre. 2.3.1 Une alimentation sûre : un droit essentiel pour tous Le droit à l’alimentation c’est le droit pour chaque homme, chaque femme et chaque enfant d’avoir accès à une alimentation sûre. Les 4 aspects importants de la sécurité alimentaire : • La nourriture doit être disponible : c’est-à-dire en quantité suffisante pour l’ensemble de la population. • La nourriture doit être accessible : chaque personne doit pouvoir se procurer de la nourriture, soit, grâce à sa propre production (élevage et agriculture), soit en disposant d’un pouvoir d’achat suffisant pour acheter la nourriture. • L’accès à la nourriture doit être stable et durable : la nourriture doit être disponible et accessible en toutes circonstances (guerres, catastrophes naturelles…). • La nourriture doit être salubre : c’est-à-dire consommable et hygiénique, notamment pour l’eau. <

2.3.2 Une alimentation équilibrée : un droit vital pour le développement de l’enfant Les enfants doivent bénéficier d’une alimentation équilibrée pour pouvoir se développer convenablement. La nourriture doit donc être appropriée sur le plan nutritionnel pour leur développement physique et intellectuel. Une alimentation équilibrée suppose un juste équilibre entre les proportions nécessaires de nutriments, de glucides, de protéines, de lipides, de minéraux, de vitamines, de fibres et d’eau. Ainsi, cela permet d’éviter la malnutrition et les problèmes liés aux excès alimentaires, ou à l’inverse, aux insuffisances alimentaires.

Bref, l’enfant a droit d’avoir une alimentation équilibrée pour son développement. La lutte pour le développement doit commencer au développement des bas âges c’est-à-dire au développement de l’enfant en donnant une alimentation saine et approprié à leur croissance. La satisfaction des besoins fondamentaux de l’homme est nécessaire pour avoir une population saine et active. Si la population est saine, elle peut travailler normalement et augmenter leur production. Donc, elle peut se développer. Le développement rural dépend du changement de comportement de la population. Il est donc opportun de développer le monde rural avec une approche appropriée, avant d’entamer le développement national.

=

Chapitre II : Malnutrition infantile

Après avoir vu les droits de l’enfant, liés à une alimentation équilibrée, nous allons voir dans le chapitre suivant divers concepts sur la malnutrition infantile. Un enfant mal nourri est aussi un enfant immunodéprimé et son traitement doit intégrer la récupération de son état nutritionnel et de son potentiel13. Pour pouvoir faire une étude de la malnutrition, il nous faut définir en premier lieu des mots clés (section 1). Puis, il est nécessaire de parler de la mesure de l’état nutritionnel, pour connaitre l’état nutritionnel des enfants et afin de détecter et de prévenir le début la malnutrition chez les enfants (section 2). Ensuite, nous allons parler des effets et des causes de la malnutrition (section 3), afin d’aborder le cas de Madagascar sur la situation nutritionnelle et alimentaire (section 4). I. Définition des mots clés 1. Malnutrition Selon l’OMS, la malnutrition est un état pathologique résultant de la carence ou de l’excès, relatifs ou absolu d’un ou plusieurs nutriments essentiels. Cet état se manifeste cliniquement ou n’est décelable que par des analyses anthropométriques, biochimiques ou physiologiques14. 2. Nutrition La nutrition peut se définir de différentes manières parmi lesquelles, nous retiendrons trois approches : 8 Biologique : c’est la science des nutriments et de leurs utilisations par l’homme pour assurer le maintien de la vie, la croissance, le fonctionnement et la structure du corps de manière normale. 8 Biochimique : c’est l’ensemble des réactions au moyen desquelles les organismes vivants absorbent, transforment et utilisent les aliments pour assurer le maintien de leur vie, leur croissance et leur fonctionnement. 8 Santé publique : c’est la branche consacrée aux rapports entre le régime alimentaire, la santé et les maladies, ainsi qu’à l’amélioration de la nutrition surtout au niveau des collectivités15.

 /0  Ht0I "         ëLI Ü w @ Lw5 a   C  BB  [   H5I L.; HòI [         /       !  .   1      D9wa     BB> < .h 5h {!Ih b 5wC! w!Yh Çh !wLa !b D! ë           @  <      7   /{. LL !     Ç0!     a   @@ >

3. Etat nutritionnel C’est l’état de santé de l’organisme résultant de l’ingestion, de l’absorption et de l’utilisation des aliments ainsi que des facteurs de nature pathologique. 4. Etat alimentaire C’est une étude pour constater les caractéristiques de l’alimentation des enfants. Une alimentation qui doit respecter les besoins physiologique de l’enfant de moins de 5ans, en quantité et en qualité suffisante à la croissance et à la santé de l’enfant. 5. Sécurité alimentaire des ménages La sécurité alimentaire existe quand tous les individus ont, à tout moment un accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive, leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active. II. Mesures de l’état nutritionnel 1. Indicateurs de l’état nutritionnel Pour évaluer l’état nutritionnel d’un individu, on a recourt à trois d’indicateurs : • Indicateurs biologiques que l’on obtient par l’analyse du sang ou des urines • Indicateurs cliniques que le médecin recueille par observation, osculation et palpation de l’individu • Indicateurs anthropométriques ou mensuration des parties du corps. Nous nous intéresserons à l’indicateur anthropométrique de la malnutrition chez les enfants qui est : le rapport poids/âge. 2. Mesure de poids en fonction de l’âge La mesure de poids en fonction de l’âge permet une détection précoce de la malnutrition proteino-énergetique. Outils de mesure : balance à ressort (balance SALTER) à laquelle on suspend l’enfant dans un panier léger ou dans un sac troué spécial : balance culotte hamac.

Phot o1: Balance SALTER

Photo2: Enfant Suspendu dans la culotte HAMAC E

Technique de mesure : l’enfant doit être pesé nu. Dans certaines populations rurales, les enfants portent des amulettes qu’il est préférable d’enlever si aucun obstacle physique ou rituel ne s’y oppose. Dans le cas contraire, il est nécessaire d’estimer le poids de ces objets et le retrancher du poids enregistré. 3. Besoins nutritionnels L’organisme humain ne présente de besoins que pour un nombre de substances nécessaires à sa croissance. La carence des substances provoque des altérations fonctionnelles. Il s’agit essentiellement : • Des glucides, • Des lipides • Des protéines • Des vitamines • Certains minéraux et de l’eau. III. Effets et causes de la malnutrition

1. Les principales maladies nutritionnelles L’état nutritionnel d’un enfant résulte à la fois de la qualité et de la quantité de l’alimentation reçue dans le passé, ainsi que des maladies qu’il a pu contracter. 1.1 Malnutrition protéino-énergétique (MPE) Elle découle d’un apport en protéines et en calories dans les cellules du corps, qui est insuffisant pour satisfaire les exigences physiologiques, et ayant deux formes cliniques à savoir : 1.1.1 Marasme sévère, perte pondérale ou dénutrition Cette forme de malnutrition est due à une insuffisance globale de la ration alimentaire. Elle se rencontre surtout durant la première année de la vie. Manifestations cliniques : 8 visage émacié de « vieillard » 8 peau pendante et plissée sur les fessiers 8 les enfants atteints sont souvent actifs et paraissent être assez éveillés 8 côtes saillantes 8 pas de présence d’œdèmes nutritionnels. 1.1.2 Kwashiorkor : Il est dû à un déséquilibre de la ration alimentaire, avec une carence en protéines. Il se rencontre surtout au cours de la deuxième vie, quelques mois après le sevrage. B

Manifestations cliniques : 8 œdèmes nutritionnels 8 Perte d’appétit 8 Changement de la texture des cheveux 8 Lésions de la peau et dépigmentation 8 Les enfants atteints sont souvent apathiques, irritables et déprimés. Les enfants souffrant de MPE, souffrent tous de troubles de la croissance : • Dénutrition :(maigreur/émaciation) résultat d’une perte de poids récente et rapide ou d’un arrêt de gain de poids (malnutrition aigue) • Retard irréversible de croissance (petite taille) : résultat d’une nutrition inadéquate durant une longue période (malnutrition chronique) 1.2 Déficience (carences) en micronutriments Il découle d’apports insuffisants en vitamines et en minéraux dans les cellules du corps, insuffisants pour satisfaire les exigences physiologiques. 1.3 Maladies par suralimentation Certains auteurs considèrent la suralimentation comme une forme de malnutrition. Elle peut provoquer des conséquences aussi graves que la sous nutrition16. La maladie la plus connue due à une suralimentation est l’obésité qu’on rencontre surtout dans le pays développés. 1.3.1 Obésité C’est une malnutrition liée à une surconsommation et un mauvais choix d’aliment. 1.3.2 Maladies chroniques ou de surcharge : diabète, hypertension, cholestérol.

2. Causes de la malnutrition L’état nutritionnel de l’enfant dépend des facteurs immédiats liés au régime alimentaire et à une bonne santé. Ces facteurs dépendent des causes fondamentales et multisectorielles, les unes agissent directement, les autres indirectement. Les causes sous jacentes de la malnutrition sont : les soins inadéquats et les habitudes alimentaires inappropriés, l’accès inadéquat de service de santé et un environnement insalubre et l’insécurité alimentaire au niveau des ménages. 3. Conséquences de la malnutrition 3.1 Conséquences immédiates Elles se voient surtout chez les malnutris graves. En l’absence des soins, la malnutrition entraîne la mort de l’enfant.

= Ü {!L5 b     .     a    w    95{ a    BB> >8E @

3.2 Conséquences tardives : Elles se voient chez les malnutris chroniques. L’enfant présente des handicaps qui risquent d’entraver son développement psychomoteur. Plus la malnutrition atteint un enfant jeune, pendant un laps de temps long, plus les séquelles risquent d’être graves. 4. Indicateurs de la malnutrition infantile La malnutrition infantile comprend le retard de croissance, l’émaciation et l’insuffisance pondérale, qui sont évalués à l’aide d’indicateurs anthropométriques : 8 Le retard de croissance ou malnutrition chronique correspond à un déficit en taille par rapport à l’âge (indice anthropométrique T/A). 8 L’insuffisance pondérale correspond à un déficit en poids par rapport à l’âge (indice anthropométrique P/A). 8 L’émaciation ou malnutrition aigue correspond à un déficit en poids par rapport à la taille (indice anthropométrique P/T) IV- Situation nutritionnelle et alimentaire à Madagascar

1. Situation de la malnutrition à Madagascar L’état de santé de la mère et de l’enfant est encore préoccupant à Madagascar. En effet, le taux de mortalité et le taux de morbidité infantile y demeurent élevés, soit 50% meurent chaque année qui est liée à la malnutrition. A Madagascar, la malnutrition touche une grande partie de la population, particulièrement les enfants, les femmes enceintes et allaitantes et demeure un problème majeur, à la fois de santé publique et socio-économique. Dans ses formes les plus graves, elle contribue à l’augmentation des risques de décès, surtout chez les enfants de bas âge. Elle concerne notamment la malnutrition proteino-énergétique et les carences dans les principaux micronutriments, à savoir la vitamine A, le fer et l’iode. Ces deux formes de malnutrition peuvent se manifester en même temps chez la même personne. Trois formes de la malnutrition sont les plus connues à Madagascar : la malnutrition chronique ou retard de croissance, la malnutrition aigue et l’insuffisance pondérale. C’est la malnutrition chronique qui est la répandue. Elle atteint la moitié des enfants de 0 à 5ans soit à 50%17. La malnutrition aigue varie de 13% à 34% selon les régions. Enfin, l’insuffisance pondérale frappe entre 30 à 40%18. En plus, 54% de décès d’enfants sont attribuables à la malnutrition

> 95{a  @@E8@@B E Ü b L/9C BB  aigue surtout proteino-énergétique. La prévalence de la malnutrition aigue a presque triplé entre 1998 et 2000 de 5à14%19. Toutes les couches sociales sont touchées par la malnutrition : 8 27% au niveau des couches pauvres ; 8 28% des couches moyennes ; 8 23% chez les couches aisées20. 2. Alimentation à Madagascar L’homme a besoin, chaque jour, de manger et de boire. Notre organisme a besoin d’une bonne alimentation pour fournir des éléments dont il a besoin pour le bon fonctionnement. Notre corps a besoin, tous les jours, de quatre types d’aliments : l’eau, les aliments de construction, les aliments énergétiques et les aliments fonctionnels. 2.1 Définition de l’aliment L’aliment est une substance dont l’introduction dans l’organisme assure le maintien, la croissance et le renouvellement des tissus, ainsi que la satisfaction des besoins énergétiques. Les aliments sont tous composés, mais en proportions différentes, de six substances appelées nutriments qui sont : • L’eau • Les protéines • Les glucides ou les sucres • Les lipides ou corps gras • Les éléments minéraux • Les vitamines 2.2 Les différents aliments et leurs fonctions Du point de vue nutritionnel, on classe les aliments en trois grands groupes : • Premier groupe : les aliments énergétiques • Deuxième groupe : les aliments constructeurs • Troisième groupe : les aliments protecteurs 2.2.1 Les aliments énergétiques ou aliments de force Ce sont des aliments sources d’énergie. Ils comprennent les aliments riches en glucides et en lipides. Ils sont essentiellement composés des céréales, des tubercules, du sucre, du miel, des graisses animales et végétales.

B h b b  @@ @ tb b J tb !b      @@8B=  @K@K@@ !     

Tableau 1 : Exemples des aliments énergétiques et leurs fonctions Groupes d’aliments Fonctions Céréales : riz, mil, sorgho, Ils constituent la principale source d’énergie dans les maïs régimes traditionnels. Ils fournissent également des protéines, des vitamines du groupe B et du fer Tubercules : igname, manioc, Ils constituent une importance source d’énergie, mais ils patate douce, pomme de terre, sont pauvres en protéines et en vitamines taro Graisses oléagineuses : Ils constituent une importance source d’énergie, surtout arachides, quand ils sont transformés sous forme d’huile Source : Save The Children/USA, Manuel de formation en nutrition des AVNs21, janvier 2001. 2.2.2 Les aliments constructeurs et réparateurs Ce sont des aliments sources de protéines d’origine animale ou végétale. Tableau 2 : Exemples des aliments de construction et ses fonctions Groupes d’aliments Fonctions Viandes, poisons et œufs Ils apportent des protéines de très bonne qualité, mais aussi différents vitamines Lait et ses dérivés (fromage, Ils fournissent des protéines de très bonne qualité mais beurre) aussi du calcium. Ils sont pauvres en fer. Légumineuses : haricot, pois Elles sont riches en protéines, en énergie en fer et en du cap, vitamines du groupe B. Associés aux céréales, elles peuvent remplacer les aliments d’origines animales lorsque ceux-ci ne sont pas disponibles. Source : Save The Children/USA, Manuel de formation en nutrition des AVNs, janvier 2001. 2.2.3 Les aliments protecteurs Ce sont des aliments sources de sels minéraux et de vitamines telles que les légumes et les fruits. Ç  9           Groupes d’aliments Fonctions Légumes et les fruits Ils apportent surtout des vitamines et des sels minéraux. Ils sont également pauvres en énergie et en protéines Source : Save The Children/USA, Manuel de formation en nutrition des AVNs, janvier 2001

 !  ë   b    

3. Alimentation malgache Le riz est un aliment de base à Madagascar. C’est essentiellement du riz local qui est consommé et dans une moindre mesure, du riz importé. Le riz est généralement bouilli et accompagné d’une sauce à base des feuilles appelés « brèdes ». La sauce comporte parfois de la viande de poulet, de porc ou de zébu, des poissons. Le manioc et le mais sont aussi largement consommés. Le régime est pauvre en matière grasse, la principale source de matière grasse est l’huile de soja importée, qui est assez coûteuse. Plus de la moitié de la population malgache est victime de l’insécurité alimentaire de manière chronique ou temporaire. Il y a un caractère saisonnier qui se traduit pendant des périodes de soudure, durant en moyenne quatre mois, la période allant de janvier au mois de mars22.

En conclusion, la malnutrition qui est le résultat d’un apport alimentaire inadéquat et des maladies infectieuses, a une conséquence immédiate et tardive. La malnutrition affecte le développement physique et mental des enfants. Elle est la cause sous-jacente de 50% de mortalité et de morbidité infantile à Madagascar23.

 a !9tJ C!h  @@  95{a @@E8@@B 

Chapitre III : Présentation générale de l’organisme BDEM

Ce chapitre est consacré à la présentation générale de l’organisme BDEM, qui est un organisme confessionnel et religieux, et, qui se consacre essentiellement à la lutte contre la malnutrition dans la région de Vatovavy Fito Vinany. Cet organisme nous a accueilli pour réaliser notre stage de mémoire. I- Cadre général du programme FAFI-SALOHI/BDEM 1. Signification et siège FAFI signifie en Malagasy : « Fanatsarana ny Fianan’ny Isan-tokantrano ». Son appellation anglaise est SALOHI: Strengthening an Accessing Livelihood Opportunities for Household Impact ou amélioration de la qualité de la vie des ménages et renforcement de l’accès aux opportunités. BDEM : Bureau de Développement de l’Ecar de Mananjary. Siège : Enceinte Saint Paul Tanambao Mananjary 2. Historique BDEM a été crée en 2003 par l’Evêque de Mananjary, dans le but d’avoir une complémentarité entre le développement de tout homme et l’épanouissement de tout l’homme. Dans cette vision, BDEM voit le Diocèse de Mananjary en plein essor, dans lequel la population connaît un développement soutenu, avec une résistance accrue face aux diverses conditions de vulnérabilité et de souffrances. Le diocèse de Mananjary, en partenariat avec le CRS/MG, a déjà entrepris des activités de développement et d’assistance humanitaire, depuis plusieurs années, au niveau du Diocèse de Mananjary (2003-2008). Encore dans le cadre de ce partenariat pour les cinq ans à venir (2009-2014), CRS/MG et BDEM ont mis en œuvre des activités de sécurité alimentaire dans le Diocèse de Mananjary dans un projet dénommé SALOHI. Le programme SALOHI est réalisé par les quatre consortiums à savoir : CRS/MG, ADRA, CARE, Land O’Lakes, qui ont les mêmes domaines d’activités et mêmes objectifs, mais chaque organisme a sa propre approche pour réaliser ce programme, qui est financé par USAID24.

 !  9 8Ü    5  L    <

3. Mission et objectif Toutes les activités du BDEM sont fondamentalement basées sur l’Evangile de Jésus Christ, qui nous appelle à soulager l’homme de ses souffrances, à aider l’homme à se développer, et à engendrer la charité et la justice dans le diocèse. Les activités de BDEM reflètent et expriment les enseignements de l’église catholique. Pour ce faire, BDEM assiste les personnes dans le besoin sans distinction de race, de couleur, de religion ou de nationalité. BDEM a un défi, celui de réduire l’insécurité alimentaire et la vulnérabilité dans les trois districts administratifs (district de Mananjary, district de Nosy Varika et district d’Ifanadiana) et 19 communes du Diocèse de Mananjary jusqu’en 2014, par la réalisation du programme SALOHI. Pour atteindre cet objectif, l’équipe va adopter les trois stratégies suivantes : 8 Amélioration de l’état nutritionnel des enfants de moins de 5ans ; 8 Amélioration de la condition de vie des ménages ; 8 Augmentation de la résilience25 des communautés pour faire face aux chocs. 4. Volets et activités Pour réduire l’insécurité alimentaire des ménages dans les zones d’intervention du programme SALOHI/BDEM, BDEM réalise quatre Volets et chaque volet a son objectif, son approche et son activité et même sa population cible, à savoir : 4.1 Volet SANTE 8 Population cible : Enfant de moins de 5ans, femmes enceintes et allaitantes 8 Objectifs : Amélioration de l’état nutritionnel et sanitaire des familles encadrées 8 Approche : Déviance positive/ Foyer d’Apprentissage et de Réhabilitation Nutritionnelle ou FARN 8 Activités : • Promotion et contrôle de la croissance • FARN • IEC/CCC 4.2 Volet Agriculture 8 Population cible : Paysans agriculteurs 8 Objectifs : Augmentation de la production agricole 8 Approche : Farmer Field Saving (FFS) ou Champ Ecole Paysans

< w  7 0 =

8 Stratégie : • ART ou Autorité administrative Religieuse et Traditionnelle des zones d’interventions • Identification des groupes de ménages volontaires 8 Activités : • Mise en œuvre de l’approche de formation FFS • Mise en place de sites de référence, champ école, ferme école dans les sites d’interventions 4.3 Volet Marketing ° Population cible : Paysans agriculteurs ° Objectifs : Augmentation des revenus des ménages ° Approche : Approche territoriale (connaissance du territoire et du terrain avant de se lancer à des spéculations et à des hypothèses empiriques) ° Stratégies : • Création d’une équipe d’intervention ou équipe agro-entreprise (EAE) : coordination des activités, optimisation des ressources pour avoir plus d’impact • Formation des paysans et des représentants des membres de l’EAE • Collaboration avec des structures pérennes en vue de la pérennisation ° Activités : • Formation des paysans en agri business • Appui à la formalisation des groupements et associations paysannes • Formation des paysans sur le Village Saving and Loan (épargne et crédit villageois) • Appui des paysans à la mise en culture de produits porteurs. 4.4 Volet Gestion des Risques et de Catastrophes ° Population cible : Communauté du Fokontany d’intervention ° Objectifs : Réduire l’impact des catastrophes au niveau de la communauté ° Approche : Approche communautaire au niveau des Fokontany ° Stratégies : Mise en place des différentes structures : • Comité de développement • Comité de Gestion de Risques et de Catastrophes • Comité de gestion et de suivi des infrastructures • Transfert de gestion des ressources naturelles

>

° Activités : basées sur les PACOM ou Plan d’Action Communautaire A part cela, il ya deux autres volets réalisés au bureau du BDEM : 4.5 Volet suivi-évaluation et communication ° Objectifs : Amélioration des résultats des activités de chaque composante ° Activités : • Elaboration des outils de suivi et évaluation des activités de chaque composante • Renforcement de capacités des Assistants de chaque volet, concernant le suivi et l’évaluation des activités et les indicateurs des résultats • Collecte des données et informations aux niveaux des zones d’interventions • Suivi de l’évolution des activités de chaque composante • Traitement des données • Evaluation des indicateurs d’effet et d’impact • Préparation de la communication radiophonique (IEC/CCC) 4.6 Volet socio-organisationnel ° Objectifs : Amélioration de la structure organisationnelle pour la démarche vers l’auto promotion ° Activités : • Appui et accompagnement des animateurs • Processus de diagnostic et état de lieux des organisations sociales traditionnelles locales • Mise en place des structures et organisations • Appui des organisations existantes 5. Zones d’interventions Le programme SALOHI/BDEM est opérationnel dans trois districts : Mananjary, Ifanadiana et Nosy Varika de la région de Vatovavy Fitovinany, qui se repartit dans dix neuf (19) communes, dont douze communes dans le district de Mananjary, trois (03) communes dans le district de Nosy Varika et quatre (04) communes dans le district d’Ifanadiana. Tableau 4: Liste des communes d’interventions du SALOHI/BDEM Districts Communes d’interventions du SALOHI/BDEM Ifanadiana Tsaratanana, Ranomafana, Androrangavola, Marotoko Mananjary Mahavoky avaratra, Andranambolava, Mahela, Marosangy, Mahatsara efaka, Marokarima, Ambalahosy, Manakana, Kianjavato, Andonabe, Vatohandrina, Sandrohy

Nosy Varika Nosy Varika, Vohilava, Ambahy Source : BDEM Mananjary, décembre 2010 E

Par ailleurs, il ya des critères de choix des zones d’interventions. C’est la pauvreté alarmante qui est caractérisé par : ° L’enclavement ° Les risques liés aux catastrophes naturelles (cyclones, inondations, sécheresses) ° La faiblesse de la production et de revenus des ménages Figure 2: Carte de zone d’intervention du BDEM

Source : BDEM Mananjary, décembre 2010 II- Structure et ressources de mise en œuvre du programme SALOHI/BDEM 1. Structure de mise en œuvre 1.1 Directe (liée avec BDEM) ‹ Niveau stratégique : Evêque, coordonateur de programme, RAF, Coordonateur de développement ‹ Niveau opérationnel : ° Coordonateur technique pour chaque volet (basé au sein du Diocèse) ° Assistants techniques (basé au niveau des zones : ensemble de la communauté), ° Techniciens (basé au niveau des communes) B

‹ Communauté : ° autorité administrative, ° religieuse et traditionnelle, ° membres des groupements, ° structures relais (volontaires communautaires) 1.2 Indirecte (en collaboration avec BDEM) F Structures étatiques déconcentrées : représentants de différents Ministères F Opérateurs privés : fournisseurs de services (institution de micro finance, fournisseurs de semence, opérateurs économiques) 2. Moyens de mise en œuvre ♦ Financement : USAID ♦ Partenaire principale : CRS ♦ Consortium : ADRA, CARE, Land O’Lakes 3. Moyens matériels ∑ Matériel de transport : un voiture 4x4, 16 moto, 16 bicyclettes, ∑ Matériel de bureau : deux salles de bureau, deux magasin de stockage, 8 ordinateurs et deux ordinateurs portables, des mobiliers de bureaux. Il est à souligner que les moyens de communication se limitent à des téléphones portables personnels et privés entre le district et les diocèses.

En bref, BDEM est un organisme de développement qui a mis en œuvre le programme SALOHI en partenariat avec CRS et en consortium avec ADRA, CARE, Land O’Lakes. L’objectif général du programme est de réduire l’insécurité alimentaire au niveau des ménages en améliorant la condition de vie des ménages et en augmentant la résilience des communautés pour faire face aux chocs. Ces domaines d’actions sont : SANTE, GRC/GRN/INFRA, AGRICULTURE ET MARKETING. @

Conclusion partielle La malnutrition affecte le développement physique et mental des enfants, affaibli la santé des mères et réduit la productivité des adultes. Elle est ainsi une cause importante de la pauvreté et est un facteur bloquant de la croissance économique. De plus, l’insécurité alimentaire et la pauvreté sont étroitement liées. La lutte contre la malnutrition à Madagascar est intimement liée à la lutte contre la pauvreté. Les personnes mal nourries ont moins de chance d’acquérir une éducation de base, d’avoir des compétences sociales satisfaisantes et de contribuer au bien être de leurs familles et au développement de leurs communautés et de leurs pays. L’accès à une alimentation saine et équilibrée est un droit de l’enfant reconnu par toutes les nations et reconnu par Madagascar. Le programme SALOHI (amélioration de la qualité de la vie des ménages et renforcement de l’accès aux opportunités), mis en œuvre par BDEM en partenariat avec CRS, appuiera les communautés en vue d’augmenter la production alimentaire et les revenus ainsi générés, mobiliser le capital, améliorer la santé nutritionnelle et faire face aux chocs tels que les sécheresses, les cyclones et les inondations. 

Deuxième partie : PRESENTATION DU TERRAIN D’INVESTIGATION, RESULTATS DES ENQUETES ET ANALYSES DES RESULTATS OBTENUS



Introduction partielle

Dans cette partie, nous allons tout d’abord présenter la commune d’étude et faire une étude monographique des Fokontany d’investigation, avant de donner les résultats des enquêtes obtenus au niveau des mères ayant des enfants de moins de 0 à 5ans. Les résultats recueillis durant l’enquête nous ont permis de faire des analyses et de répondre à la problématique. 

Chapitre IV : Présentation du terrain d’investigation

Nosy varika est une commune rurale pauvre. Ce phénomène de paupérisation est caractérisé par l’enclavement, le risque aux catastrophes naturelles (cyclones, inondations et sécheresses) et la faiblesse de la production et de revenus des ménages. Cela répond aux critères de choix des zones d’interventions du programme SALOHI. Donc, le district de Nosy Varika a été choisi pour réaliser ce programme, et c’est aussi notre point d’ancrage pour réaliser notre recherche. I. Présentation générale du commune rurale de Nosy Varika 1. Localisation géographique et démographique La commune rurale de Nosy varika se trouve au Sud- Est de Madagascar, de la région Vatovavy Fito Vinany. Elle se situe à 133km environ au nord du district de Mananjary. Elle est limitée : ° au Nord : la Commune Rurale de Vohilava ; district de Nosy varika ; ° au Sud : la Commune Rurale d’Ambahy, district de nosy Varika ; ° à l’Est : l’Océan Indien ; ° à l’Ouest : la Commune Rurale de Fiadanana, district de Nosy Varika. Elle s’étend sur une superficie de 642km2 avec une population de 73300 dont 24433 hommes et 48867 femmes.26 Nosy Varika abrite aussi différents groupes ethniques comme les Betsimisaraka, les Betsileo, les Antemorona et les Antambahoaka auxquels s’ajoutent les Chinois et les Européens. La majorité des Betsimisaraka sont des paysans agriculteurs. Les Betsileo sont des instituteurs et ils cultivent aussi. Les Chinois et mêmes les Européens font du commerce. Certaines populations croient en Dieu et d’autres croient en Zanahary 2. Historique Nosy Varika était une Village touristique de par sa caractéristique géophysique et sa flore tropicale attractive. C’est une presqu’île. Pendant la saison de pluie ou même la période de cyclone, le bras qui relie le Fokontany Ampahomanitra, est estompé sur plusieurs kilomètres par la rivière « SAKALEONA », qui lui donne un aspect isolé. Par ailleurs, c’est une zone qui a été peuplé des sangliers qui attirent les nationaux et les étrangers férus de chasse aux sangliers, d’où l’appellation ancienne de « NOSIN-DAMBO » ou « l’Ile aux sangliers ».

= t  /     5   b / ë ;  1D  . @@ 

En plus, dans cette commune, il existait une population importante d’une espèce de Lémuriens, le « VARIKA », qui, malheureusement, commence à se décimer d’où son appellation actuelle de « NOSY VARIKA ». Durant la période de colonisation, Nosy Varika a été un chef de Canton. Elle est devenue une commune pendant la 1ère République. Durant la deuxième République, elle a été classée « Firaisam-pokontany ». En 1996, elle est redevenue une commune rurale de 2ème catégorie. La commune de Nosy Varika est aussi un district qui regroupe douze communes rurales. 3. Vie économique, sociale et culturelle 3.1 Vie économique La commune de Nosy Varika est une zone rurale. La majorité des habitants vivant dans cette commune sont des cultivateurs. Donc, la potentialité économique de la commune rurale de Nosy Varika, par ordre importante, est constituée: ° D’agriculture : riz, vanille, café, poivre, manioc, canne à sucre, banane, patate douce, fruit à pain, cocotier, litchi ° D’élevage : volaille, zébus, porc De pêche : en eau douce et à la mer ° D’artisanat : tressage à nattes, en chapeaux et en paniers. 3.2 Vie sociale 3.2.1 Santé La commune rurale de Nosy Varika possède un centre hospitalier de district, un centre de santé de base niveau I et II avec 04médecins, 02infirmiers et 02 sages femmes. Il ya aussi un dispensaire privé avec 02infirmiers. 3.2.2 Education On trouve dans cette commune : 5EPP, 02CEG, 01Lycée, 01 Ecole primaire privée et une Ecole secondaire privée. 3.2.3 Communication Existence de Radio : RNM, Radio SAKALEONA ; de TVM ; Téléphone : Telma fixe, Telma mobile, Airtel, BLU 3.2.4 Voie de communication Par la Route Nationale Secondaire ou RNS 11 et par le canal de Pangalana 3.2.5 Moyens de transport Par des canotes en moteur, voiture 4x4 privé, moto 

Phoottoo 13 :: Pontt ddee llaa vviilllee ddee N Noossyy V Vaarirkika a 3.2.6 Habitat Les maisons sont construites en « falafa », qui représente typiquement dans la commune rurale de Nosy Varika à cause de la chaleur et aussi à cause de la pauvreté des habitants. En plus, tous les habitants vivant dans les deux Fokontany utilisent du pétrole à cause de l’inexistence d’électricité. Il n’y a pas de latrines, sauf dans les propriétés publiques comme le Centre de santé, les écoles publiques. Mais dans la plupart des cas, la population utilise quand même des super moustiquaires pour se protéger contre le paludisme. Mais, la plupart des habitants vivant dans les deux Fokontany boivent de l’eau provenant de la rivière qui est très souillée. Ceci provoque des maladies diarrhéiques.

Photo 2 : Type d’habitation local 4. Conditions climatiques La température varie d’une saison à l’autre de 14 à 32°C. Les mois les plus chauds sont les mois de janvier et février avec une température moyenne de 27°C. La période fraiche correspond aux mois de juin et de juillet où la température est en moyenne de 22°C. Les cyclones tropicales et les dépressions tropicales frappent la commune périodiquement, du mois de janvier jusqu’au mois d’avril. <

II- Monographie des Fokontany d’étude 1- Fokontany Ampahomanitra 1.1 Localisation géographique Le Fokontany d’Ampahomanitra se situe à 5km au Sud de la Commune rurale de Nosy Varika. 1.2 Démographie La population du Fokontany d’Ampahomanitra compte actuellement 1998 habitants qui représentent 379ménages. 146mères ont des enfants de moins de 5ans.27 1.3 Accès au Fokontany pour les deux Fokontany Marche à pieds, moto, bicyclette, voiture 4x4, charrette, pirogue 1.4 Accès à l’éducation Il y a une école primaire publique. 1.5 Accès au service de santé Inexistence de centre de santé mais les habitants vont à Nosy Varika en cas de maladie 1.6 Accès au marché Inexistence de marché local 1.7 Accès à l’eau potable Existence des puits et d’eau courante non traitée pour l’alimentation des enfants 1.8 Environnement Inexistence des latrines et des bacs à ordure 2- Fokontany Fanivelona 2.1 Localisation géographique Le Fokontany de Fanivelona se trouve à 7km à l’ouest de la Commune rurale de Nosy Varika. 2.2 Démographie 3445 habitants vivent dans le Fokontany de Fanivelona. Le nombre de ménages est donc 680. Le nombre total des mères ayant des enfants de moins de 5ans est de 401.28 2.3 Accès au Fokontany Marche à pieds, moto, bicyclette, voiture 4x4, charrette, pirogue 2.4 Accès à l’éducation On trouve une école secondaire publique et une école primaire publique 2.5 Accès au service de santé C’est dans le Fokontany de Fanivelona, qu’il ya un centre de santé 2.6 Accès au marché Inexistence de marché local

> a  0  C; / !  0    .59a  @@ E a  0  C; / C   .59a  @@ =

2.7 Accès à l’eau potable Existence des puits et d’eau courante non traitée et utilisé directement pour la préparation des aliments de l’enfant. 2.8 Environnement Insalubrité de l’environnement à cause de l’inexistence des latrines et des bacs à ordure. 3- Vie culturelle et religieuse 3.5.1 Ethnie Dans la commune rurale de Nosy Varika, presque tous les habitants vivants dans cette commune sont des Betsimisaraka, des Betsileo, des Antemorona et des Antambahoaka. Tableau 5 : Répartition par ethnie de la population Fokontany Ethnie Total Betsimisaraka Antemoro Betsileo Antambahoaka Ampahomanitra 29 1 - - 30 Fanivelona 75 2 2 1 80 Total 104 3 2 1 110 Source : Enquête personnelle, janvier 2011 D’après notre enquête, les habitants dans les deux Fokontany étudiées sont en majorité des Betsimisaraka qui représentent 94,54% des ménages étudiés, qui sont au nombre de 104. Le reste est constitué des Betsileo, des Antemorona et des Antambahoaka soit 5,46%. C’est seulement dans le Fokontany de Fanivelona qu’il ya des Betsileo et des Antambahoaka 3.5.2 Religion Etant donné que la population dans les deux Fokontany respecte toujours les traditions, certaines personnes croient en Dieu, et sont des chrétiens. Mais d’autres croient en Zanahary Tableau 6: Répartition de la population selon la confession religieuse Fokontany Réligion Anglicane Catholique FLM29 Jesosy Pentecotiste Rhema Non Mamonjy Ampahomanitra 9 8 - 6 - - 7 Fanivelona 13 19 2 - 3 2 41 TOTAL 22 27 2 6 3 2 48 Source : Enquête personnelle, janvier 2011 Presque la moitié de la population étudiée ne fréquente pas l’église, elle croit en Zanahary, soit 42,73%. Les Catholiques représentent 22,73%. Les 18,18% sont des Anglicans

B C   [   a   / >

4- Problèmes des produits locaux 4.1 Production agricole faible La production agricole des paysans est faible à cause des catastrophes naturelles telles que le cyclone, l’inondation et la sécheresse. Les crues entrainent la destruction de la culture de riz car leurs rizières se trouvent à proximité de la rivière « SAKALEONA » Les paysans producteurs pratiquent encore des techniques traditionnelles. 4.2 Gestion de récolte mauvaise Les paysans ont l’habitude de consommer toute leur production durant la période d’abondance, ils ne pensent pas à l’avenir. Cela est du au niveau intellectuel très bas. 4.3 Aliments disponibles Tableau 7: Les aliments disponibles dans les deux Fokontany Aliments disponibles Période d’abondance Prix pendant la Prix en période de récolte soudure Riz : - Vary hosy Novembre-janvier 180à250 Ariary 300à400Ariary - Vary vato Mai- juillet Manioc Juillet-Août 100 Ariary (le tas) 500 Ariary (le tas) Patate douce Juillet-aout 100 Ariary (le tas) 500Ariary (le tas) Fruit à pain Mars-avril 50à100 Ariary Banane Toute l’année 100Ariary (le tas) 200Ariary (le tas) Source : Enquête personnelle, janvier 2011 La récolte de riz se fait en deux périodes, la période de novembre jusqu’au mois de janvier, le « vary hosy » et la période de mois de mai jusqu’au mois de juillet, le « vary vato ». Le prix du « kapaoka » varie selon les saisons. Pendant la période de récolte, le prix du « kapaoka » est de 180 à 250Ariary et pendant la période de soudure, de 300à400ariary. La période de récolte des Maniocs et des patates douces est le mois de juillet au mois d’août, le prix est très bas, soit 100ar le tas (environ 900 grammes à 1kg), mais en période de soudure, le prix de manioc est très élevé, le prix augmente à 500ar le tas.

Le Fokontany Ampahomanitra et Fanivelona font parti parmi les 4 Fokontany d’intervention de programme SALOHI/BDEM dans la commune Nosy Varika. La production des habitants est faible. Le prix des produits locaux augmentent pendant la période de soudure. Ce ci a une conséquence grave sur l’état nutritionnel des enfants et aggrave la malnutrition dans cette commune. E

Chapitre V : Résultats des enquêtes obtenus auprès des mères interviewées dans les Fokontany Ampahomanitra et Fanivelona Après avoir décrire notre terrain d’investigation, nous allons donner notre résultat d’enquête recueillis auprès des mères interviewées dans ce chapitre.

I Caractéristiques de l’enfant 1- Identification de l’enfant 1.1 Age et sexe de l’enfant Tableau 8: Répartition du nombre d’enfants selon leur genre et leur Fokontany Tranche d’âge Ampahomanitra Fanivelona Sous total Total en mois Féminin Masculin Féminin Masculin Féminin Masculin 0 à 5 2 2 2 2 4 4 8 (6,01%) 6 à 12 1 4 2 3 3 7 10 (7,53%) 13 à 24 2 3 13 9 15 12 27 (20,30%) 25 à36 5 5 13 6 18 11 29 (21,80%) 37 à 48 4 7 16 10 20 17 37 (27,82%) 49 à 60 3 1 14 4 17 5 22 (16,54%) Sous total 17 22 60 34 77 56 133 (43,59%) (56,41%) (63,82%) (36,18%) (57,90%) (42,10%) Total 39 94 133 Source : Enquête personnelle, janvier 2011 La proportion d’enfant de genre féminin est plus importante 57,90% que celui des garçons 42,10% du nombre total des enfants des deux Fokontany. 13,54% des enfants étudiées se trouve entre 0 à12 mois, plus de la moitié des enfants sont à l’âge compris entre 13 à 48mois soit 69,92%. Les restes sont âgés de plus de 48mois (16,54%). 1.2 Caractéristiques sociaux de l’enfant Tableau 9: Répartition des enfants selon leurs caractéristiques sociaux Caractéristiques Ampahomanitra Fanivelona Total sociaux de l’enfant Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage Taille de la fratrie 1 à 2 18 46,15 33 35,11 51 38,34 3 à 4 12 30,77 35 37,23 47 35,34 5 à 6 5 12,82 22 23,26 27 20,30 7 et plus 4 10,26 4 4,26 8 6,02 Rang dans la fratrie 1ère à 4ème 31 79,49 76 80,85 107 80,45 5ème à10ème 8 20,51 18 29,15 26 19,55 Source : Enquête personnelle, janvier 2011 La majorité des mères enquêtées ont un nombre d’enfants à charge compris entre 1à4. 76,93% des enfants ont une taille de la fratrie entre 1à4 pour Ampahomanitra et 72,34% pour B

Fanivelona. Le pourcentage des enfants compris entre 5 et 10 est un peu plus faible, pour Ampahomanitra 23,07% par rapport à celle de Fanivelona 27,66%. Pour les deux Fokontany, 73,68% des enfants se trouvent dans la taille de fratrie de 1à4. Le reste représente, soit 26,32%, des enfants ayant une taille de la fratrie de 5 à 10. Le rang de la fratrie des enfants 1ère à4ème est plus nombreux dans les deux Fokontany 80,45% en moyen.

2- Allaitement maternel Le bébé devrait être mis au sein aussitôt que possible après sa naissance selon l’une des règles d’or de l’allaitement maternel30. Mais certaines mères sont obligées de faire patienter l’enfant de plus de quelques heures ou même plus d’une journée, pour diverses raisons dont les plus importantes sont le retard de la montée du lait ou encore suite à un accouchement difficile. Pourtant, on sait que l’allaitement au sein contribue à protéger le bébé et le jeune enfant contre les maladies mortelles. L’alimentation au biberon peut provoquer des maladies graves, à cause du manque d’hygiène, et même entraîner la mort. Par ailleurs, si la mère allaite exclusivement ou presque entièrement son bébé, si elle n’a pas encore eu ses retours de couches et si le bébé a moins de 6mois, la Méthode d’Allaitement Maternel et d’Aménorrhée est une technique de contraception, efficace. 2.1- Premier liquide avant la première tétée : Tableau 10 : Distribution des enfants ayant reçu de l’eau avant la première tétée 1ère liquide avant Amphomanitra Fanivelona Total la 1ère tétée Effectif % Effectif % Effectif %

OUI 11 28,21 34 36,17 45 33,83

NON 28 71,79 60 63,83 88 66,17

Total 39 100 94 100 133 100

Source : Enquête personnelle, janvier 2011 Le taux des enfants qui n’ont pas reçu du liquide avant la première tétée dans les deux Fokontany est plus élevé, ces taux varient de 63,83% à 71,79%. Les mères ont donné de l’eau tiède sucrée ou non à son bébé. 33,83% des enfants ont reçu de l’eau avant la première tétée. La principale raison de donner du liquide avant la première tétée est le retard de la montée du lait

@ Ü b L/9C h a { Ü b 9{/h  Cb Ü!t L {     M BB @

2.2- Colostrum ou « ranombatsy » Le colostrum ou « ranombatsy » est un liquide jaunâtre et opaque, sécrète par la glande mammaire durant les premières heures qui suivent l’accouchement. C’est un liquide calorique. Il contient tous les éléments nutritifs indispensables au bon développement et à la croissance de l’enfant. Le colostrum est donc très protéiné et énergétique en conséquence. En fait, dans certaines traditions, on jette le colostrum alors que le nouveau né en a besoin, car il a fourni beaucoup d’effort au moment de l’accouchement. C’est là que commence la pratique alimentaire. Tableau 11: Distribution du colostrum Fokontany Destination du colostrum Total Donné Jeté Ampahomanitra 14 25 39 45,74% 51% 100% Fanivelona 43 51 94 42,85% 47,15% 100% Total 57 76 133 42,85% 80,85% 100% Source : Enquête personnelle, janvier 2011 Plus de la moitié soit 51% des mères ont jeté le colostrum dans le Fokontany Ampahomanitra. Cela est du à la méconnaissance de l’importance du colostrum au développement et à la croissance des enfants. Certaines mères pensent que le colostrum est mauvais pour la santé de leur nouveau-né. Par contre, 45,74% ont donné le colostrum à ses enfants. Pour le Fokontany Fanivelona, un peu moins de la moitié des mères soit 47,15% ont jeté le colostrum, 42,85% des mères donnent le colostrum à leur nouveau né. Cela grâce à la sensibilisation du personnel de santé et l’agent de santé.

3- Sevrage définitif D’après le dictionnaire Larousse, on entend par sevrage, l’action de priver un enfant du lait maternel pour lui donner une autre nourriture appropriée à son âge. 3.1 Age de sevrage définitif C’est l’âge où l’enfant ne reçoit plus du lait maternel. Il passe d’une alimentation lactée et liquide à une alimentation diversifiée et solide qui est l’alimentation de l’adulte.



Figure 3 : Répartition des enfants selon leur âge de sevrage définitif

D’après ce diagramme en baton, 73,92% des enfants dans le Fokontany Ampahomanitra et 46,88% des enfants sont sevrés à l’âge de 24mois. Certains enfants ont été sevrés avant le 24ème mois de leur vie, à Ampahomanitra 39,14% contre 23,44% à Fanivelona pour plusieurs raisons (mères occupées par leur travail, nouvelle grossesse, maladie). 3.2 Motif de sevrage définitif Les mères ont sevré leurs enfants pour beaucoup de raisons : enfants trop âgés, nouvelle grossesse, mères occupées, enfant malade, mère malade et volonté de l’enfant. Tableau 12: Répartition des motifs de sevrage Fokontany Motifs de sevrage définitif Enfant Nouvelle Mères Enfants Mères Volonté de trop âgé grossesse occupées malades malades l’enfant Ampahomanitra 2 2 20 2 3 2 6,45% 6,45% 64,52% 6,45% 9,68% 6,45% Fanivelona 10 7 32 7 4 4 15,62% 10,94% 50% 10,94% 6,25% 6,25% Total 12 9 52 9 7 6 12,63% 9,47% 54,74% 9,47% 7,37% 6,32% Source : Enquête personnelle, janvier 2011 D’après ce tableau, la moitié des enfants dans les Fokontany de Fanivelona ont été sevrés à cause de l’occupation des mères (travail au champ) et pour Ampahomanitra, plus de la moitié, 64,52%. Les autres raisons de sevrages dans les deux Fokontany sont classées comme enfants trop âgés (6,45% contre 15,62%), nouvelle grossesse de la mère (6,45% contre 10,94%), la volonté de l’enfant (6,45% contre 6,32%). Il ya aussi des motifs sur la maladie de l’enfant, ainsi que la maladie de leur mère (conseil du médecin). 

4- Age de l’introduction des aliments Les recommandations internationales actuelles concernant l’alimentation du nourrisson suggèrent de commencer à donner les aliments complémentaires à un bébé nourri au sein à l’âge de six mois. D’après nos enquêtes, la plupart des mères enquêtées ne respectent pas cette recommandation de l’OMS, parce qu’elles donnent des compléments à leurs petits avant l’âge de six mois. Elles donnent en premier lieu des aliments de compléments liquides tel que le thé, l’eau de riz à l’enfant de moins de six mois. Puis, les mères offrent des aliments sous forme de bouillies et enfin des aliments solides à leurs enfants. Mais la nature de ces aliments dépend de la période. En période de soudure, les enfants prennent plus souvent des tubercules (exemple : manioc, patate douce) et des fruits à pain. En période d’abondance, ils mangent du riz.

Figure 4 Distribution des enfants selon l’âge C  Distribution des enfants selon l’âge d’introduction des aliments à Ampahomanitra d’introduction à Fanivelona

L’introduction d’aliments de complément à l’âge de 6mois est plus fréquente dans les deux Fokontany tandis que 11,43% des enfants reçoivent d’autres aliments que le lait maternel avant l’âge de 6mois contre 14,29% à plus de 6mois pour Ampahomanitra. Et pour Fanivelona, 28,90% contre 6,66%. II Situation Familiale

1- Profil socio-économique des mères La mère assure le principal rôle dans l’amélioration de la santé et l’alimentation de l’enfant 1.1 Age de la mère Tableau 13: Répartition des mères interviewées par tranche d’âge et Fokontany Fokontany Age (en année) Total 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-45 45-49 Ampahomanitra 7 8 4 4 2 5 - 30 23,33% 26,67% 13,33% 13,33% 6,67% 16,67% - 100% Fanivelona 9 14 21 18 8 7 3 80 11,25% 17,50% 26,25% 22,50% 10% 8,75% 3,75% 100% Total 16 22 25 22 10 12 3 110 14,54% 20% 22,73% 20% 9,10% 10,90% 2,73% 100% Source : Enquête personnelle, janvier 2011 

Ce tableau nous montre que la plupart des mères enquêtées dans les deux Fokontany appartiennent à la tranche d’âge de 25 à 29ans avec un taux de 22,73%. Les mères âgées de 35 à 39ans sont moins nombreuses, elles représentent seulement 9,10% du nombre total des mères enquêtées ayant des enfants de moins de 5ans. 1.2 Situation matrimoniale de la mère Nous considérons les deux cas suivant : ∑ Mères célibataires : ce sont les femmes séparées de leur époux ou ayant des enfants de père inconnu ∑ Mères mariées : ce sont les femmes qui vivent avec leurs conjoints Tableau 14: Situation matrimoniale des mères Situation Ampahomanitra Fanivelona Total matrimoniale Effectif % Effectif % Effectif % Mariées 16 53,33 54 67,5 70 63,64 Celibataires 14 46,67 26 32,5 40 36,36 Total 30 100 80 100 110 100 Source : Enquête personnelle, janvier 2011 La situation matrimoniale des mères a une influence sur l’état nutritionnel de ces enfants. Les mères mariées sont plus disponibles pour les soins des enfants. Par contre, les mères dont les maris sont absents n’ont pas le temps de s’occuper de leurs enfants, parce qu’elles occupent principalement le rôle du chef de ménage. Elles passent leurs temps aux champs. Au total, 70 mèresparmi les 110 mèresenquêtées dans les deux Fokontany vivent actuellement avec le père de ces enfants. Dans le Fokontany Ampahomanitra, presque la moitié des mères des enfants enquêtés sont mères célibataires. Elles sont au nombre de 14 contre 16 mères mariées. Pour Fanivelona, 67,5% des mères sont mariées. 1.3 Niveau d’instruction des mères Tableau 15: Répartition des mères selon le niveau d’instruction Niveau d’instruction Ampahomanitra Fanivelona Total Effectif % Effectif % Effectif % Analphabète 07 23,33 36 45 43 39,10 Primaire 16 53,34 39 48,75 55 50 Secondaire 07 23,33 5 6,25 12 10,90 Total 30 100 80 100 110 100 Source : Enquête personnelle, janvier 2011 Pour les deux Fokontany, 39,10% des mères sont des analphabètes. La moitié des mères ont effectué des études primaires (50%) alors que 10,90% des mères ont fait des études secondaires. 

1.4 Profession des mères Toutes les mères enquêtées dans les deux Fokontany sont des cultivatrices. Elles gagnent 1000ar à 1200ar par jour. 1.5 Taille de famille Un ménage est composé au minimum de trois individus: les parents et l’enfant. Mais dans certains cas, on ne trouve dans un ménage que juste la mère et l’enfant. Tableau 16: Répartition des ménages Fokontany Taille du ménage Total 2-3 4-6 7-9 10 et plus Ampahomanitra 11 14 5 - 30 36.67% 46.67% 16.66% - 100% Fanivelona 25 32 22 1 80 31.25% 40% 27.5% 1.25 100% Total 36 46 27 1 110 32.73% 41.82% 24.55% 0.90% 100% Source : Enquête personnelle, janvier 2011 Nous avons vu ici dans le cas des deux Fokontany que, 32,73% des ménages ont une taille de famille de 2à3. Le taux de la taille de ménage varie entre 4et 6 est de 41,82% et 24,55% des ménages ont une taille de famille de 7à9. 1.6 Personne s’occupant de l’enfant Tableau 17: Répartition des enfants selon la personne s’occupant de l’enfant Fokontany Personne s’occupant de l’enfant Total Mère Grand-mère Belle mère Ampahomanitra 35 3 1 39 89,74% 7,69% 2,56% 100% Fanivelona 84 9 1 94 89,36% 9,57% 1,06% 100% Total 119 12 2 133 89,47% 9,02% 1,50% 100% Source : Enquête personnelle, janvier 2011 « Belle-mère » (en malgache « reny kely ») signifie ici,, la seconde épouse du père de l’enfant concerné. Au total, pour les deux Fokontany, 9,02% des enfants sont prises en charge par leur grand-mère. 89,47 des enfants sont aux soins directement à la charge entière de leur mère.

2- Comportement alimentaire 2.1 Le nombre de repas D’après le dictionnaire Larousse, le repas est une nourriture que l’on prend chaque jour à certaines heures réglées. <

En général, les enfants doivent prendre trois repas par jour : le matin, le midi et le soir, à part le goûter Tableau 18: Répartition des enfants selon le nombre de repas par jour Fokontany Nombre de repas Total 1 2 3 Ampahomanitra - 4 31 35 - 11,43% 88,57% 100% Fanivelona - 11 79 125 - 12,23% 87,57% 100% Total - 15 110 125 - 12% 88% 100% Source : Enquête personnelle, janvier 2011 La majorité des enfants dans les deux Fokontany, soit 88%, prennent de repas trois fois par jour. 2.2 La qualité des aliments ingérés La famille malagasy a l’habitude de prendre comme repas du riz avec un plat d’accompagnement (brèdes, légumineux). Tableau 19: Nombre de consommation de riz par jour Fokontany Nombre de consommation de riz Total 0 1 2 3 Ampahomanitra 34 5 - - 39 87,17% 12,83% 100% Fanivelona 81 13 - - 94 86,17% 13,83% - - 100% Total 115 18 - - 133 86,47% 13.53% - - 100% Source : Enquête personnelle, janvier 2011 Dans les deux Fokontany, le nombre de consommation de riz varie suivant leur saison, non seulement à cause du prix du riz sur le marché mais aussi de la quantité de riz disponible dans le ménage, suivant la période. Notre enquête est tombée en période de soudure. Donc, presque tous les enfants ne prennent plus du riz, soit 87,17% pour le Fokontany Ampahomanitra contre 86,17% pour Fanivelona, car le riz coûte cher, 400 Ar le « kapaoka ». 2.3 Les autres aliments consommés D’après nos enquêtes, les enfants ne mangent pas des aliments variées. Ils prennent du riz avec du mets d’accompagnement ou du repas à base des tubercules. Les enfants mangent du repas monotone: riz+brède. La plupart des enfants ne mangent le riz qu’une seule fois par jour (surtout le soir). A midi, le riz est remplacé par le manioc ou de fruit à pain =

La consommation de l’œuf est pratiquement nulle. Les enfants ne consomment de la viande que le jour de fête comme la fête de l’indépendance (26juin) et le nouvel an. Tableau 20: Fréquence de consommation alimentaire de l’enfant Fokontany Nature des Par semaine Chaque fête Ne consomme pas aliments Effectif % Effectif % Effectif % Ampahoma Viande 4 10,26 27 69,23 8 20,51 nitra Poisson 15 38,46 - - 24 61,54 Œuf 3 7,69 - - 36 92,31 Fanivelona Viande 8 8,51 86 91,49 - - Poisson 26 27,66 - 68 72,34 Œuf - - - - 94 100 Source : Enquête personnelle, janvier 2011 Les enfants ne consomment pas de la viande ni du poisson ni des œufs en jour ordinaire dans les deux Fokontany. On trouve seulement 10,26% des enfants consomment de la viande au moins une fois par semaine à Ampahomanitra contre 8,51% à Fanivelona. Mais la majorité des enfants, soit 69,23% consomment de la viande uniquement les jours de fête à Ampahomanitra et 91,49% à Fanivelona. 38,46% des enfants consomment du poisson chaque semaine dans le Fokontany Ampahomanitra et 27,66% pour Fanivelona. Le reste, soit 61,54% des enfants n’en consomment pas à Ampahomanitra contre 72,34% à Fanivelona. Cela est du à l’insuffisance de revenu au niveau du ménage. 2.4 Habitudes alimentaires Selon le concept des nutritionnistes, les besoins alimentaires sont traduits comme les qualités d’éléments nutritifs pour qu’une personne. Vive en bonne santé et qu’elle puisse mener une vie normale. Ainsi, selon GERBER : « une nutrition saine, naturelle et équilibrée, où les notions de choix, de qualité, de quantité, moyens les plus surs de réaliser les équilibres physiques et psychologique qui permettent à l’être humain de s’adapter, de réagir, de résister, de compenser en un mot de réunir les conditions même de joie de vivre »31 En général, les paysans ne suivent pas et ne raisonnent pas en terme de calories, mais ils considèrent comme satisfaction de leurs besoins alimentaires, l’apaisement de leur faim. Pour eux, les normes journalières se définissent par la prise de nourriture trois fois par jour avec comme aliment de base le riz.

 5 {0  " L {         M    {  C  B> >

Tableau 21: Habitudes alimentaires des enfants Fokontany Habitudes alimentaires Matin Midi Soir Thé + Riz + Manioc Riz + Manioc Riz + manioc brède brède brède Ampahomanitra 36 3 32 7 5 34 92.31% 7.69% 82.05% 17.95% 12.82% 87.18% Fanivelona 81 13 78 16 14 80 86.17% 13.83% 82.93% 17.02% 14.90% 85.10% Total 117 16 110 23 19 114 87.97% 12.03% 82.71% 17.30% 14.29% 85.71% Source : Enquête personnelle, janvier 2011 Dans le cas des deux Fokontany étudiés (Ampahomanitra et Fanivelona), la majorité des enfants mangent du riz+ brèdes le soir, soit 85,71%. Le reste mange juste du manioc, soit 14,29%. La majorité des enfants de moins de 5ans enquêtés, soit 87,97% prennent du thé et du manioc le matin. Le reste, soit 12,03% consomme du riz accompagné par des brèdes. Le midi, certains enfants, soit 17,30%, mangent du riz + mets d’accompagnement (brèdes). 82,71% des enfants mangent du manioc le midi.

3- Comportements sanitaires de l’enfant 3.1 Carnet de santé ou fiche de croissance Le carnet de santé est indispensable pour l’enfant. Il permet de suivre l’état de santé de l’enfant et aussi sa croissance. La fiche de croissance permet aussi de surveiller la croissance des enfants. La surveillance de croissance est une méthode très importante pour évaluer l’état nutritionnel des enfants, elle doit être systématique. A Madagascar, pour faciliter cette surveillance, une fiche imprimée avec trois bandes colorées respectivement en verte, pour les poids normaux, en jaune, pour l’insuffisance pondérale modérée et en rouge, pour l’insuffisance pondérale grave ou sévère. Cette fiche est à la disposition des centres de santé et aux projets qui réalisent des activités de santé et nutrition. Dans les deux Fokontany, tous les enfants de moins de 5ans ont chacun une fiche de croissance distribué par l’éducateur de santé du programme SALOHI/BDEM. Cela, dans le but de suivre la croissance des enfants tous les mois. La pesée des enfants est faite tous les mois jusqu’à l’âge de 5ans. La balance est vérifiée chaque séance de pesage. E

Figure 6 : Modèle du fiche de croissance

3.2 Vaccination Tous les enfants âgées de 12mois et plus ont reçus leurs vaccinations complètes telles que BCG, DTCPolio... Cela grâce à la sensibilisation des Animateurs de Santé. 3.3 Vitamine A Tous les enfants ont reçue la vitamine A distribué par le personnel de santé, tous les six mois. 3.4 Maladies fréquentes Ce sont le paludisme, la diarrhée, l’Infection Respiratoire Aigüe (IRA) et la toux. Tableau 22: Répartition des maladies fréquentes des enfants Fokontany Maladies fréquentes Fièvre/paludisme Diarrhée Toux IRA Ampahomanitra 24 8 19 5 Fanivelona 58 34 15 34 Source : Enquête personnelle, janvier 2011 Dans les deux Fokontany, le paludisme est la maladie la plus fréquente chez les enfants, vient ensuite la diarrhée. Cela est dû à l’insalubrité de l’eau et de l’environnement et aussi la non utilisation des moustiquaires. B

3.5 Traitement des maladies D’après notre enquête, presque toutes les mères enquêtées ont traité la maladie de leurs enfants par des médicaments provenant des médecins du centre de santé publique. Mais il y a encore des mères qui traitent la maladie de leurs enfants en consultant des « mpitsabo gasy » ou guérisseurs traditionnels. 3.6 Planning Familial L’objectif du PF est d’espacer la naissance de deux enfants successifs sur une période minimum de deux ans. Tableau 23: Répartition des mères ayant pratiqué la méthode contraceptive Fokontany Planning familial Total OUI NON Ampahomanitra 18 12 30 60% 40% 100% Fanivelona 52 28 80 65% 35% 100% Total 70 40 110 63,64% 36,36% 100% Source : Enquête personnelle, janvier 2011 Dans les deux Fokontany, plus de la moitié des mères interviewées utilisent la méthode contraceptive (63,64%). Le taux des mères pratiquant le PF dans le Fokontany Ampahomanitra est de 60% contre 65% à Fanivelona. 3.7 Fréquentation de centre de santé Les mères des enfants de moins de 5ans n’ont pas l’habitude de fréquenter le Centre de Santé quand leurs enfants sont malades. D’après notre enquête, pour le Fokontany Ampahomanitra, à cause de l’éloignement du centre de santé et le manque d’argent pour acheter les médicaments, les mères ne peuvent pas emmener leurs enfants à traiter leurs maladies au Centre de Santé. Cela aggrave la maladie de ces enfants et peut entrainer la mort. 3.8 Hygiène et environnement 3.8.1 Hygiène corporelle et disponibilité de l’eau potable Les mères sont souvent trop occupées par le travail agricole. Elles n’ont pas assez de temps pour s’occuper de l’hygiène de leurs enfants. De plus les petits enfants se lavent eux-mêmes ou nettoyés par leurs aînés. Ces derniers n’ont pas assez d’expérience sur l’importance de l’hygiène corporelle. <@

Tableau 24: Répartition des enfants selon la personne qui s’occupe de leur toilette Fokontany Personne s’occupant de la toilette de l’enfant Total Ainés Enfants eux-mêmes Mères Ampahomanitra 19 11 09 39 48.72% 28.21% 23.07% 100% Fanivelona 48 29 17 94 51.06% 30.85% 16.09% 100% Total 67 40 26 133 50.37% 30.08% 19.55% 100% Source : Enquête personnelle, janvier 2011 Pour le cas des deux Fokontany, la moitié des enfants est lavée par leurs mères, soit 50,37%. Le reste soit 49,63% se lavent eux même ou par leurs aînés. L’hygiène corporelle de l’enfant est également liée à l’accès à l’eau potable. Lors de notre passage à Fanivelona, les habitants vivant dans ce Fokontany utilisent l’eau provenant de la rizière. Le fleuve sert également à la population pour la préparation des repas, l’hygiène corporelle et la lessive, qui est très souillé à cause des déchets ménagers. En plus, l’hygiène corporelle des enfants n’est pas respectée à cause du prix du savon. Les parents n’ont pas assez d’argent pour acheter du savon. Alors, les enfants sont obligés de se laver sans savon. Tableau 25: Répartition des enfants selon la méthode de lavage des mains Lavage des mains Ampahomanitra Fanivelona Total Effectif % Effectif % Effectif % Utilisation de savon 16 41,03 29 30,85 45 33,83 Non utilisation de savon 23 58,97 65 69,15 88 66,16 Total 33 100 94 100 133 100 Source : Enquête personnelle, janvier 2011 Plus de la moitié, soit 66,16% des enfants n’utilisent pas de savon pendant la séance de la toilette du corps. Cela est dû à l‘insuffisance des revenus des parents et du prix du savon. Par ailleurs, les mères n’ont pas l’habitude de laver les mains de leurs enfants avant de donner quelque chose à manger ou avant leur repas. Ceci peut provoquer des maladies diarrhéiques aux enfants. Et aussi les mères, non plus, n’ont pas l’habitude de se laver les mains avant la préparation du repas. Ceci peut augmenter le risque que les enfants attrapent les maladies infectieuses, plus particulièrement la diarrhée. Tableau 26: Répartition des mères selon leur lavage de mains Lavage des mains Ampahomanitra Fanivelona Total Effectif % Effectif % Effectif % Utilisation de savon 9 30 21 26,25 30 27,27 Non utilisation de savon 21 70 59 73,75 80 72,73 Total 30 100 80 100 110 100 Source : Enquête personnelle, janvier 2011 <

La majorité des mères dans les deux Fokontany, soit 68,18% n’utilisent pas du savon lors de leur lavage des mains. D’après notre enquête, les mères n’ont pas le moyen d’acheter du savon. 3.8.2 Environnement 3.8.2.1 Absence des latrines La population vivant dans les deux Fokontany n’utilise pas de latrines. Elle fait ses besoins dans la nature, non loin des habitations et à coté du « SAKALEONA » où elle prend de l’eau pour boire. Pourtant, lors du passage des socio-organisateurs du CRS Antananarivo et CRS Fianarantsoa en mois de février2011, la population a été convaincue pour la construction de latrine par ménage, après l’animation et sensibilisation en utilisant l’approche CLTS32 3.8.2.2 Absences des bacs à ordure Nous n’avons trouvé aucun bac à ordure dans les deux Fokontany. La population jette leurs déchets ménagers dans la rizière ou aux alentours de leur habitation. L’insalubrité de l’environnement favorise l’accumulation des mouches, augmentant ainsi le risque de contamination de la nourriture et qui provoque des maladies infectieuses, telle que la diarrhée.

II- Etat nutritionnel des enfants 1- Prévalence33 de la malnutrition

Figure 8 : Répartition des enfants présentant de Figure 7 : Répartition des enfants présentant de l’insuffisance pondérale à Ampahomanitra l’insuffisance pondérale à Fanivelona

Selon l’indice P/A sur la courbe de croissance des enfants, le quart des enfants soit 30,83% se trouvent dans le bande jaune, ils sont atteints de l’insuffisance pondérale modérée et plus d’un tiers des enfants se situent dans la bande rouge, ils sont atteints de l’insuffisance pondérale sévère dans les deux Fokontany, soit 31,58%

 /   / [  Ç  {    !   Ç              b              H     I                 <

2- Répartition des enfants selon le rapport P/A et certains caractéristiques social 2.1 Distribution des malnutris selon les tranches d’âges

Figure 10 : Répartition des enfants malnutris selon les tranches d’âges à Figure 9: Répartition des enfants malnutris selon les tranches Ampahomanitra d’âge à Fanivelona

Les nouveaux nés de moins de 6mois ne sont pas touchés par l’insuffisance pondérale. Par contre, parmi les enfants atteints de l’insuffisance pondérale, 8,33% d’entre eux sont des enfants âgés de 6 à 12 mois pour Ampahomanitra contre 1,69% pour Fanivelona. Cela est dû à l’inadéquation de la pratique d’allaitement maternel. On constate que le taux de l’insuffisance pondérale augmente quand l’âge de l’enfant augmente dans les deux Fokontany

<

 Distribution des malnutris selon leur sexe Figure 11: Répartition des malnutris selon leur sexe dans les deux Fokontany

La malnutrition est légèrement plus marquée chez les filles. Dans le Fokontany Ampahomanitra, parmi les 17 filles de moins de 5ans étudiées, 70.59% d’entre eux atteints de l’insuffisance pondérale. Et pour le Fokontany Fanivelona, parmi les 61 filles, 65,57% sont touchés par l’insuffisance pondérale. Par contre, parmi les 22 garçons de moins de 5ans, 54.55% atteints de l’insuffisance pondérale modérée dans le Fokontany Ampahomanitra. Et, pour Fanivelona, 42.42% des garçons sont sévèrement malnutris. 2.3 Distribution des malnutris en fonction de la taille de ménage Tableau 27: Répartition des malnutris en fonction de la taille de ménage Fokontany Taille du Etat nutritionnel Total ménage Normal Modéré Sévère Ampahomanitra 2à4 8 4 9 21 38.09% 19.04% 42.85% 100% 5 et plus 7 6 5 18 38.89% 33.33% 27.78% 100% Fanivelona 2à4 14 10 14 38 36.84% 26.31% 36,84% 100% 5 et plus 21 21 14 56 37,5% 37,5% 25% 100% Total 50 41 42 133 37.60% 30.83% 31.57% 100% Source : Enquête personnelle, janvier 2011 La taille de ménage influe sur l’état nutritionnel des enfants. Plus la taille du ménage est élevée, plus le taux de malnutrition est élevé. <

Dans le Fokontany Ampahomanitra, parmi les enfants dont la taille de ménage est de 2à4, qui sont au nombre de 21, 19,04% des enfants sont atteints de l’insuffisance pondérale modérée contre 42,85% sont frappées de l’insuffisance pondérale sévère. Et pour les enfants se trouvant dans la taille de ménage de 5et plus, qui sont au nombre de 18, 61,11% d’entre eux sont atteints de la malnutrition, dont 33,33% ont de malnutrition modérée et 27,78% sévèrement malnutris. Pour le Fokontany Fanivelona, le taux de la malnutrition chez les enfants ayant une taille de ménage de 2à4 est très élevé, soit 63,15%, dont 26,31% modérée et 36,84% sévèrement malnutris. Et pour les enfants ayant une taille de ménage de 5 et plus, 62,50% des enfants sont atteints de l’insuffisance pondérale. 2.4 Distribution des malnutris en fonction du nombre de fratrie Tableau 28: Répartition des malnutris en fonction du nombre de fratrie Fokontany Nombre de Etat nutritionnel Total fratrie Normal Modéré Sévère Ampahomanitra 1 à 2 10 6 2 18 55,56% 33,33% 11,11% 100% 3 à 4 2 2 8 12 16,67% 16,67% 66,66% 100% 3 1 4 9 5 et plus 33,33% 22,22% 44,45% 100% Fanivelona 1 à 2 23 6 4 33 69,70% 18,18% 12,12% 100% 3 à 4 9 12 14 35 25,71% 34,29% 40% 100% 3 13 10 26 5 et plus 11,54% 50% 38,46% 100% Source : Enquête personnelle, janvier 2011 On constate que dans les deux Fokontany, la prévalence de malnutrition est beaucoup plus élevée si l’enfant fait partie d’une fratrie de 3 et plus. Pour le Fokontany Ampahomanitra, le taux de malnutrition des enfants qui ont un nombre de fratrie de 3 à 4 est plus élevé 83,33% contre 74,29% pour Fanivelona. De même pour les enfants qui ont un nombre de fratrie de 5 et plus, 66,67% à Ampahomanitra et 88,46% à Fanivelona. <<

3- Répartition des enfants selon le rapport P/A et certains facteurs maternels 3.1 Distribution des malnutris selon la situation matrimoniale des mères Tableau 29: Répartition des malnutris selon la situation matrimoniale des mères Situation matrimoniale Ampahomanitra Fanivelona Normal Modéré Sévère Normal Modéré Sévère Effectif % Effectif % Effectif % Effectif % Effectif % Effectif % Mères mariées 9 40,91 7 31,82 6 27,28 27 55,10 14 28,57 11 22,45 Mères célibataires 6 35,29 3 17,65 8 47,06 8 20 17 42,50 15 37,50 Source : Enquête personnelle, janvier 2011 A Ampahomanitra, 59,10% des enfants malnutris appartiennent aux mères mariées contre 64,71% pour les mères. Et pour Fanivelona, 51,02% des enfants atteints par l’insuffisance pondérale ont des mères mariées contre 80% pour les mères célibataires. Le statut matrimonial des mères qui vivent seules disposent de moins de ressource pour nourrir la famille, elles subissent plus de difficulté pour obtenir le revenu de leur ménage. 3.2Répartition des malnutris selon le niveau d’instruction des mères. Tableau 30: Répartition des malnutris selon les niveaux d’instruction des mères dans les deux Fokontany Fokontany Etat nutritionnel des Niveau d’instruction des mères enfants Analphabète Etudes Primaires Etudes Secondaires Effectif % Effectif % Effectif % Ampahomanitra Normal 6 60 4 17,39 5 83,33 Modéré 4 ( 40 6 26,08 - - Sévère - - 13 56,52 1 16,67 Fanivelona Normal 13 31.73 19 43.18 3 33.33 Modéré 17 41.46 12 27.27 2 22.22 Sévère 11 26.83 13 29.55 4 44.45 Source : Enquête personnelle, janvier 2011 Parmi les enfants ayant des mères analphabètes, 40%des enfants sont atteints de la malnutrition modérée. Par contre, 16,67%des enfants malnutris ont des mères ayant effectué des études secondaires. On trouve seulement, 17,39% des enfants, ayant des mères qui ont suivi des études primaires, ont un état nutritionnel normal (pas de malnutrition), le reste soit 82,60% sont atteints d’insuffisance pondérale (26,08% <= modérée et 56,52% sévère). Ceux-ci sont dus à la méconnaissance des mères dans la pratique des aliments locaux et adéquates pour la santé de l’enfant, surtout pendant la période de croissance. Pour le Fokontany Fanivelona, la majorité des enfants ayant des mères analphabètes sont modérément et sévèrement malnutris 68.29%. Par contre, plus de la moitié des enfants, soit 56,82% ayant des mères qui ont effectué des études primaires sont atteints des malnutritions sévères et modérées. Le taux de la malnutrition parmi les 9enfants qui ont des mères ayant suivi des études secondaires est 66,67% dont 22,22% modérée et 44,45% sévère. 3.3 Catégorisation des malnutris selon la personne s’occupant de l’enfant Tableau 31: Répartition des malnutris selon la personne s’occupant de l’enfant à Ampahomanitra Etat nutritionnel Ampahomanitra Fanivelona des enfants Mères Grandes mères Belles mères Mères Grandes mères Belles mères Effectif % Effectif % Effectif % Effectif % Effectif % Effectif % Normal 13 37,14% 2 66,67% - 33 39,29 2 22,22 - - Modéré 9 25,72% - - 1 ( 100%) 26 30,95 5 55,56 - - Sévère 13 37,14% - - - - 25 29,76 2 22,22 1 100 Source : Enquête personnelle, janvier 2011 Il est à noter ici que la belle mère est la seconde épouse du père de l’enfant. La moitié des enfants non occupée par leurs mères sont frappés par la malnutrition sévère et modérée (50%). Par contre, le taux de malnutrition des enfants occupés par leurs mères est très élevé (62.86%). L’état nutritionnel des enfants est influencé par la personne qui s’occupe de lui. Ici, pour le Fokontany de Fanivelona, parmi les enfants prises en charge par leurs mères, 30,95%sont atteints de malnutrition modérée contre 29,76% des enfants sévèrement malnutris. Un peu moins de la moitié des enfants ont un état nutritionnel normal c’est-à-dire 39,29% des enfants n’ont pas eu de la malnutrition. Par contre, 77,78% des enfants à la charge de leur grand-mère sont frappés des malnutritions sévères et modérées. 57

Ce chapitre nous a permis de voir le mécanisme de l’hygiène corporelle et l’environnement qui sont mal maitrisés malgré les sensibilisations des organisateurs. La situation familiale joue un rôle important. La situation matrimoniale, le niveau d’instruction, la famille nombreuse constituent des facteurs favorisant la malnutrition. Les mères ne peuvent plus s’occuper de leurs enfants. Le taux de l’insuffisance pondérale des enfants de moins de 5ans est très élevé, soit 62,41% en moyenne pour les deux Fokontany. Dans le Fokontany Ampahomanitra, parmi les 39 enfants étudiés, 61,54% sont frappés de l’insuffisance pondérale dont 25,64 atteints de malnutrition modérée et 35,90% sévèrement malnutris. Pour Fanivelona, 32,98% des enfants étudiés sont touchés de la malnutrition globale modérée et 29,98% sévèrement touchés par l’insuffisance pondérale. L’habitude alimentaire s’installe dans le ménage. Il en résulte une baisse de la ration alimentaire. La consommation d’huile est très rare à cause de son prix élevé qui peut atteindre 4000 Ar le litre. De plus, les mères ne se sont pas habituées à utiliser de l’huile. La consommation de l’œuf est pratiquement nulle. La famille ne consomme de la viande que les jours de fête comme la fête de l’indépendance (26juin) et le nouvel an. Donc, la consommation des protéines animales est très réduite. Ce qui a un impact sur l’état nutritionnel des enfants et leur croissance.

58

Chapitre VI : Analyse des résultats obtenus Pour une démarche méthodologique, nous nous devons de faire des analyses des résultats obtenus. L’état nutritionnel des enfants de moins de 5ans représente le reflet de l’état nutritionnel de la population. Cette étude expose l’état nutritionnel des enfants de moins de 5ans à Ampahomanitra et Fanivelona dans la Commune de Nosy Varika selon l’indicateur nutritionnel poids sur âge. Cet indicateur peut nous donner des renseignements sur l’enfant, permettant de déterminer l’état nutritionnel des enfants de moins de 5ans dans les deux Fokontany d’études. Et l’insuffisance pondérale englobe à la fois la malnutrition chronique et la malnutrition aigüe.

I Etat nutritionnel des enfants de moins de 5ans à Ampahomanitra et Fanivelona Notre étude montre que sur les 133 enfants enquêtés, 83 enfants (62,41%) présentent un indice de poids sur âge inférieur à la normale selon la courbe de croissance de l’OMS et parmi eux 31,58% des enfants sont classés dans la bande rouge. Il semble que les enfants de notre étude ont un état nutritionnel plus alarmant. La malnutrition, qu’elle soit de forme modérée ou sévère, affecte les enfants dans les deux Fokontany. Pour le Fokontany Ampahomanitra, 61,54% des enfants étudiés sont atteints de malnutrition dont 25,64% modérés et 35,90% des enfants, sévèrement malnutris. Parmi les enfants étudiés dans le Fokontany de Fanivelona, 62,77% des enfants sont malnutris dont 32,98% sont atteints de malnutrition modérée, contre 29,77% des enfants, sévèrement malnutris. D’après le résultat de notre étude, les filles sont les plus touchées par l’insuffisance pondérale que les garçons. En effet, pour le Fokontany Fanivelona, parmi les 59 enfants touchés par l’insuffisance pondérale, ce sont les filles qui sont le plus touchées 67,80% contre 32,20% des garçons. Le taux de l’insuffisance pondérale chez les garçons et les filles sont les mêmes pour le Fokontany Ampahomanitra. Le reste de la population considérée a un état nutritionnel normal. Dans cette étude, la proportion de l’insuffisance pondérale augmente avec l’âge. Elle commence à s’élever à partir de la tranche d’âge de 13 à 24 mois. II Relation entre état nutritionnel et facteurs socio- économique des ménages Pour constater la relation entre l’état nutritionnel des enfants avec les caractéristiques socio- économiques et sanitaires, seul l’indicateur P/A est considéré. Les facteurs socio- économiques des ménages à considérer ici sont la taille du ménage, le niveau d’instruction des mères, la personne s’occupant de l’enfant, la situation matrimoniale. 59

Dans cette étude, nous nous sommes attachés au programme SALOHI/BDEM, centre de notre stage de mémoire (cas de Nosy Varika). Nous avons pu apprécier la prévalence de la malnutrition chez les enfants de moins de 5ans ainsi que les principaux facteurs associés à la malnutrition. 1- Facteurs liés à l’enfant Une alimentation inadéquate (insuffisance en quantité et en qualité) et la morbidité constituent les causes de malnutrition. Ces causes sont elle-même associées à nombreux facteurs biologiques et socio-économiques. Les enquêtes et les observations sur terrain dans les deux Fokontany étudiés ont montré que la pauvreté est généralisée, étant donné que la majorité des familles enquêtées sont des cultivateurs en système d’autosubsistance, de très faible rendement. L’insuffisance pondérale est un indicateur le plus fréquemment utilisé pour évaluer l’état nutritionnel des enfants. Il reflète à la fois un état de la malnutrition chronique et aigüe. 1.1 Age et sexe de l’enfant Pour le cas du Fokontany Fanivelona, le taux de l’insuffisance pondérale chez les filles est plus élevé que ceux des garçons. La plus forte prévalence de la malnutrition, aussi bien modérée que grave, s’observe dans le tranche de 13 à 36 mois pour l’insuffisance pondérale. Cette situation s’expliquerait généralement par le passage d’allaitement au régime de sevrage marqué par l’adaptation de l’enfant à la nourriture disponible dans le ménage. Dans cette tranche d’âge (13 à 36 mois), le taux de la malnutrition est très élevé, car cette tranche d’âge, correspond à un stade de croissance, plus sensible aux microbes pathogènes et aux maladies diarrhéiques, et, ou, en plus, l’alimentation devrait tenir des éléments nutritifs. Or, cette exigence alimentaire est loin d’être satisfaite, car en plus, de cette inadéquation de la nature des aliments, la mauvaise hygiène est flagrante. L’enfant ne peut avoir qu’une alimentation très monotone et généralement à base de glucides et de quantité insuffisante. Leur alimentation ne respecte pas les recommandations de l’OMS et l’UNICEF concernant la pratique alimentaire adéquate pour les nourrissons et les jeunes enfants. Normalement, un enfant devrait recevoir une alimentation en qualité et en quantité suffisante en rapport avec son âge, selon les normes établis. C’est l’aliment complémentaire qui détermine, en grande partie, l’état nutritionnel des enfants au cours de sa 2ème année de vie. 60

1.2 Le nombre de fratrie Quand au nombre de fratrie, la prévalence de malnutrition est beaucoup plus élevée si l’enfant fait partie d’une fratrie de 3et plus : 64 parmi les 82 enfants malnutris, soit 78,05% de taux de la prévalence. 2- Facteurs liés à la mère 2.1 La taille du ménage L’état nutritionnel des enfants se dégrade avec le rang de naissance. Il en est de même pour la taille de ménage. Notre étude révèle que les enfants affectés par la malnutrition appartiennent surtout aux familles nombreuses. Plus la famille est nombreuse, moins la mère dispose de temps pour prodiguer les soins nécessaires à l’enfant : vaccination, préparation des aliments, hygiène… En plus, dans la tradition des familles malgache, les petits enfants sont servis les derniers. Les coutumes nutritionnelles sont telles, qu’il est usuel de fournir aux très petits enfants, un régime monotone (riz et accompagnement) en petite quantité : les jeunes enfants ne reçoivent que peu d’aliments. Les quantités de repas disponibles pour chaque membre de la famille du ménage dépendent du nombre de rationnaires, c’est-à-dire nombre de la taille de famille. Quand la taille de famille est élevée, le repas devient monotone : riz+brède. Pendant la période de soudure, certaines familles ne mangent le riz qu’une seule fois par jour (surtout le soir). A midi, le riz est remplacé par du manioc. L’habitude alimentaire s’installe dans le ménage. Il en résulte une baisse de la ration alimentaire. La consommation d’huile est très rare à cause de son prix élevé qui peut atteindre 5000 Ar le litre. De plus, les mères ne se sont pas habituées à utiliser de l’huile. La consommation des protéines animales est très réduite. Ce qui a un impact sur l’état nutritionnel des enfants et leur croissance. 2.2 Niveau d’instruction des mères Le niveau d’instruction de la mère a un impact certain sur le développement physiologique et mental en général et sur l’état nutritionnel de l’enfant en particulier. Il joue un rôle important dans l’amélioration des conditions de vie des ménages. La distribution de la nourriture à l’intérieur du ménage, c’est-à-dire la façon de s’occuper de l’enfant par la mère analphabète, est différente de celle de la mère qui a reçu une instruction plus élevée, ainsi que la façon d’alimenter l’enfant et la préparation de la nourriture. L’insuffisance pondérale est trois fois plus élevée pour un enfant dont la mère est du niveau primaire, que pour celui dont la mère a suivi le niveau secondaire (cas du Fokontany Ampahomanitra). 61

2.3 La personne s’occupant de l’enfant Nous avons aussi considéré dans ce travail, le rôle prépondérant joué par la personne qui s’occupe de l’enfant. En effet, les enfants pris en charge par leur mère, sont mieux nourris que les autres. La mère se sent plus responsable et effectue avec plus de sérieux la prise en charge de l’enfant. 3- Facteurs relatifs à l’alimentation de l’enfant 3.1 Sevrage Lorsque l’interruption de l’allaitement maternel est effectuée avant l’âge de 24 mois, on parle de sevrage précoce, et les enfants sevrés précocement subissent l’effet de la mauvaise habitude alimentaire de la famille. Par ailleurs, un sevrage définitif précoce et mal conduit, constitue un facteur important du mauvais état nutritionnel des enfants. La majorité des mères dans cette étude, procèdent au sevrage de leurs enfants entre 24 mois et plus, pour différentes raisons (enfants trop âgés, mères occupées par leur travail, nouvelle grossesse…). 47enfants sur 95 soit 49,48% sont sevrés à l’âge de 24 mois, 24 enfants sur 95 sont sevrés après 24 mois, soit 25,26% et 24enfants sur 95, soit 25,26% sont sevrés avant 24 mois. Il faut remarquer que la période du sevrage est la période où les enfants demandent une alimentation adéquate. L’introduction trop précoce d’aliments de complément, s’accompagne d’un risque accru de mortalité et de décès par la diarrhée. 3.2 Pratique d’aliment de complément L’alimentation des enfants de moins de 3ans doit être variée, équilibrée, respectant les 3trois lois nutritionnelles, à savoir : - La loi de la diversification alimentaire : il faut consommer chaque jour une variété d’aliments de ces trois groupes, - La loi qualitative et quantitative : que les besoins en énergie et en nutriments soient satisfaits, - La loi de l’équilibre alimentaire : que 10 à 20% des calories de la ration alimentaire proviennent des protéines, 30 à 35% proviennent des lipides et 50 à 60% des glucides. Ce qui exige des efforts particuliers de la part des parents. La nourriture qui répond à l’exigence des enfants coûte cher, tant en argent qu’en temps de préparation. C’est le manque en besoins spéciaux, qui rend les enfants plus vulnérables à la malnutrition. Selon la recommandation prescrite dans le document guide de la Prise en Charge Intégrée des Maladies des enfants (PCIME) chez les enfants de moins de 5ans, une alimentation complémentaire adéquate et appropriée, accompagnée de la continuité de l’allaitement 62 maternel jusqu’à l’âge de 2ans et plus dans l’enfance, constitue une des armes tranchantes pour lutter contre la malnutrition.

La situation de la malnutrition est aggravée par la taille du ménage, le faible niveau d’instruction des parents surtout des mères, le pouvoir d’achat, lesquels empêche les ménages de satisfaire les besoins nutritionnels de leurs enfants. Les mères n’ont pas la possibilité financière de satisfaire les besoins alimentaire de leurs enfants. Le revenu convenable et satisfaisant de la famille constitue une arme pour la lutte contre la malnutrition afin d’assurer la sécurité alimentaire du ménage. Afin que la sécurité alimentaire règne au sein du ménage, il faut que les aliments soient disponibles, stables et surtout accessibles économiquement et physiquement. 63

Conclusion partielle Nosy varika se trouve au Sud-est de Madagascar. Elle a une flore tropicale avec une végétation verte, abondante et luxuriante avec un climat pluvieux. Mais à cause du passage des cyclones, la rivière déborde et avec les crues, Nosy Varika prend l’aspect d’un îlot. Cela renforce l’aspect isolé de la Commune. Le phénomène de paupérisation de la population a une conséquence grave sur l’état nutritionnel des enfants de moins de 5ans. Plus de la moitié, 62,41%, des enfants pris en échantillonnage, sont touchés par l’insuffisance pondérale (modérée et sévère). Le taux de l’insuffisance pondérale chez les enfants de moins de 5ans dans les deux Fokontany est très élevé. Ceci est du à l’inadéquation de la pratique d’allaitement et de la pratique des aliments de complément des enfants. Les enfants de bas âge, c’est-à-dire ceux de 5ans, sont très vulnérables, sensibles aux maladies diarrhéiques et aux paludismes. L’insuffisance pondérale des enfants de moins de 5ans dans le Fokontany Ampahomanitra et Fanivelona résulte d’un ensemble de facteurs socio-économiques du ménage. L’insuffisance alimentaire, l’existence des maladies infectieuses telle que le paludisme, la diarrhée, la toux, l’insalubrité de l’environnement, et surtout la pauvreté de la population et l’insécurité alimentaire au niveau du ménage a un impact sur l’état nutritionnel des enfants de moins de 5ans. Ce sont les causes de la malnutrition dans les deux Fokontany. Ainsi, l’hypothèse est confirmée. 64

Troisième partie : APPROCHE PROSPECTIVE 64

Introduction partielle Pour améliorer l’état nutritionnel et alimentaire des enfants de moins de 5ans, SALOHI/BDEM contribue, à cet objectif, par la mise place de la composante de SANTE/NUTRION, avec pour objectifs de réduire le taux de la malnutrition chez les groupes cibles: les enfants de moins de 5ans, les mères allaitantes et les femmes enceintes. En plus, pour sécuriser l’état nutritionnel des enfants, l’alimentation des enfants doit être en qualité et en quantité suffisante. Dans cette amélioration de l’alimentation des enfants de moins de 5ans, SALOHI/BDEM contribue à l’amélioration de la sécurité alimentaire au niveau des ménages en améliorant les conditions de vie de ménage et en augmentant la résilience des communautés pour faire face aux chocs. L’état joue aussi un rôle important à l’amélioration de l’état nutritionnel et alimentaire des enfants de moins de 5ans. Cela se fait par l’intermédiaire de l’ONN, par la mise en œuvre du projet SEECALINE. Dans cette troisième et dernière partie de l’ouvrage, nous allons développer deux chapitres bien distincts. Le premier est destiné à analyser les facteurs majeurs qui peuvent freiner ou bloquer les activités opérationnelles du SALOHI/BDEM. Puis, par suite logique, nous essaierons dans le second chapitre d’apporter des suggestions. 65

Chapitre VII : Résolution des problèmes de la malnutrition Pour résoudre le problème de malnutrition infantile dans un contexte de pauvreté, il est important pour notre communauté d’adopter des approches rapides, économiques, durables, et appropriées par rapport à nos réalités socio-culturelles

I Amélioration de l’état nutritionnel et sanitaire de l’enfant par l’action du SALOHI/BDEM BDEM contribue pour l’amélioration de l’état nutritionnel et sanitaire de l’enfant de 0 à 59mois par la mise en œuvre de l’activité SANTE/NUTRITRION du programme SALOHI ayant pour objectifs : ° D’améliorer les capacités nutritionnelles des ménages dans la prévention de la malnutrition chez les enfants de moins de 5ans ; ° D’améliorer les connaissances pratiques de prévention des maladies des enfants des ménages, ° Et que la communauté adopte les bonnes pratiques nutritionnelles, santé et hygiène. La malnutrition modérée est la forme de malnutrition la plus fréquente. En effet, aucun signe n’est détecté extérieurement pour reconnaitre cette forme de malnutrition qui pourrait, par la suite, évoluer en malnutrition sévère. Il s’avère donc nécessaire de suivre régulièrement la croissance des enfants. D’où la mise en place de séance SPC des enfants. 1- SPCE ou Surveillance et promotion de la croissance des enfants Pour améliorer ou pour mettre en sécurité l’état nutritionnel des enfants de moins de 5ans, il s’avère nécessaire de suivre régulièrement la croissance des enfants. C’est pourquoi, le SPCE est l’activité fondamental du programme SALOHI / SANTE/NUTRITION. La surveillance de la croissance des enfants consiste à mesurer régulièrement le poids de chaque enfant pour voir si la croissance progresse normalement ou non. Lors de ces séances mensuelles, on peut constater si l’enfant prend du poids de façon adéquate, d’une pesée à l’autre, en joignant les deux points sur la courbe de croissance et en observant la direction de la courbe. L’insuffisance pondérale est un signe de danger et doit inciter le responsable ou la famille à agir. La promotion de la croissance consiste à motiver les responsables d’enfants, les membres de la communauté et les agents de santé, à avoir des comportements qui contribuent à une croissance adéquate des jeunes enfants, à savoir : ° Une nutrition appropriée des mères pendant la grossesse pour assurer une bonne croissance du nourrisson ; 66

° L’allaitement maternel immédiat et exclusif ; ° L’alimentation complémentaire Le SPCE permet de connaitre et évaluer l’état nutritionnel des enfants de 0 à 59mois et détecter précocement les enfants qui ont besoin de prise en charge ou de conseil sur le santé/nutrition. Elle permet aussi de déterminer le taux de la malnutrition des enfants de moins de 5ans et de prévenir le début de la malnutrition. La connaissance du poids et l’âge permet, de juger si l’enfant souffre d’une insuffisance pondérale sévère. Le nombre d’enfants pesés dans le Fokontany Ampahomanitra est de 109enfants de moins de 5ans contre 341 pour le Fokontany Fanivelona.

Photo 3 : Séance SPC Ampahomanitra

Photo 4 Photo 5

Photo 6 et7 : Séance SPC à Fanivelona 67

Pour réduire le taux de la malnutrition, SANTE/NUTRITION/SALOHI/BDEM prend des mesures préventives et la réponse à la malnutrition. 2- Mesures préventives 2.1 Action Essentielle en Nutrition /Prise en Charge Intégrée des Maladies de l’Enfant au niveau Communautaire 2.1.1 PCIME-C ou Prise en Charge Intégrée des Maladies de l’Enfant au niveau Communautaire Les cinq maladies causes premières de mortalités chez les enfants Malagasy de moins de 5ans sont : le paludisme, la diarrhée, l’IRA ou Infection Respiratoire Aigüe, la rougeole et la malnutrition qui en est la toile du fond. 80% des enfants malades sont traités à la maison pour diverses raisons : éloignement des centres de santé, automédication, consultation des tradipraticiens, manque d’argent, et pour cause d’ignorance des parents et 20% seulement recherchent des soins au niveau du CSB. La compétence des personnes prenant en charge l’enfant malade à domicile est insuffisante. Les matériels techniques (thermomètre, balance,…) et médicament ne sont pas disponibles. Le taux de mortalité infantile est très élevé à domicile. Ces causes sont toutes évitables et les maladies, guérissables. D’où, la mise en œuvre de la PCIME-C ou Prise en Charge Intégrée de Maladies de l’enfant au niveau Communautaire. Le PCIME-C a pour objectifs de réduire la morbidité et la mortalité des enfants de moins de 5ans et aussi d’impliquer les familles et les communautés dans la lutte contre les maladies meurtrières de l’enfant, qui sont la pneumonie, la diarrhée, le paludisme, la rougeole et la malnutrition. 2.1.2 AEN ou Action Essentielle en Nutrition La malnutrition peut être jugulée par la mise en œuvre simultanée des sept Actions Essentielles en Nutrition, à savoir : ° L’Allaitement Maternel Exclusif jusqu’à six mois, ° L’Alimentation de complément en plus d’allaitement au sein pour les enfants de 6à23mois, ° L’Alimentation adéquate pour les enfants malades ou sévèrement malnutris, ° Une nutrition adéquate pour les femmes enceintes et les mères allaitantes, ° La prévention de la carence en Vit A chez les femmes et les enfants, ° La prévention de l’anémie chez les femmes et les enfants, ° La lutte contre les troubles dus à la carence en iode pout tous les membres du ménage. 68

L’action Essentielle en Nutrition est basée sur le changement de comportement. L’AEN a pour objectif de réduire la malnutrition chez les groupes prioritaires qui sont les femmes enceintes et les mères allaitantes ainsi que les enfants de moins de 2ans. 2.2- SAM ou Sécurité Alimentaire des Ménages 2.2.1 Diversification des cultures La diversification des cultures permet à la population de prendre modèle la culture. La terre dans le Sud-est de Madagascar produit de la nourriture, donc on peut avoir toutes les différentes sortes d’aliments. La diversification des aliments de base doit se faire selon leur saison, tout en valorisant les produits locaux. Cela permet aux mères de familles d’utiliser et de consommer des aliments équilibrés et variés selon leur saison. 2.2.2 Augmentation de production agricole L’objectif du domaine d’activité de l’agriculture du projet SALOHI est d’augmenter la production agricole. Pour augmenter la production agricole des paysans, le projet SALOHI a utilisé le processus de Champ Ecole Paysans ou CEP qui a pour objectif : ° Renforcer des capacités des agriculteurs à identifier et résoudre de façon intégrée les problèmes rencontrés dans leurs champs dans les conditions agro-écologique et socio- économique ; ° Assurer que les techniques développées sont adaptées et appropriées aux conditions agro-écologiques et socio-économiques des producteurs ; ° Renforcer des capacités d’organisation des communautés de base partant de la consolidation de la cohésion sociale ; ° Créer une masse critique dans un site capable de développer, de planifier et d’exécuter un programme de développement communautaire. Cela dans le but d’augmenter la production agricole des ménages vulnérables pour leur permettre de subvenir à leurs besoins alimentaires et améliorer leurs conditions de vie, en respectant les exigences environnementales en tenant compte de l’aspect genre par la considération des femmes. 69

Photo 8 Photo 6

Photo 10

Photo 8, 9 et 10 : Activités en Agriculture 2.2.3 Transformation et conservation des produits Le concept de sécurité des conditions de vie des ménages est abordé en prenant avantage d’une approche plus diversifiée basée sur les opportunités locales et les ressources locales. Les communautés doivent acquérir des compétences pour trouver et développer d’autres ressources de revenus et d’autres ressources supplémentaires à partir de l’agri-business. L’agri-business prend en compte l’ensemble des opérations de production, de stockage, de traitement, de distribution et de transformation de matières premières agricoles. Le producteur peut ainsi donner une valeur ajoutée à son produit, être plus compétitif et avoir un revenu meilleur, intégré entre le Village Saving and Loan (VSL) ou Association Villageois d’Epargne (AVEC) et de Crédit et le Marketing collectif. L’agri-business a pour objectifs: ∑ Renforcer les capacités organisationnelles des bénéficiaires pour s’ériger en groupes agro-entreprise : coopératives ou association, ° Renforcer la capacité technique de ces groupes dans l’identification d’opportunités de marché, ° Renforcer la capacité technique des paysans dans l’analyse de chaine de valeur et l’élaboration de business plan et de projet, 70

° Renforcer la capacité des paysans pour la mise en œuvre de nouveaux projets et pour l’investissement dans l’agri-business. Le VSL ou AVEC a été élaboré pour fournir un système de crédit local aux individus pour placer leurs économies et obtenir des prêts dans les communautés qui n’ont pas accès aux services financiers formels. Les activités VSL aident les membres à augmenter leurs avoirs, initialement par le biais d’une meilleure gestion des maigres ressources en leur possession. Ce processus va les aider à se remettre rapidement des chocs inattendus, y compris les cyclones, sécheresses, inondations, invasions d’insectes et des incendies, quand ces chocs surviennent à un des individus ou à une communauté entière. Le VSL s’est révèle être un mécanisme excellent pour mobiliser les épargnes et générer des prêts internes. Toutes fois, le montant du capital a ses limites dans les villages éloignés et ruraux. Malgré cela, les groupes VSL ont réussi à augmenter leur capital avec le temps, à mesure que les gens s’engagent dans une variété d’occupation en dehors de la communauté par l’utilisation des ressources mobilisées localement. En outre, le VSL peut aider les ménages dans les achats d’intrants, les opportunités d’accès à l’éducation, le traitement des maladies et le stockage de nourriture. 2.2.4 Résilience de la communauté pour faire face aux chocs Les conditions de vie des populations rurales malagasy sont régulièrement affectées par des cataclysmes naturels. La fréquence et le force croissantes des catastrophes naturelles (fréquence des cyclones, inondation, durée de la saison sèche) rendent encore plus difficile la capacité des populations vulnérables à trouver leurs conditions de vie initiale rendues de plus en plus précaires au fil des années. Les actions menées visant à mieux préparer la communauté à faire face aux catastrophes naturelles touchent à la fois la sécurité alimentaire, la construction d’infrastructure agricole et à usage communautaire, la mobilisation communautaire, les activités de protection de bassins versant et de défense et restauration des sols, ainsi que le plan d’action communautaire. Les interventions en matière de GRC ou Gestion de Risques et de Catastrophes cadrent dans les activités menées simultanément, dans le domaine de renforcement de capacités locales en matière d’infrastructure, de réhabilitation et de gestion administrative. Les actions menées focalisant l’accès des ménages pauvres à l’alimentation visent un réel impact sur l’économie des ménages. Le renforcement de la participation active de la population des activités réalisées par le GRC

71

se fait par le processus de Vivres Contre Travail ou VCT. Le VCT permet à la population de participer aux activités. Le VCT a pour but de permettre à la population d’avoir une disponibilité alimentaire pendant la période de soudure, qui se fait par la distribution de vivres comme le riz et l’huile. Le VCT se fait par la construction de canal de drainage, le reboisement pour la protection de bassin versant, la réhabilitation des axes routiers. Les cibles de la séance VCT sont les ménages ayant un numéro ou code de ménage déposé (recensé) par les agents du terrain de programme SALOHI/BDEM. Une personne seulement peut participer à la séance de reboisement. Mais par contre, pour le séance de construction de canal de drainage, deux ou trois personnes par ménage peuvent contribuer aux travaux de construction. Le VCT se déroule pendant 5jours. La distribution de vivres se fait le 6ème jour de l’activité ou le 11ème jour, selon l’organisation. Pour le cas de Fanivelona, la distribution se fait tous les 6èmes jour de l’activité. Chaque individu qui participe à l’activité reçoit 2,5kg de riz par jour et 0.1L d’huile par jour. Donc, il reçoit 12,5kg de riz pour les 5jours et 0.5L d’huile. 3. Réponse à la malnutrition : Déviance Positive/FARN ou Foyer d’Apprentissage pour la Récupération Nutritionnelle Lorsque l’enfant est malnutri, beaucoup d’efforts sont nécessaires pour le soigner et le remettre en état : changement dans les habitudes alimentaires et pratique d’une alimentation adéquate : c’est la récupération nutritionnelle 3.1 Historique du FARN Dans tout village ou communauté, il ya des individus capables de résoudre ou éviter un problème en agissant différemment des autres, mais d’une manière positive et avec succès. On appelle ces personnes des déviants positifs ou Modèles Positifs. Pour découvrir ces solutions, il faut mener une enquête avec les villageois. Cette enquête cherche à savoir ce que ces familles modèles positifs font différemment des autres familles, dans la même communauté ou le même village. Cette information, c’est-à-dire les pratiques et comportements des familles modèles, sont la base sur laquelle les sessions de FARN sont créées. Le model FARN a ses origines avec la création des CREN ou Centre de Réhabilitation Nutritionnelle en milieu hospitalier, dans les années 60 en Haïti. Pour pallier un certain échec du CREN, une innovation fut mise en place par Gretchen Berggren dans les années 80, avec la création en milieu communautaire des Foyers de Réhabilitation Nutritionnelle (FRN) sous la gestion de monitrices. 72

Encouragé par les résultats de cette approche (baisse de taux de mortalité chez les enfants réhabilités), Gretchen Berggren introduisait une autre innovation en mettant en œuvre des modèles positifs/FARN gérés par des mères déviantes positives, dans les années 92. En effet, le terme de Déviance positive apparait dans le rapport de recherche sur la nutrition dès 1978 et vulgarisé par Marian Zeitlin34. Mata35 a introduit le concept de «technologie maternelle » dans les années 80, pour décrire les pratiques de soins, d’hygiène et d’alimentation qui sont employées par les mères, malgré leur statut économique ou éducationnel. 3.2 Définitions ^ Un déviant positif est un individu dont les pratiques et les comportements spéciaux lui permettent de réussir à surmonter un problème de malnutrition. ^ La déviance positive est un concept majeur dans toutes les interventions de nutrition communautaire, s’appuyant sur le FARN ou Foyer d’Apprentissage et de Réhabilitation Nutritionnelle. En général, c’est une approche qui aide une communauté et ses membres, à trouver des solutions durables, à un problème pressant de l’intérieur même de la communauté, aujourd’hui même, par l’intermédiaire de certains individus ou familles qu’on appelle « Modèles Positifs ». En nutrition, cette approche permet à une communauté et ses membres de trouver des solutions au problème de la malnutrition des jeunes enfants aujourd’hui même, à l’intérieur de la communauté, par la présence d’individus ou d’une famille pauvre qui a un jeune enfant bien nourri, alors que la plupart des familles avoisinantes ont des enfants mal nourris. Dans ce cadre, ces individus ou familles d’enfants bien nourris, sont identifié(e)s comme des Modèles Positifs. ° FARN est une séance continue de 12jours pour réhabiliter les enfants malnutris. 3.3 But et Objectifs L’approche du Modèle positif en Nutrition permet aux vulnérables de surmonter les problèmes de malnutrition, avec leurs propres moyens et d’une façon durable. La DP36-FARN a pour objectifs : ♦ De réhabiliter rapidement les enfants malnutris identifiés au sein de la communauté, (à court terme)

 /        5  t  < /    0      1   6   0/!     = 5  t  73

♦ De permettre aux familles de continuer elles-mêmes la réhabilitation de ces enfants à la maison (à long terme) ♦ De prévenir dans l’avenir la malnutrition chez tous les enfants nés dans la communauté, par le changement des normes de la communauté en matière de soins aux enfants, d’alimentation et de recours aux services de santé. 3.4 Population cible Cette approche est utilisée pour les enfants de moins de 5ans atteints de la malnutrition modérée, tandis que ceux qui sont atteints de malnutrition sévère, seront envoyés aux centres thérapeutiques. Les mères ou les responsables des enfants sont obligatoirement présents lors de la séance de la FARN ou Foyer d’Apprentissage pour la Récupération Nutritionnelle. Les trois phases du processus de changement de comportement dans cette approche sont :  La découverte (Etude sur la déviance Positive)  La démonstration (séances Foyer)  La mise en œuvre (séances Foyer et la maison) En combinant généralement deux approches complémentaires : F Approche de Déviance Positive par l’Enquête sur la Déviance positive F Approche Foyer 3.5 Les deux approches complémentaires La déviance positive est constituée de deux étapes dans la mise en place de FARN : Ø Utilisation d’une méthode permettant de découvrir des aliments locaux abordables et nourrissants, dans la communauté ciblée que les mères peuvent donner à leurs enfants, Ø Utilisation de la déviance positive en tant que méthode de communication pour convaincre les mères des enfants malnutris de l’existence d’une solution abordable. Ces deux utilisations de la déviance positive sont déterminantes dans le succès de FARN. C’est ainsi que l’approche comporte une enquête qui permet de découvrir les pratiques prouvées bénéfiques, aux familles modèles positifs. Elle prédispose à une solution réalisable car les menus donnés par la mère déviante positive sont abordables pour la plupart des femmes de la communauté. 3.5.1 L’enquête déviance positive L’enquête Déviance Positive est un outil qui fournit des indices sur les pratiques bénéfiques que les familles utilisent en matière de nutrition dans la communauté. Elle permet de découvrir ce qu’ils font de différents par rapport à leurs voisins. 74

L’enquête doit tenir compte des normes, des tabous, des interdits, des mauvaises et bonnes pratiques alimentaires de sevrage, d’hygiène, de santé, d’affection. 3.5.2 Approche Foyer Le foyer de Réhabilitation est une intervention nutritionnelle en milieu communautaire V Apprentissage des bonnes pratiques alimentaires, d’hygiène, d’affection, d’éveil et de soins de santé. V Réhabilitation des enfants malnutris de moins de 5ans par leurs mères L’approche déviance positive aide la communauté et ses membres à redécouvrir des solutions existants et durables à un problème par la compréhension des comportements des individus déviants positifs au sein de la communauté 3.5.3 Critères d’un foyer • Groupe de 6 à 12 enfants malnutris • Disponibilité des produits locaux et de l’eau potable • Espace suffisant avec de l’ombrage pour accommoder une vingtaine de personnes • Latrines si possible dans le Fokontany • Accessible à tous • Présence de mères volontaires 3.5.4 Etapes de mise en route d’un FARN ° Pesée systématique de tous les enfants de 0à36mois ° Restitution du résultat de la pesée avec support visuel à la communauté/discussion ° Enquête auprès des familles/ identification des mamans lumières (ce sont les mères dites déviantes positives), familles ordinaires avec des enfants bien nourris/ et les familles riches avec des enfants mal nourris ° Restitution du résultat de l’enquête à la communauté et élaboration du plan d’action ° Négociation avec la communauté pour réaliser le foyer ° Rôle et responsabilité des leaders (chef de village, conseillé), mères, pères ° Apport communautaire (durée et lieux de la session) ° Enquête du marché pour établir la disponibilité saisonnière des aliments et le coût éventuel ° Formation des mamans lumières37.

> Ü   !   ! /         75

Photo 11 : Une « maman lumière »

Photo 12 Photo 13

Photo 14 Photo 15 Photo n° 12, 13, 14 et 15 : Mères entrain de préparer la nourriture des enfants malnutris

4. Distribution de ration alimentaire La distribution de ration alimentaire a pour objectifs de contribuer à la prévention de la malnutrition, d’améliorer la teneur de la ration familiale en éléments nutritifs et apporter les substances nutritives essentielles qui manquent dans la régime alimentaire familial, renforcer la capacité des ménages à appliquer des pratiques nutritionnelles appropriées pour les femmes et les enfants âgés de 6à23mois. Les cibles de distribution sont tous les enfants de 6à23mois dans le Fokontany cible, et toutes les femmes enceintes et les mères allaitantes. 76

Les rations alimentaires distribuées ne sont que des aliments complémentaires de la nourriture quotidienne. Cela, dans le but d’encourager les mères à continuer d’allaiter au sein, ou à introduire d’autres aliments tels que les œufs, légumes et les fruits, ou autres aliments de meilleure qualité, disponibles pendant la saison de famine. Les mères enceintes reçoivent 0,5kg de poudre de mais et 0,025L d’huile par jour, pour les mères allaitantes : 0,5kg et 0,05L, et pour les enfants de 6à23mois : 0,2kg et 0,05L. La distribution de la ration se fait tous les 5jours : les femmes enceintes reçoivent 2,5kg de poudre de mais et 0,125L d’huile par semaine, pour les mères allaitantes : 2,5kg et 0,25L par semaine et pour les enfants de 0à6mois : 1kg et 0,25L. II- Amélioration de la situation nutritionnelle des enfants de moins de 5ans par l’ONN L’ONN ou Office National de Nutrition, est un organisme rattaché à la primature, chargé de la coordination multisectorielle de la mise en œuvre de la Politique Nationale de Nutrition. Il se charge notamment de coordonner les interventions en matière de nutrition, à l’échelle nationale, régionale et communale, de suivre et évaluer l’exécution des actions par les divers intervenants, d’assurer la cohérence des stratégies, mises en œuvre et la complémentarité des interventions. Aussi, l’ONN participe à la mise en œuvre de la Politique Nationale de Nutrition par le biais de ses branches opérationnelles par : Ø Le Programme National de Nutrition Communautaire (PNNC/SEECALINE) Ø L’unité de Prévention et de Sécurisation Nutritionnelle (PSN) 1- Programme National de Nutrition Communautaire/SEECALINE 1.1 Objectifs La PNNC a pour objectifs : ° De diminuer le taux de l’insuffisance pondérale des enfants de moins de 5ans, ° De diminuer le nombre des nouveau-nées qui ont une insuffisance pondérale, ° D’améliorer la sécurité alimentaire des femmes enceintes et allaitantes ainsi que leur famille. 1.2 Groupes cibles Ce sont les enfants de moins de 5ans, les filles de 13-20ans (âge de procréer), femmes enceintes ou allaitantes. 1.3 Action de réalisation Les actions de réalisations sont : ^ Suivi et évaluation de croissance des enfants ^ Action Essentielle en Nutrition : 77

♦ Alimentation du nourrisson et du jeune enfant telle que le lait maternel, l’alimentation des enfants malades, pour encourager les mères à continuer à allaiter uniquement au sein leurs bébés jusqu’à l’âge de 6mois. ♦ Lutte contre la carence en micronutriment par la distribution des Vit A, fer et fluor ♦ Nutrition des femmes enceintes et allaitantes. ^ Visite à Domicile et counseling38 ^ Démonstration culinaire et éducation nutritionnelle et sanitaire pour les mères des enfants suivis, les femmes enceintes et allaitantes, ainsi que les adolescentes de 13à20ans ^ Education sanitaire et nutritionnelle et déparasitage des enfants de 6à14ans scolarisés ou non ^ Information, Education et Communication pour le Changement de Comportement et mobilisation communautaire 2- Prévention et Sécurisation Nutritionnelle C’est un moyen de mise en œuvre du Plan National d’ Action pour la Nutrition ou PNAN. 2.1 Objectifs Le Prévention et Sécurisation Nutritionnelle ou PNS a pour objectifs : ‹ Amélioration de niveau de vie des ménages par le système HIMO, ‹ Amélioration et augmentation des productions par l’amélioration des infrastructures existantes (canal de drainage, barrage) 2.2 Zones d’interventions ≠ Dans les 22 régions ≠ Dans les Communes ou le taux de malnutrition est alarmant, ≠ Dans les Communes victimes des fléaux naturels (cyclone, inondation, sécheresse) Le principe suivi par le PSN ou Prévention et Sécurisation Nutritionnelle est simple, en aménageant correctement les infrastructures, la production est meilleure, ce qui est à la base de la sécurité alimentaire et, par conséquences, du recul de la malnutrition par l’amélioration de sécurité alimentaire des ménages en utilisant le système HIMO.

E /        !   /                           ! 0/!         78

La lutte contre la malnutrition et l’insécurité alimentaire nécessite la volonté de tout un chacun. Deux ONGs, BDEM et ONN, dans la Commune rurale de Nosy Varika contribuent à l’amélioration de l’état nutritionnel des enfants de moins de 5ans et de la sécurité alimentaire du ménage. Leurs activités sont les mêmes parce qu’ils suivent le principe d’activité recommandé par la PNN. Chacun a son propre financement. Le projet SEECALINE est financé par la Banque Mondiale. Le programme SALOHI/BDEM est financé par l’USAID.

79

Chapitre VIII : Analyse critique de l’approche utilisée par le programme SALOHI/BDEM Le programme SALOHI/BDEM travaille au niveau de la population. Les agents de terrain utilisent des approches pour la réalisation des actions de développement au niveau de la communauté. Mais pourquoi la condition de vie de la population ne change pas ? Dans ce chapitre, nous allons critiquer les approches utilisés par le programme SALOHI/BDEM.

I Facteurs de blocage des activités du BDEM Tout organisme international ou national à vocation humanitaire n’a qu’aider la population à subvenir leur besoins. Les organismes de développement aident la population en appuyant par des actions de développement. SALOHI est un programme d’aide alimentaire. Le programme appuie la population en donnant des activités de développement en agriculture, en marketing, en santé nutrition et en Gestion de Risques et de Catastrophes naturelle. D’après des analyses effectuées durant notre descente sur terrain, le développement communautaire dépend du développement de chaque individu, en changeant le comportement des paysans face à la pratique traditionnelle en agriculture, en changement des habitudes alimentaires liées aux us et coutumes. Mais le problème, c’est que les paysans n’attendent que l’assistanat des techniciens du programme. En plus, la population ne pense pas à se développer par leurs efforts propres, mais elle attend toujours l’aide venant du projet. Elle attend que le projet pourvoit à tous ses besoins. Elle ne pense pas à agir pour son développement. 1- Facteurs sociaux et culturels Le développement de Madagascar est pourtant basé sur celui du monde rural. Il demande l’initiative des paysans alors que la société est boquée par la pauvreté. La période de soudure reste un obstacle majeur de développement de la population. La situation de la pauvreté de la famille ne permet pas toujours à chacun de ses membres, de jouir de son droit, essentiellement le droit à une bonne nutrition. Donc, la pauvreté de la population est l’un des facteurs bloquants de l’activité de programme SALOHI car la population ne pense qu’à leur survie et aux intérêts immédiats et à court terme, et de quoi se nourrir. L’insuffisance alimentaire au niveau de ménage empêche les hommes et les femmes à participer aux activités de ce programme, car ils n’ont plus la force de fournir des efforts supplémentaires. 80

La plupart des Fokontany s’attachent encore aux valeurs de la structure des sociétés traditionnelle qui donne l’avantage aux leaders traditionnels. Par ailleurs, les activités ne peuvent fonctionner qu’après la décision des « Ampanjaka » ou les leaders traditionnels. Les habitants respectent toujours la décision des « Ampanjaka ». Si, les leaders traditionnels refusent le fonctionnement du l’activité de projet, les paysans ne peuvent pas participer à leurs activités, en prenant, par exemple, la construction des latrines. 2- Impact de la distribution de vivres La participation active de la population dans les activités est faible. Cela est dû à la mentalité et le comportement de la population. Elle participe tout simplement aux activités par intérêt personnel et immédiat mais non pas pour un développement durable et véritable. En prenant par exemple la séance de SPC, la participation des mères sur la séance de pesée des enfants est très élevée, lorsque le mois de distribution est proche. Les femmes ont toujours tendance à avoir un esprit d’assistanat. Certaines mères participent aux activités à cause de leurs intérêts. Elles ne pensent pas à la santé de leurs enfants, mais à leurs intérêts pour l’obtention de Vivres. La plupart des mères ne participent plus aux séances de pesées de leurs enfants, parce qu’elles n’obtiennent pas de vivres lors des distributions. Elles pensent toujours à la compensation, c’est-à-dire participation aux séances signifie obtention de vivres. Ce ne sont pas seulement les mères qui ont l’habitude de penser ainsi, mais, presque toute la population a tendance à attendre du projet de l’aide et de l’assistance, par l’obtention de vivres et produits alimentaires. Certains projets aident et appuient la population en offrant un Vivres Contre Travail pendant la période de soudure. C’est normal, car c’est une période très critique où les gens en milieu rurale trouvent très difficilement de quoi manger. La population aidée acquière des mauvaises habitudes et ne réagit plus face au projet de développement qu’en fonction de compensation apportée par les organismes de développement : un projet doit être compensé par le VCT ou autre projet doit être accompagné par distribution des Vivres. Cela a un impact surtout les projets des autres organismes qui doivent intervenir par la suite. 81

II Analyse critique de l’approche utilisée Les stratégies et les approches utilisées par le programme SALOHI/BDEM sont opérationnelles, bien structurés surtout très professionnelles dans leur conception initiale. En fait, le programme SALOHI utilise l’approche « Top Down », c’est-à-dire, que la décision vient du haut vers le bas. En conséquence, les agents du terrain ne font que respecter et obéir et exécuter l’ordre ou la décision venant des Coordonateurs. En plus, les techniciens et même les assistants accomplissent leur travail en simple exécutant. Seul les tâches accomplis les intéressent (le boulot est fait). Et même, les coordonateurs se contentent des résultats statistiques en termes de quantité mais non en qualité. Ce programme est déjà en phase de mise en œuvre pendant une année, mais pourquoi il n’y a pas de changement ou plus précisément pas d’impact positif sur la population ? En prenant l’exemple de l’hygiène corporelle de l’enfant et l’environnement dans les deux Fokontany d’intervention, les mères n’ont toujours pas l’habitude de se laver les mains avant de donner quelques choses à manger aux enfants, ou avant de préparer le repas et surtout après leur besoin fécal, alors que les agents de santé ont déjà fait une sensibilisation concernant l’environnement et l’hygiène des enfants ? Ceci veut dire que le message n’est pas transmis, que l’auditeur n’est pas convaincu. Et la question qui doit être importante est la suite : pourquoi l’insécurité alimentaire et le problème de la malnutrition ne sont-ils pas toujours résolus ? La population vit encore dans des conditions anormales, alors que le programme SALOHI/BDEM a pour objectif d’améliorer la condition de vie de la population ?

Certains projets sont parachutés par les organismes eux mêmes, sans tenir compte aux attentes profondes et aux besoins réels de la population, donc, sans un diagnostic effectué pour et avec la population avant d’élaborer les actions. A cet effet, ces projets ne correspondent pas aux attentes de la population et elle ne peut adhérer activement et positivement ces projets qui ne satisfont pas leurs véritables besoins. Les initiateurs de projet s’enrichissent, alors que les populations cibles s’appauvrissent. Les conditions de vie de ces dernières ne changent pas mais empirent, la malnutrition persiste pour se durcir et l’insécurité alimentaire règne 82

Chapitre IX : Suggestions Après avoir vu les facteurs de blocage de l’activité du programme SALOHI/BDEM et l’analyse critique de ces approches, nous allons donner nos suggestions, pour une contribution modeste, de notre part mais qui pourraient améliorer certains comportements. I Problèmes observés 1- Problème de mentalité et de la pauvreté de la population Les habitants vivant dans les Fokontany d’intervention du programme SALOHI/BDEM réagissent avec un comportement d’assistance et d’opportunisme. Ils dépendent majoritairement d’une assistance alimentaire extérieure. Ils pensent toujours à la compensation, c’est-à-dire participation que, pour eux, « séances de sensibilisation » signifie « obtention de vivres ». La population a toujours tendance à participer aux activités, par intérêt personnel et immédiat, mais non pas pour un développement durable pour eux-même, leur localité ou la communauté. Les paysans agricoles ne pensent pas à pratiquer les techniques modernes. Ils ont l’habitude de pratiquer les techniques traditionnelles. Cela est dû au niveau d’instruction très bas. La pauvreté a des conséquences néfastes sur la mentalité de la population. La population ne pense qu’à leurs besoins quotidiens et à chercher la nourriture au jour le jour. 2- Problème de la dominance du pouvoir des Leaders traditionnels La communauté ne peut pas prendre une décision, sans l’autorisation des leaders traditionnels. Le problème se pose ici « comment doit-on convaincre les leaders traditionnels de changer leurs mentalités pour avoir un changement de comportement ? » 3- Problème du profil des agents du terrain du programme SALOHI/BDEM Le profil c’est-à-dire le niveau des techniciens est très faible. Certains techniciens et même les assistants, n’ont pas suivi une formation qui réponde à ce métier qui est au niveau social. Certains techniciens ou techniciennes ont juste un niveau d’enseignement général secondaire (niveau première, niveau Bacc) et quelques techniciens qui ont un niveau de formation disparate (ex : Bâtiment travaux public, droit…). Ceci signifie que les techniciens n’ont pas la compétence requise dans leur domaine d’intervention. 4- Problème de l’isolement de la commune Nosy Varika Etant donné que la Commune Nosy Varika fait partie des zones vulnérables exposées de manière périodique aux catastrophes naturelles, les crues et l’inondation renforcent son isolement, qui est un frein à l’évolution des mœurs, de la mentalité, et partant, au progrès et au développement local de la Commune. 5- Problème de méconnaissance des valeurs nutritives des produits locaux La population ignore l’importance et les valeurs nutritives des produits alimentaires locaux comme l’ « ananambo » 83

Les suggestions suivantes sont avancées dans le but d’améliorer l’état nutritionnel des enfants de moins de 5ans et pour contribuer à améliorer certains comportements II Suggestions 1- Pour les organismes de développement 1.1 Amélioration des ressources humaines employées - Le personnel d’encadrement, c’est-à-dire, les coordonnateurs doivent faire un suivi régulier sur terrain, et ne pas se contenter tout simplement des rapports de la part des collaborateurs. Par ailleurs, il serait opportun d’installer un véritable esprit d’équipe et de cohésion, où tout le monde (coordonnateurs, assistants, techniciens) est animé du sens de l’engagement vis-à-vis du travail, mais surtout de la communauté prise en charge. - Recadrer ou donner une formation professionnelle approfondie au personnel sur terrain pour avoir les véritables compétences nécessaires, au métier de sensibilisation et d’animation sociale. - Etoffer le personnel par des travailleurs sociaux qualifiés qui ont les compétences et les sensibilités nécessaires pour le travail social et développement de la communauté et même de la commune.

1.2 Dans le domaine d’amélioration de la production agricole F utiliser une approche PAF ou Petites Actions Faisables, qui utilise la distribution des semences et approvisionnement des engrais, pour former des ménages sélectionnés, sur l’application des techniques modernes et pour démontrer la différence de la culture traditionnelle et de la culture moderne, qui ferra ensuite « tâche d’huile ». F organiser des foires avec des manifestations socio-culturelles pour présenter la production des agriculteurs en invitant le Maire de la Commune Rurale de Nosy Varika, le Chef de District et même le Chef de la Région de Vatovavy Fito Vinany, pour favoriser l’ouverture de la commune, et de ses habitants, vers les zones environnantes, et sortir Nosy Varika de son isolement. Cela favorisera l’autonomisation des communautés, pour ne plus être dépendantes ou avoir une tendance d’attendre toujours après l’assistance des organismes d’aide humanitaire. F Utiliser une nouvelle approche pour convaincre les leaders traditionnels dès le début de chaque projet et en faire de véritables partenaires dans les actions à mener. 84

F Etre en contact et en négociation permanente avec les autorités locales et même régionales, pour que l’action de lutte contre la malnutrition, soit intégrée avec une véritable action de développement local. F Revaloriser les produits alimentaires locaux et conscientiser la population, surtout les mères, sur l’importance et les valeurs nutritives des produits alimentaires locaux. La localité regorge de produits riches en valeur nutritive, tels que le poisson (riche en protéine et en calcium), les fruits (agrumes et bananes, riche en vitamine C et en magnésium), le coco (riche en lipides et en vitamine C) et surtout l’ « ananambo » qui est un véritable concentré des vitamines et tous les sels minéraux…Tous ces produits locaux, et très facile aux accès pour toute la population locale, méritent d’être mis en exergue, revalorisés, et expliquer et consommer autrement, par le biais de démonstration culinaire. Cela a pour but d’inciter la population surtout la mère de famille à consommer du poisson, à utiliser la noix de coco pour le remplacement de l’huile et surtout l’ «ananambo » qui est un aliment complet… 2- Par l’intermédiaire des services techniques déconcentrés sur place (service de l’agriculture, CSB, SSD, ZAP) - Mettre en place un centre de formation des paysans en alphabétisation pour lutter contre l’illettrisme et surtout sensibiliser les parents à envoyer les enfants à l’école. - Renforcer l’action de proximité pour la santé afin de conscientiser les mères sur l’importance de la vaccination car « mieux vaut prévenir que guérir ». 3- Par l’intermédiaire des autorités communales Rompre l’isolement de la commune et de sa population par l’acquisition à moyen terme de vedettes rapides par la commune, pour le transport des personnes et l’évacuation des marchandises commercialisables. III Résultats attendus - Changement de comportement des Leaders traditionnels et de la population - Changement de comportement des paysans agriculteurs sur la pratique de la culture moderne - Autonomisation des paysans et donner une opportunité au paysans de se développer et être créatifs - Personnel du programme SALOHI/BDEM agissant en véritable professionnel pour avoir un résultat quantitatif et qualitatif. « The right man in the right place » - Population bien nourrie à partir des produits alimentaires locaux existants.

85

La lutte contre la pauvreté de la population doit être priorisée pour lutter contre la malnutrition des enfants de moins de 5ans. L’effort de la communauté pour la participation dans la lutte contre la pauvreté et de changement de la mentalité doit être initié et pour devenir de véritables acteurs de leur propre développement. Une charité chrétienne bien comprise au XXIème siècle ne doit pas entretenir la pauvreté, et ne doit pas seulement soulager, de manière ponctuelle, les effets de la pauvreté. Une charité bien comprise au XXIème siècle, doit libérer ses administrés et faire en sorte de les amener vers un état de dignité humaine, c’est-à-dire vers l’autonomisation de l’individu et de la communauté en agissant, avec tous les moyens disponibles, pour le plein épanouissement de l’être humain. Les services déconcentrés de l’Etat ont pour obligation de s’impliquer véritablement pour le développement des localités qu’ils ont en charge. Même si les organismes, qu’ils soient confessionnels ou privés, déploient tous leurs efforts pour résoudre ou atténuer les effets de la pauvreté d’une population, aucun développement local ne pourra se faire si les services publics ne cadrent pas leurs interventions dans le même sens. 86

Conclusion partielle Bien que Madagascar regorge de richesses naturelles et soit un pays à vocation agricole, avec une population majoritairement rurale, et malgré les multiples projets d’aide visant à l’éradication du fléau, il s’avère que la malnutrition infantile est toujours présente. L’insécurité alimentaire persiste et s’intensifie même en milieu rural. La situation de pauvreté de la famille ne permet pas toujours à chacun de ses membres de jouir de ses droits, essentiellement le droit à l’alimentation et à une bonne nutrition. L’économie, la situation sociale, la culture et la personnalité de chacun peuvent constituer des facteurs de blocage pour ne pas avancer dans la lutte contre ce fléau. La lutte contre la pauvreté doit reposer sur le changement de mentalité et du comportement de la population. Cela nécessite l’intervention d’autres techniciens tels que les travailleurs sociaux qui ont été formés et qualifiés pour utiliser une approche efficace, afin de mobiliser tous les acteurs de développement (autorités locales, régionales et pourquoi pas, nationales ainsi que la population elle-même), afin que tout le monde puisse jouir de tous ses droits. Une nutrition adéquate est un droit pour tous. Elle est une condition essentielle pour que les enfants développent au maximum leurs potentialités. Investir dans la nutrition, c’est assurer au pays, des ressources humaines en bonne santé, garant d’un développement durable. 86

CONCLUSION GENERALE 87

CONCLUSION GENERALE L’enfant constitue l’avenir d’un pays car il sera l’adulte de demain. Ainsi, en améliorant l’état nutritionnel nous ne visons pas seulement à diminuer le taux de mortalité infantile, mais surtout à promouvoir la santé et les potentialités physiques et intellectuelles du pays. La malnutrition est une maladie fréquente chez les enfants dans les pays en développement. Elle est une composante de l’insécurité alimentaire, due à des contraintes de disponibilité, de stabilité, d’accessibilité et d’utilisation des aliments, à cause de la pauvreté chronique, affectant notamment les populations vulnérables, dont la majorité est constitué par les ménages ruraux. L’état nutritionnel est conditionné essentiellement par ses relations avec l’environnement physique, biologique et culturel. Que cela soit par excès (obésité) ou par insuffisance (dénutrition), son altération augmente la morbidité. Un mauvais état nutritionnel se répercute sur différents aspects de la vie de la société et constitue un handicap majeur au développement humain et économique de la nation. Une nutrition adéquate dans les premières années de la vie est une condition essentielle pour que les enfants développent au maximum leurs potentialités. Pour qu’il y ait une nutrition adéquate, les soins ou les pratiques des soins, tel que l’allaitement maternel exclusif et l’alimentation de complément, doivent être adéquats chez les nourrissons. Madagascar est un des pays les plus pauvres au monde, où l'insécurité alimentaire est la plus élevée. L'accès à une alimentation de qualité pour une bonne nutrition est encore très faible, et les régions reculées dans le Sud et dans l'Est sont les plus touchées. La malnutrition est un problème à la fois de santé publique et un fait socio-économique qui touchent notamment les enfants, les femmes enceintes et les mères allaitantes. Le taux de la malnutrition chez les enfants est élevé. Cette étude nous a permis de mieux connaitre la situation des enfants dans le monde rural. L’étude sur le milieu familial et sur les conditions de vie nous a aidé à découvrir les causes de la malnutrition dans les deux Fokontany d’étude. Le taux de l’insuffisance pondérale chez les enfants de moins de 5ans enquêtés dans les deux Fokontany, est très élevé, soit 62,41%. Ceci est du à la méconnaissance de la pratique des produits alimentaires locaux, appropriée et adéquate pour la croissance de l’enfant. L’insuffisance alimentaire dans un ménage aggrave la malnutrition chez les enfants de moins de 5ans, ils sont les premières victimes de cette insuffisance alimentaire au niveau du ménage. Ce sont les filles qui sont les plus touchées par l’insuffisance pondérale chez les enfants de moins de 5ans.

88

Nous avons constaté en outre que : la malnutrition débute très tôt, c’est-à-dire à 6mois. L’insécurité alimentaire règne dans les deux localités, à cause de la méconnaissance et la mauvaise exploitation des aliments en quantité et en qualité suffisantes. Aux insuffisances alimentaires diverses, dues principalement à la pauvreté, s’ajoutent dans les deux Fokontany, les problèmes induites pour les habitudes et les coutumes alimentaires. Les résultats obtenus par la présente étude telles que l’activité de revenu, le revenu très bas, la taille de famille, le niveau d’instruction faible, sont incontestablement à l’origine de la plupart des cas de malnutrition chez les enfants. Les problèmes d’accessibilité aux soins de santé de base aggravent la situation, car les maladies infectieuses s’associent souvent avec la malnutrition. Pour lutter contre la malnutrition et l’insécurité alimentaire au niveau des ménages, des ONG avec l’aide de l’Etat s’orientent dans la réalisation de l’OMD, mais nous ne pouvons pas encore dire, en ce moment, si ces projets ont des apports bénéfiques pour la population cible ou non, puisqu’ils sont encore en phase de mise en œuvre. En général, les organismes confessionnels sont de précieux alliés pour lutter contre la malnutrition et l’insécurité alimentaire. Les structures existantes et les moyens déployés par SALOHI ont bien démontré qu’ils ont l’idéologie et les motivations nécessaires pour lutter contre les problèmes sociaux dans lesquels ils s’investissent. Ils interviennent dans les localités les plus touchés par la pauvreté. Pour que leurs actions contribuent véritablement à éradiquer ce problème de pauvreté, il est nécessaire qu’ils travaillent en véritable acteur de développement. Il est nécessaire qu’ils ne soient pas de simples partenaires sociaux, mais avec tous les moyens dont ils disposent, ils doivent être des moteurs de développement local dans leurs zones d’interventions respectives, en sollicitant toutes les compétences locales et régionales. La lutte contre la malnutrition intervient dans la manière d’utiliser les produits locaux, d’exploiter les valeurs nutritives des produits existants. Mais par ailleurs, la lutte contre la malnutrition, ne doit pas se cantonner à une distribution de vivres de manière permanente et trop répétitive, qui ne fait que favoriser la mentalité de l’assistanat. La lutte contre la malnutrition doit nécessairement déboucher sur l’action de renforcement des techniques agricoles. Car, suivant l’adage chinois : « si une personne a faim, ne lui donne pas du poisson, mais apprends lui à pêcher » En bref, la lutte contre la malnutrition est une démarche qui doit intégrer le développement local par l’agriculture, notamment en milieu rural. Car dans des pays en voie de développement à la recherche de sa voie vers ce développement, nous devons toujours être conscient, tous : simples citoyens, acteurs de développement, autorités publiques, qu’il n’y a pas de développement national sans développement rural. 89

BIBLIOGRAPHIE Ouvrages généraux : 1- BOUDON (R) & BOURRICAUD (F) : « Dictionnaire critique de la Sociologie ». Edition PUF, Mise à jour octobre 1990. 2- PERROUX (F) : « L’économie du 20ème siècle », PUF 1961, p.557. 3- ROCHER (G): « introduction à la sociologie général M tome 3, le changement social, édition HMM, Ltée, 1968. Ouvrages spécifiques : 1- ANDRIAMPIRY (P). : « Epidémiologie de la malnutrition des enfants de 0 à 5ans et alimentation des jeunes enfants dans deux communes du Fivondronana d’Arivonimamo », DEA en Anthropologie biologique, 2004.

2- ANDRIANARISOA (M): « Approche sociologique du développement et de la ruralité ». cas de la commune rurale d’Ambohimalaza-Miray, Mémoire de maitrise en Sociologie, 2007-2008. 3- BODOSAHOANDRA RAKOTOARIMANGA (V) : « Etat nutritionnel des enfants de 0 à 5ans vus en consultation externe au CSB II d’Ampasanimalo », Thèse de doctorat en Médecine, 2001. 4- CHEVALIER (Ph): « Malnutrition et infection VIH », UR.024, IRD Montpellier 1992. 5- DELPEUCH (F), SALEM (G), Institut de recherche pour le développement UR 106 : « Nutrition, Alimentation, Sociétés », centre collaborateur de l’OMS pour la nutrition, 2002. 6- Fondation Néerlandaise de la Nutrition : « les jeunes enfants et les programmes d’alimentation supplémentaire ». Guide pratique pour l’utilisation des aliments locaux et du lait écrémé en poudre en Afrique, 1986. 7- LEMMONIER (D), INGENBLECK (Y): « Les carences nutritionnelles dans les pays en voie de développement »,3ème journée scientifique internationale de GERM, octobre 1997. 8- MORRISSON (C) et LINSKENS (C): « Les facteurs explicatifs de la malnutrition en Afrique Subsaharienne », In centre de développement de l’OCDE, document de travail N°167, octobre 2000.

9- ONU, Convention internationale des droits de l'enfant, 1989. 90

10- RABEHAJA (A) : « Les aliments de Madagascar », UNICEF, 1999. 11- RAHARIMALALA (N): « Contribution à l’étude de la malnutrition Infantile dans le Sud de Madagascar », Mémoire de maitrise en sociologie, 2008-2009 12- RAKOTOMALALA (N). : « Etat nutritionnel des enfants de 0 à 5ans dans la commune de Soavina Ambatofinandrahana », Thèse de doctorat en Médecine, 2001.

13- RAIMBAULT : « L’enfant en milieu tropical », 1992. 14- SAVE THE CHILDREN/USA : Rapport d’activité positive Déviance en Nutrition dans 8 villageois de la zone santé Sikasso, décembre 2001. 15- Union Africaine : « Améliorer la sécurité nutritionnelle des enfants en Afrique ». Les fondements de la survie et du développement. Documents officiels :

16- FAO, ESNP : « Sécurité alimentaire et nutrition des ménages dans les zones de montagne », octobre 2002 17- FAO, PAM, Situation de l’insécurité alimentaire et la malnutrition dans le Monde, 2004. 18- INSTAT. Enquête Démographique et de Santé Madagascar, 1997 ; 1998. 19- INSTAT, SEECALINE. Enquête anthropométrique ; Rapport d’analyse, 2004. 20- INSTAT. Enquête Démographie et de Santé Madagascar, 2008-2009 ; 2010. 21- MAEP&FAO, 2004. 22- ONN, 2004. 23- ONN : « Evaluation du Plan National d’Action pour la Nutrition », PNAN, 2005- 2009. 24- OMS. Forum mondial de la santé. Vaincre la souffrance, enrichir l’humanité. Rapport sur la santé dans le monde. Genève 1997. 25- OMS, UNICEF, Ministère de la Santé et du Planification Familiale de Madagascar : « Recommandation pour l’alimentation des enfants malades et en bonne santé », 2000. 26- PNN&PNAN, suivant le décret 2004-496 du 20/04/2004. 2ème édition. 27- PNUD, Rapport Mondial de Développement Humain, 1990. 28- SEECALINE : « Situation alimentaire et nutritionnelle à Madagascar, 1997, p.5 29- UNICEF : « Situation des enfants dans le monde », 1991 30- UNICEF : Alimentation, santé et soin, 1992. 31- UNICEF, OMS, UNESCO, FNUAP : « Savoir pour sauver », 1993. 91

32- UNICEF : « Analyse de la situation des enfants et des femmes à Madagascar »,1994. 33- UNICEF : « Analyse de la situation des enfants et des femmes à Madagascar », 2009. 34- USAID : « Nutrition des jeunes enfants à Madagascar ». Résultat de l’EDS, Madagascar 1997 p.147-148. 35- USAID et BASICS II : « Approche Foyers d’Apprentissage et de Récupération nutritionnelle utilisant le Positive Déviance », décembre 2001. 36- USAID, CRS, CARE, ADRA, LandO’Lakes. Synthèses des résultats d’études de base du programme SALOHI, 2009. 37- USAID, CRS. Guide opérationnel des activités Santé et Nutrition (SO1) du programme SALOHI, 2010. 38- USAID, CRS. Guide opérationnel des activités de l’amélioration de la condition de vie des ménages du programme SALOHI (SO2), 2010. Webiographie 39- http://www.fao.org,Faim et malnutrition dans le monde, 2006. 40- http://fr.wikipedia.org/wiki/Abraham_Maslow, 2009 41- http://fr.wikipedia.org/wiki/Securité alimentaire, 2009. 42- http:// fr.wikipedia.org/wiki/Malnutrition, 2008. 92

TABLE DES MATIERES

REMERCIEMENTS GLOSSAIRE SOMAIRE INTRODUCTION GENERALE ...... 1 1- Généralité ...... 1 2- Motif du choix de thème et du terrain...... 1 3- Problématique ...... 2 4- Objectifs...... 3 5- Hypothèse...... 4 6- Méthodologie ...... 4 7-Limites de la recherche ...... 7 8- Annonce du plan ...... 7 Première partie : APPROCHE THEORIQUE ET CONCEPTUELLE DE LA MALNUTRITION ET DE CADRE D’INVESTIGATION ...... 9 Chapitre I : Théorisation et conceptualisation du développement ...... 9 I- Définition du concept de développement ...... 9 1- Développement selon la RMDH ou Rapport Mondial de Développement humain...... 9 2- Développement selon F.PERROUX...... 9 3- Développement selon GUY ROCHER...... 9 II- Notion de développement...... 9 1- Développement dans le contexte mondial ...... 9 2- Développement rural...... 10 3- Développement individuel et social...... 11 Hiérarchisation des besoins de Maslow ...... 11 III- Notion sur les droits de l’enfant...... 13 1. Définition de l’enfant ...... 13 2. Droit de l’enfant ...... 13 Chapitre II : Malnutrition infantile...... 16 I. Définition des mots clés...... 16 1. Malnutrition...... 16 2. Nutrition ...... 16 3. Etat nutritionnel...... 17 4. Etat alimentaire...... 17 5. Sécurité alimentaire des ménages...... 17 II. Mesure de l’état nutritionnel...... 17 1. Indicateur de l’état nutritionnel ...... 17 2. Mesure de poids en fonction de l’âge...... 17 3. Besoins nutritionnels ...... 18 III. Effets et causes de la malnutrition...... 18 1. Les principales maladies nutritionnelles ...... 18 2. Causes de la malnutrition ...... 19 3. Conséquences de la malnutrition...... 19 4. Indicateurs de la malnutrition infantile ...... 20 93

IV. Situation nutritionnelle et alimentaire à Madagascar...... 20 1. Situation de la malnutrition à Madagascar ...... 20 2. Alimentation à Madagascar...... 21 3. Alimentation malgache...... 23 Chapitre III : Présentation générale de l’organisme BDEM ...... 24 I. Cadre général du programme FAFI-SALOHI / BDEM...... 24 1. Signification et siège ...... 24 2. Historique...... 24 3. Mission et Objectif ...... 25 4. Volets et activités ...... 25 5. Zones d’intervention...... 27 II. Structure et ressources de mise en œuvre du programme SALOHI/BDEM ...... 28 1. Structure de mise en œuvre ...... 28 2. Moyens de mise en œuvre...... 29 3. Moyens matériels ...... 29 Deuxième partie : PRESENTATION DU TERRAIN D’INVESTIGATION, RESULTATS DES ENQUETES ET ANALYSES DES RESULTATS OBTENUS...... 32 Chapitre IV : Présentation du terrain d’investigation...... 32 I. Présentation générale du commune rural de Nosy Varika...... 32 1. Localisation géographique et démographique...... 32 2. Historique...... 32 3. Vie économique, sociale et culturelle...... 33 4. Conditions climatiques...... 34 II. Monographie du Fokontany d’étude...... 35 1. Fokontany Ampahomanitra...... 35 2. Fokontany Fanivelona ...... 35 3. Vie culturelle et religieuse...... 36 4. Problèmes des produits locaux...... 37 Chapitre V : Résultat des enquêtes obtenus auprès des mères interviewées dans les fonkotany Ampahomanitra et Fanivelona ...... 38 I. Caractéristiques de l’enfant...... 38 1. Identification de l’enfant ...... 38 2. Allaitement maternel ...... 39 3. Sevrage définitif ...... 40 4. Age de l’introduction des aliments...... 42 II. Situation familiale...... 42 1. Profil socio-économique des mères...... 42 2. Comportement alimentaire...... 44 3. Comportements sanitaires de l’enfant ...... 44 III. Etat nutritionnel des enfants...... 51 1. Prévalence de la malnutrition ...... 51 2. Répartition des enfants selon le rapport P/A et certains caractéristiques social...... 52 3. Répartition des enfants selon le rapport P/A et certains facteurs maternels...... 55 Chapitre VI : Analyse des résultats obtenus...... 58 I. Etat nutritionnels des enfants de moins de 5 ans à Ampahomanitra et Fanivelona ...... 58 II. Relation entre état nutritionnel et facteurs socio-économique des ménages ...... 58 94

1. Facteurs liés à l’enfant...... 59 2. Facteur liés à la mères ...... 60 3. Facteurs relatifs à l’alimentation de l’enfant...... 61 Troisième partie : APPROCHE PROSPECTIVE ...... 65 Chapitre VII : Résolution des problèmes de la malnutrition...... 65 I. Amélioration de l’état nutritionnel et sanitaire de l’enfant par l’action du SALOHI/BDEM...... 65 1. SPCE ou Surveillance et promotion de la croissance des enfants...... 65 2. Mesures préventives...... 67 3. Réponses à la malnutrition : Déviance positive/FARN ou Foyer d’Apprentissage pour la récupération nutritionnelle ...... 71 4. Distribution de ration alimentaire...... 75 II. Amélioration de la situation nutritionnelle des enfants de moins de 5 ans par l’ONN ...... 76 1. Programme national de nutrition communautaire / SEECALINE ...... 76 2. Prévention et sécurisation nutritionnelle ...... 77 Chapitre VIII : Analyse critique de l’approche utilisée par le programme SALOHI/BDEM ...... 79 I. Facteurs de blocage des activités du BDEM...... 79 1. Facteurs sociaux et culturels...... 79 2. Impact de la distribution de vivres ...... 80 II. Analyse critique de l’approche utilisée...... 81 Chapitre IX : Suggestions...... 82 I. Problèmes observés...... 82 1. Problème de mentalité et de la pauvreté de la population...... 82 2. Problème de la dominance du pouvoir des leaders traditionnels ...... 82 3. Problèmes du profils des agents du terrain du programme SALOHI/ BDEM...... 82 4. Problèmes de l’isolement de la commune Nosy Varika...... 82 5. Problème de la méconnaissance des valeurs nutritives des produits locaux ...... 82 II. Suggestions ...... 83 1. Pour les organismes de développement...... 83 2. Par l’intermédiaire des services techniques déconcentrés sur place (service de l’agriculture, CSB, SSD,ZAP) ...... 84 3.Par l’intermédiaire des autorités communales...... 84 III. Résultats attendus...... 84 CONCLUSION GENERALE ...... 87 BIBLIOGRAPHIE ...... 89 TABLE DES MATIERES...... 92 LISTE DES ABREVIATIONS LISTE DES FIGURES LISTE DES PHOTO LISTE DES TABLEAUX

ANNEXES : Annexe I : Fiches d’enquête………………………………………………………………...... I Annexe II : Questionnaires………………………………………………………………...... VI Annexe III : Etude comparative de projets et programmes de développement……………...VII Annexe IV : Contexte global de la malnutrition dans le Fokontany Ampahomanitra et Fanivelona…………………………………………………………………………………...XII Annexe V : Apport énergétique quotidien nécessaire à l’homme…………………………..XIII 95

LISTE DES ABBREVIATIONS

ADRA: Adventist Development and Relief Agency AEN: Action Essentielle en Nutrition ART : Autorité administrative Religieuse et Traditionnelle AVN : Animateur Villageoise en Nutrition BDEM : Bureau de Développement de l’Ecar de Mananjary CARE: Cooperative for Assistance and Relief Everywhere CLTS: Community Leader Total Sanitation ou Assainissement total par la communauté CSB: Centre de Santé de Base CRS: Catholic Relief Service DEA: Diplôme d’Etude Approfondie ECAR: Eglise Catholique Romain EAE: Equipe Agro Enterprise FAO: Food and Agriculture Organization FARN : Foyer d’Apprentissage et de Réhabilitation Nutritionnelle FNUAP : Fonds des Nations Unies pour la Population FFS: Farmer Field Saving ou Champ Ecole Paysans GRC : Gestion des Risques et des Catastrophes HIMO : Haute Intensité de Main d’Œuvre IEC/CCC : Information Education et Communication/ Communication pour le Changement de Comportement. IRA : Infection Respiratoire Aigue MAEP : Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche MAMA : Méthode de l’Allaitement Maternelle et de l’Aménorrhée. MPE : Malnutrition Proteino-Energetique OMD : Objectif des Millénaires pour le Développement OMS : Organisation Mondial de Santé ONG : Organisation Non Gouvernemental ONN : Office National de Nutrition PACOM : Plan d’action Communautaire PCIME-C : Prise en Charge Intégrée de Maladies de l’enfant au niveau Communautaire. PF : Planning Familial 96

PNN : Politique Nationale de Nutrition PNAN : Plan National d’Action pour la Nutrition PNNC : Plan National de Nutrition Communautaire PNS : Prévention et Sécurisation Nutritionnelle PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement RMDH : Rapport Mondial de Développement Humain SALOHI : Strengthening an Accessing Livelihood Opportunities for Household Impact ou Amélioration de la qualité de la vie des ménages et renforcement de l’accès aux opportunités. SAM : Sécurité alimentaire des Ménages SEECALINE : Surveillance et Education des Ecoles et des communautés en matière d’Alimentation et de Nutrition Elargie SPC : Surveillance et Promotion de la Croissance UNICEF : United Nations International Children’s Emergency Fund ou Fonds des Nations Unies pour l’Enfance UNESCO: Uniteds Nations Educational Scientific and Cultural Organization ou Organisation des Nations Unies pour l’Education USAID: United Strates Agency for International Development VSL: Village Saving and Loan ou Epargne Crédit Villageois 97

LISTE DES FIGURES Page

Figure 1: Pyramide de Maslow ...... 12 Figure 2: Carte de zone d’intervention du BDEM ...... 28 Figure 3 : Répartition des enfants selon leur âge de sevrage définitif ...... 31 Figure 4 : Distribution des enfants selon l’âge d’introduction des aliments à Ampahomanitra ………………………………………………………………………………31 Figure 5 : Distribution des enfants selon l’âge d’introduction à Fanivelona ...... 31 Figure 6 : Modèle du fiche de croissance...... 48 Figure 7 : Répartition des enfants présentant de l’insuffisance pondérale à Fanivelona ...... 31 Figure 8 : Répartition des enfants présentant de l’insuffisance pondérale à Ampahomanitra. 31 Figure 9: Répartition des enfants malnutris selon les tranches d’âge à Fanivelona...... 1 Figure 10 : Répartition des enfants malnutris selon les tranches d’âges à Ampahomanitra...... 1 Figure 11: Répartition des malnutris selon leur sexe dans les deux Fokontany ...... 53

98

LISTE DES PHOTO …………………………………………………………………….Page

Photo 1 : Balance SALTER…………………………………………………………………17 Photo 2 : Enfant suspendu dans la culotte HAMAC ……………………………………..... 17 Photo 3 : Pont de la ville de Nosy Varika…………………………………………………...34 Photo 4 : type d’habitat local………………………………………………………………...34 Photo 5 : Séance SPC à Ampahomanitra…………………………………………………….34 Photo 6 : Séance SPC à Fanivelona …………………………………………………………66 Photo 8, 9 et 10 : Activités en Agriculture…………………………………………………...66 Photo 11 : Une « Maman Lumière »…………………………………………………………75 Photo 12,13 et 14 : Mères entrain de préparer la nourriture des enfants malnutris…………..75 99

LISTE DES TABLEAUX ...... ….Page Tableau 1 : Exemples des aliments énergétiques et leurs fonctions ...... 22 Tableau 2 : Exemples des aliments de construction et ses fonctions...... 22 Tableau 3: Exemple des aliments de protection et leurs fonctions ...... 22 Tableau 4: Liste des communes d’interventions du SALOHI/BDEM...... 27 Tableau 5 : Répartition par ethnie de la population ...... 36 Tableau 6: Répartition de la population selon la confession religieuse ...... 36 Tableau 7: Les aliments disponibles dans les deux fokontany...... 37 Tableau 8: Répartition du nombre d’enfants selon leur genre et leur fokontany...... 38 Tableau 9: Répartition des enfants selon leurs caractéristiques sociaux...... 38 Tableau 10 : Distribution des enfants ayant reçu de l’eau avant la première tétée ...... 39 Tableau 11: Distribution du colostrum...... 40 Tableau 12: Répartition des motifs de sevrage ...... 41 Tableau 13: Répartition des mères interviewées par tranche d’âge et fokontany...... 42 Tableau 14: Situation matrimoniale des mères ...... 43 Tableau 15: Répartition des mères selon le niveau d’instruction...... 43 Tableau 16: Répartition des ménages...... 44 Tableau 17: Répartition des enfants selon la personne s’occupant de l’enfant...... 44 Tableau 18: Répartition des enfants selon le nombre de repas par jour...... 45 Tableau 19: Nombre de consommation de riz par jour...... 45 Tableau 20: Fréquence de consommation alimentaire de l’enfant...... 46 Tableau 21: Habitudes alimentaires des enfants ...... 47 Tableau 22: Répartition des maladies fréquentes des enfants...... 48 Tableau 23: Répartition des mères ayant pratiqué la méthode contraceptive ...... 49 Tableau 24: Répartition des enfants selon la personne qui s’occupe de leur toilette...... 50 Tableau 25: Répartition des enfants selon la méthode de lavage des mains...... 50 Tableau 26: Répartition des mères selon leur lavage de mains...... 50 Tableau 27: Répartition des malnutris en fonction de la taille de ménage ...... 53 Tableau 28: Répartition des malnutris en fonction du nombre de fratrie...... 54 Tableau 29: Répartition des malnutris selon la situation matrimoniale des mères ...... 55 Tableau 30: Répartition des malnutris selon les niveaux d’instruction des mères dans les deux Fokontany...... 55 Tableau 31: Répartition des malnutris selon la personne s’occupant de l’enfant à Ampahomanitra...... 56

100

ANNEXES I

Annexe I : FICHES D’ENQUETE Fiche n°: Région : Date de l’enquête : District : Nom de l’enquêteur : Commune : Fokontany : I- Information sur le ménage Nom du chef de ménage : Age : ans Sexe :  Masculin  Féminin Situation matrimoniale :  Célibataire  Divorcé(e)  Marié(e)  Veuf (ve) Niveau d’études :  Analphabète  Primaire  Secondaire  Universitaire Activité principale :  Cultivateur  Pêcheur  Collecteur  Commerçant  Autre (à préciser)  Eleveur  Chasseur  Artisan  Salarié Activité secondaire :  Cultivateur  Pêcheur  Collecteur  Commerçant  Autre (à préciser)  Eleveur  Chasseur  Artisan  Salarié Ethnie ou Région d’origine : Religion : Taille du ménage : Nombre d’enfant : ∑ Filles : - Garçons : Adhésion à une association :  Oui  Non Si oui, nom de l’association : II

I  " Description de logement familial :  En brique  En bois  Autres (à préciser)

Moyen d’éclairage employé :  Electricité  Pétrole  Bougie  Sans éclairage Locataire ou propriétaire de la maison ? Santé : Fréquentez-vous des centres sanitaires pour consultation médicale ?  Oui  Non Fréquentez-vous des centres sanitaires en cas de maladie ?  Oui  Non Si non, que faites vous en cas de maladie ?  Automédication  Consultation des tradipraticiens Vos habitudes alimentaires? Interdit alimentaires? Combien de fois par jour consommez-vous? ∑ Du riz ? ∑ De la viande ? ∑ Des poisons ? ∑ Des fruits ? ∑ Des œufs ? Fréquence de nutrition ?  1fois par jour  2fois par jour  3fois par jour Eau potable (accessibilité à l’eau buvable) :  Borne fontaine  Eau de source  Autres (à préciser)  Puits  Rivière  II- Information sur la mère Nom : Age : ans Taille : Poids : Niveau d’étude :  Analphabète  Primaire  Secondaire  Universitaire

III

Activité principale :  Ménagère  Collecteur  Commerçant  Autre (à préciser)  Cultivateur  Artisan  Salarié Nombre d’enfants à charge : Autres occupations : Planning familial : Soin de l’enfant : Est-ce que vous faites régulièrement le suivi de la santé de votre enfant ? OUI/NON Comment faites vous pour entretenir l’hygiène de votre enfant ? Conseil nutritionnel :  Sage femme  Mère  Autres (à préciser) Si marié (père connu et vivant) Le père subvient-il aux besoins de l’enfant ?  Oui  Non Le père habite-t-il,  Dans le ménage  Ailleurs temporairement  Ailleurs définitivement Est-ce que vous avez suivi le CPN pendant la grossesse ? OUI/NON Quelle est votre alimentation : ∑ Pendant la grossesse ? ∑ Pendant l’allaitement ? IV

III- Information sur l’enfant Nom : Age : Sexe : M ou F Date de naissance ou âge : Vérification de l’âge : Rang de l’enfant dans la fratrie Qui s’occupe principalement de l’enfant : Mère Grand-mère Autres (à préciser) Anthropométrie : Taille Poids à la naissance (en kg) Poids actuel (en kg) Périmètre brachial (en cm) Santé : L’enfant a un carnet de santé : OUI/NON Vaccination : OUI/NON BCG : DTCP : Rougeole : Maladies fréquentes : OUI/NON Si OUI, lesquelles ? Consultation : OUI/NON Si OUI, Où ? Centre de santé Mpitsabo gasy Autres (à préciser) Traitements : Médicament Tambavy Est-ce que l’enfant participe aux séances de pesée ? a- Régulièrement (au moins 4fois par an) b- Quelques fois (2 fois par an) c- Rarement (1fois par an) d- jamais Hygiène : propreté : environnement : corporelle aliments + ustensiles : eau potable Allaittement : a- AME b- Mixte c- Biberon V

AME : a- Avant 6mois, pourquoi ? b- 6mois, pourquoi ? c- Après 6 mois, pourquoi ? Nombre de tétée par jour : A la demande ou même la nuit : OUI/NON Au cours des maladies, est-ce qu’elle augmente la tétée ? OUI/NON, pourquoi ? Est-ce que la mère a vidé le sein avant de donner l’autre ? OUI/NON Est-ce que la mère donne le sein 8fois ou plus par jour à son enfant ? OUI/NON Alimentation de compléments : Age de 1ère liquide Nature : Age de 1er bouillon Nature : Age du 1èr aliment solide Nature : Age de sevrage définitif : a- Avant 24 mois b- Au-delà c- Autres Motif du sevrage définitif : Alimentation de l’enfant : Matin : Gouter : Midi : Gouter : Soir :

VI

Annexe II : QUESTIONNAIRES Pour le personnel de CSB Existe –il des enfants malnutris dans cette zone ? Quel genre de malnutrition ? Quels sont les causes les plus fréquentes ? Quel genre de ménage est le plus touché par la malnutrition ? Le taux de la malnutrition infantile dans la zone ? Est-ce que la population locale fréquente le centre de santé en cas de maladie ? Vos conseils alimentaires pour une bonne nutrition saine et suffisante et quelles solutions proposez-vous pour améliorer l’état nutritionnel et alimentaire des enfants de moins de 5ans ? Pour le responsable du CRENI Comment faites-vous pour surveiller et améliorer la croissance des enfants malnutris au centre ? Votre mission est de récupérer l’état nutritionnel des enfants malnutris, après la guérison de l’enfant, vous les renvoyez chez eux, comment faites-vous pour surveiller l’état nutritionnel de cet enfant et sa santé ? Et est-ce vous êtes sûre que ses parents ont l’habitude de donner à son enfant une alimentation (nourriture) saine et suffisante pour leur santé et permet de répondre à ses besoins énergétiques et nutritionnelles ? Quelles solutions proposerez-vous pour l’amélioration de l’état nutritionnel et alimentaire des enfants de moins de 5ans ? Pour les responsables de la commune : Historique de la commune rurale de Nosy Varika ? Situation géographique ? Quelles sont les problèmes existants dans cette commune ? Existe-t-il des projets de sécurité alimentaire dans cette zone ? Et quelles sont les projets déjà réalisés, et le projet est-il réussi ? Pour le personnel du BDEM Signification de SALOHI/BDEM Quels sont vos activités ? Votre mission ? Votre objectif ? Votre partenaire et financement du programme ? Durée du programme ? Quels sont alors vos zones d’intervention et pourquoi avez-vous choisi ces lieux pour réaliser ce programme ? Comment faites-vous ou quelles solutions proposez-vous pour améliorer l’état nutritionnel et alimentaire des enfants dans ces zones ? VII

Annexe III : ETUDE COMPARATIVE DE PROJETS ET PROGRAMMES DE DEVELOPPEMENT

1- Définition - Projets de développement On définit communément le projet comme un ensemble d’objectifs à atteindre en un temps donné. Mais cette définition un peu généraliste se voit quelque fois diverger en fonction du contexte, des objectifs et surtout du domaine dans lequel on se situe. Ainsi GITTINGER (1985) conçoit le projet comme étant une activité pour laquelle, on dépense de l’argent, en prévision de rendement et qui semble logiquement se prêter, en tant que telle, à des actions de planification, de financement et d’exécution. La COMMISSION EUROPEENNE (2001) pense que « le projet est une série d’activités avec des objectifs précis, conçus pour produire des résultats spécifiques dans un délai donné ». A la lumière de ces différentes définitions, on voit que la définition du concept projet implique toujours quatre mots clés qui sont : objectifs - activité - résultats – délais. Notons par ailleurs que le concept « projet » ne se résume pas uniquement au « projet de développement». On entend souvent parler, entre autres de « projet d’entreprise » ou de «projet de loi ». Le premier a un objectif très ciblé et des visées strictement financières, tandis que le second se veut politico-stratégique. - Programme de développement Le concept « programme » peut également se définir ou être compris de différentes façon selon le domaine dans lequel nous nous situons. Mais d’une façon générale, on comprend par projet, un ensemble de «choses» qui se répartissent chronologiquement de façon cohérente. Dans le domaine informatique, cet ensemble de «choses» correspond à un ensemble d’instructions informatiques. De même, dans le domaine de la formation, il correspond à un ensemble de cours, de leçons, de modules... Dans le domaine du développement (le domaine qui nous intéresse), le programme se définit grosso modo comme un ensemble de projets opérationnels et distincts, concourant à la réalisation d’un objectif global. La COMMISSION EUROPEENNE (2001) définit le programme de développement comme une série de projets dont les objectifs réunis, contribuent à un objectif global commun, au niveau sectoriel, national ou international. Pour MUNDER (1977) cité par HAMMANI (1997), le programme est un exposé des buts et des objectifs d’une organisation, associé à la description d’une situation et un exposé des problèmes et des situations envisagées. VIII

Il ressort de ces définitions que le programme est un grand axe de développement qui, pour sa réalisation, implique, plus ou moins, un grand nombre de secteurs distincts ; d’où la nécessité d’opter pour une stratégie consistant en un ensemble de petites interventions opérationnelles et cohérentes, contribuant, par leur finalité, à la réalisation de l’objectif global. (Cet objectif global peut être l’alphabétisation, la sécurité alimentaire, la lutte contre la pauvreté…). 2- L’approche - L’approche projet L’approche projet est une approche qui privilégie des actions ciblées, localisées, avec des résultats quantifiables (en particulier la viabilité financière et économique) et une échéance, tout en évitant le contrôle exclusif par les services de l’administration. En parlant du secteur agricole, AXINN (1993) pense que « l’approche projet suppose qu’un développement agricole et rural rapide est nécessaire, et que la lourde bureaucratie du service de vulgarisation du ministère de l’agriculture n’est guère de nature à avoir un impact important sur la production agricole ou sur la population rurale dans des délais appropriés. Elle suppose aussi que de meilleurs résultats peuvent être obtenus en adoptant une approche par projet dans un lieu et dans un laps de temps donnés, avec des injections massives de ressources internes ». - L’approche programme Selon le PNUD (1997) « L'approche programme est un processus qui permet aux gouvernements d'articuler les priorités nationales et de réaliser les objectifs de développement humain durable dans un cadre cohérent et participatif. L'approche programme est bien plus qu'un simple moyen de réunir des projets exécutés en un lieu donné dans un "programme", c'est une approche logique qui intègre les processus de planification et de gestion de tout effort de développement national, aux niveaux macro-économique, méso-économique et micro-économique. » L'expression "approche programme" n'est pas une expression nouvelle dans le monde des approches du développement. Elle part du principe que 1'approche du développement axée sur les projets n'a pas toujours débouché sur les niveaux de développement soutenu escomptés. Les projets visent à répondre à des objectifs de développement en mettant en œuvre des projets autonomes visant à répondre à des besoins de développement particuliers Sur ce point, le PNUD (1997) pense effectivement que 1'intégration des projets aux grands objectifs nationaux était minimale. Dans de tels cas, 1'approche axée sur les projets se prêtait trop aisément aux priorités de développement des partenaires internationaux - souvent aux dépens des plans nationaux de développement conçus de façon autonome – IX

3- ETUDE COMPARATIVE DE PROJETS ET PROGRAMMES DE DEVELOPPEMENT GTTINGER (1985) complète la définition du projet sus-citée en affirmant que « le projet est le plus petit élément opérationnel d’un plan ou d’un programme de développement agricole national que l’on puisse concevoir et mettre en valeur en tant qu’entité distincte ».Mais le PNUD (1997) précise que « programme n'est pas seulement un groupe de projets liés entre eux et ayant trait à un même secteur ou domaine thématique. Ce n'est pas non plus un projet complexe ou de grande ampleur dans le cadre duquel les initiatives ne sont pas intégrées dans un programme-cadre national et ne contribuent pas à la réalisation de son objectif ». Par cette précision, le PNUD tient à lever l’équivoque sur cette tendance qui, pour comparer projet et programme, se plait à assimiler le programme à un groupe de projets ou à un projet complexe (ou de grande ampleur) sans autres précisions. En réalité, les choses ne se limitent pas à cela. Le tableau suivant rassemble les principales ressemblances et dissemblances existant entre le concept projet et le concept programme.

ETUDE COMPARATIVE ENTRE PROJET ET PROGRAMME

POINTS DE Le programme de développement est un ensemble de Projet cohérents qui DIVERGENCE aboutira par leurs objectifs respectifs ou spécifiques à la réalisation d’un objectif global qui est celui du programme.

PROJETS PROGRAMMES

TEMPS Les projets sont généralement très Les programmes de développement précisément délimités dan un s’étendent sur un temps relativement temps défini d’avance. Ils visent plus important que les projets. Ils visent le court et le moyen terme le long terme.

ESPACE Les projets sont localisés et Les programmes occupent un plus généralement élaborés par rapport grand espace d’investigation qui peut aux potentialités et aux être une nation, une région ou un contraintes d’une localité. secteur économique

OBJECTIFS Les objectifs des projets sont en Les objectifs des programmes général quantitatifs et s’inscrivent davantage dans le cadre du opérationnels car les projets ont développement social. Ils sont tendance à viser davantage les généralement qualitatifs rentabilités économiques

RESULTATS Les résultats sont mesurables et Les résultats des programmes sont X

ont des retombées sur l’espace estimables mais pas toujours emblave par le projet mesurables. Les retombées ont une envergure plus importante (nationale et souvent mondiale)

POPULATIONS Les bénéficiaires des projets sont Les bénéficiaires des programmes BENEFICIAIRES membres actifs car ils sont participent à la réalisation des informés, impliqués et consultés. programmes à travers des projets La participation est plus active satellites du programme

4- CONDITIONS DE REUSSITE DE PROJETS/PROGRAMMES DE DEVELOPPEMENT

5- AVANTAGES ET LIMITES DES PROJETS/PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT 1- Avantages Le concept de projet s’est révélé être un puissant instrument pour rationaliser et améliorer le processus d’investissement. Son principal avantage réside dans l’établissement d’un cadre et d’un déroulement logique, à l’intérieur desquels on peut recueillir et analyser des données, établir des priorités d’investissement, envisager plusieurs options pour le projet et aborder des questions de politique sectorielle.

XI

Il impose une discipline aux planificateurs et aux responsables nationaux, et permet de s’assurer que les problèmes et questions importantes sont pris en compte et soigneusement analysés avant que les décisions ne soient prises et appliquées. Si ce concept est correctement appliqué, il peut accroître considérablement l’impact de ressource d’investissements limités sur le développement d’un pays. 2- Limites Le concept de projet a aussi ses limites. Il dépend en effet de la disponibilité quantitative des données et sa fiabilité est fonction de celles de ces dernières. Il dépend également de l’estimation et de la prévision, qui sont très souvent sujettes à l’erreur humaine. Il faut procéder à des jugements de valeur, mais cette approche permet au moins de les rendre explicites. Les risques peuvent être évalués mais non évités, et les projets sont conçus et exécutés dans un contexte évolutif de changements politiques, sociaux et économiques. En dernière analyse, l’efficacité du concept de projet dépend des compétences et du bon sens de ceux qui l’appliquent. XI1I 2

Annexe IV : CONTEXTE GLOBAL DE LA MALNUTRITION DANS LE FOKONTANY AMPAHOMANITRA ET FANIVELONA

Malnutrition infantile

Alimentation insuffisante Mère MMalaaldaideise sin ifnefcetcietiuesuesse(s* )

Partage des aliments Disponibilité alimentaire Mère malnutris Insuffisance de temps de la mère

Habitude Taille de la Mauvaise gestion Production agricole Mère surchargée Niveau famille de récolte faible de travail intellectuel bas

Niveau Surface Technique Insuffisance de Cataclysme Pouvoir intellectuel bas cultivée traditionnelle technicien naturel d’achat

(*) Nous développons dans la page suivante. Par manque de place, nous ne pouvons pas développer les causes, les conséquences concernant le pavé de la malnutrition, à voir en page XIII 13 XIII

Malnutrition infantile

Alimentation insuffisante Mère Maladies infectieuses

Hygiène Centre de santé

Environnement Absence d’hygiène Prix de Insuffisanc insalubre corporelle médicament e des personnels

Inexistence des Inexistence des Absence Cout de latrines bacs à ordures eau potable savon X1I4V

Annexe V : APPORT ENERGETIQUE QUOTIDIEN NECESSAIRE A L’HOMME

L'apport quotidien varie selon l'âge, la dépense physique et le sexe. Pour une personne moyennement active, par jour: -2000 Kcal pour une femme -2200 Kcal pour une femme enceinte -2500 Kcal pour un homme-2700 Kcal pour un adolescent Pour calculer la valeur énergétique d'un produit 3 facteurs sont indispensables. • La quantité de protéines (en grammes) La quantité de glucides (en grammes) La quantité de lipides (en grammes) 1 gramme de protéines = 4 kcal soit 17 kJ 1 gramme de glucides = 4 kcal soit 17 kJ 1 gramme de lipides = 9 kcal soit 38 kJ La somme de ces calories donne la valeur énergétique totale. Dans une alimentation équilibrée la répartition entre protéines, lipides et de glucides est la suivante : Protéines : 10 à 15 % de la Ration Energétique Totale de la journée (RET) Lipides : 30 à 35 % de la Ration Energétique Totale de la journée (RET) Glucides : 50 à 55% de la Ration Energétique Totale de la journée (RET) Les nutriments nécessaires. Les nutriments sont importants pour l'organisme. L'AFSSA recommande la consommation de 81 g de protéines, 325 g de glucides et 88 g de lipides pour un homme moyennement actif de 50 ans. - Les Protéines: Elles fournissent les éléments structurants du corps. Sa valeur énergétique est de 4 kcal/g et provient des protéines animales (viande, poisson, produits laitiers...) et des protéines végétales (céréales, légumes secs...). - Les Glucides: Sont les deux types de sucres brûlés par l'organisme: sucres "lents" (céréales, pâtes, riz, fruits...) et les sucres "rapides" (sucre, produits/boissons sucrées). La valeur énergétique est de 4 kcal/g. - Les Lipides: Sont les graisses que contiennent les aliments. La valeur énergétique est de 9 kcal/g. Ces graisses sont d'origine animale (viande, charcuterie, beurre, fromage...) et d'origine végétale (noix, huile, margarine...).

15

CURICULLUM VITAE Nom : RAKOTONIRINA Prénoms : Haja Andrianjatovo Née le 03 avril 1988 à Antananarivo Contact : 033 21 530 54/ 034 61 956 73 E-mail : [email protected] FORMATION PROFESSIONNELLE : 2009-2010 : Troisième année dans la filière Formation Professionnalisante en Travail Social et Développement (FPTSD), Université d’Antananarivo, Faculté DEGS 2008-2009 : Deuxième année à la FPTSD 2007-2008 : Première année à la FPTSD 2006-2007 : Formation en commerce et marketing international, en comptabilité à l’IMGAM Antanimena DIPLOMES : 2011 : Licence Professionnelle en Travail Social et Développement (Bacc+3) 2009 : Diplôme d’Etudes Supérieures en Travail Social et Développement (Bacc+2)

2006 : Bacc série A2 EXPERIENCES PROFESSIONNELLES 8 Janvier-mars 2011 : Stage de mémoire de Licence professionnelle en Travail Social et Développement au Bureau de Développement de l’Ecar de Mananjary (BDEM) 8 Stage de connaissance et de pratiques professionnelles  Février 2010 : stage communal à la Commune Rurale Ambahy, district de Nosy Varika  Octobre-novembre 2009 : stage au FACOPA/SAF-FJKM Mananjary  Septembre –octobre 2009 : stage au centre d’accueil EX-MADCAP Ambalavao Isotry 8 Stage d’imprégnation et de découverte  Janvier 2009 : stage communal à la Commune Rurale de Tsaravary, district de Mananjary  Juillet 2008 : stage au CASA Mahavelona  Juin 2008 : stage au CSBII Tsaralalana AUTRES COMPETENCES 8 Informatique : world, Excel, internet 8 Langues :  Malagasy : Langue maternelle  Français : Parle, lu, écrit  Anglais : Lu, Ecrit

16

Nom : RAKOTONIRINA Haja Andrianjatovo

Mémoire de Licence professionnelle en Travail Social et Développement

Année Universitaire : 2009-2010

Thème : « Contribution à l’amélioration de l’état nutritionnel et alimentaire des enfants, par le partenariat des mouvements confessionnels, cas de BDEM, district de Nosy Varika, Région de Vatovavy Fito Vinany » RESUME

Les conditions de vie des ménages constituent l’un des facteurs déterminants de l’état nutritionnel des enfants. Cette étude a été effectuée dans deux Fokontany d’intervention du programme SALOHI/BDEM. Pour ce faire, 110mères ont été enquêtées et 133enfants de moins de 5ans ont été étudiés. Les résultats montrent que 30,83% de l’échantillon sont victimes de l’insuffisance pondérale modérée, 31,58% sous forme sévère. La malnutrition touche surtout les enfants âgées de plus de 12 mois. Il a été montré que la malnutrition est due aux modes d’alimentation inappropriés, et aussi à quelques facteurs socio-économiques, qui ont influencé les mères à ne pas respecter les pratiques adéquates d’alimentation des enfants, selon les recommandations de l’OMS. Le niveau d’instruction des mères, la taille de famille élevée, le faible revenu des ménages sont les facteurs socio-économiques les plus déterminants. La Foyer d’Apprentissage et de Réhabilitation Nutritionnelle (FARN), en Déviance Positive est une approche de développement pour résoudre la malnutrition de façon rapide, économique, durable et appropriée à la culture locale.

Directeur de mémoire : Madame RAOBELINAMIHARIZOA Christiane

Nombre de pages : 94

Nombre de références bibliographiques : 42

Nombre des tableaux : 31

Nombre de figures : 11

Nombre de photo : 15

Mots clés : Malnutrition, Malnutrition modérée, Malnutrition sévère, Nutrition, Etat nutritionnel, Sécurité alimentaire, Foyer d’Apprentissage et de Réhabilitation nutritionnelle, Etat alimentaire,