
Feuille1 7 L.A.S., Auzouer (Indre-et-Loire) 1932-1938, [à Maurice Delamain, des éditions Stock]; 9 pages format divers,5 lettres à son en-tête (marques au crayon rouge) Belle correspondance du peintre naïf à un collectionneur. 3 mars 1932. Il lui envoie 7 toiles, dont il dresse la liste (1 toile charentaise distillerie, 1 château des Mureaux et la Mauldre, Cap d’Antibes, fleurs, etc.) avec les prix: «Comme la galerie n’envoie rien depuis longtemps je me recommande à vous pour tâcher de me trouver des amateurs aux prix indiqués (sous grand silence il ne faudrait pas que Mme Bucher sache le prix que je fais)». Il est en train de travailler à de «charmants travaux», bientôt terminés… 11 mars, il désire savoir si les toiles sont bien arrivées, en bonne condition, et demande son appréciation… 14 mars, envoi de 6 nouvelles toiles: Paysage, Rencontre, Au bord de la mer, Chasseur de chamois, Scène champêtre, etc. Il annonce «que j’ai été désigné pour concourir au Grand prix Goncourt. J’ai accepté. Donc je travaille à 3 grandes toiles»… 18 mars. Il remercie d’un chèque, et prie de présenter ses respects à Jarnac… Il expose bientôt «3 toiles au musée d’Amsterdam et pense avoir à présenter pour le prix Goncourt 3 bonnes toiles»…5 avril. Ses trois toiles sont bientôt terminées: «c’est un travail dur que j’ai entrepris, et je pense arriver à sortir quelque chose sans précédent»… 22 mai 1934. Il lui envoie 7 petites toiles, à 150 F en moyenne chaque, pour qu’il fasse son choix… 28 décembre 1938. Il vient à Paris pour faire partir sa tapisserie «au Havre et San Francisco où elle sera exposée. Je retirerai la Chouette de la galerie afin 1 André BAUCHANT (1873-1958) qu’elle me serve à différentes expositions». Cette toile est très demandée, mais il craint de ne pouvoir «renouveler un tel effort», et préfère la réserver pour Jacques Delamain, qui s’y intéressera sûrement: «Je sais que je n’ai pas fait plaisir à plusieurs marchands de tableaux […] en disant qu’elle n’était pas à vendre». Il parle d’autres envois ou reprises de toiles, de règlements, envoie ses vœux pour 1939, et conclut: «Le temps a été très vif depuis dix jours et je compte aller dans les coteaux de la forêt de Blois chercher un beau paysage»… Page 1 800 1000 Feuille1 L.A.S. au verso d’une aquarelle originale, à un ami; 2 pages d’un feuillet recto-verso, 19,5 x 15,5 cm (sous verre). Lettre illustrée sur un projet de monument, au dos d’une aquarelle de la Léda.<BR>Belle aquarelle signée à gauche du monogramme, et légendée et signée à droite: «esquisse de Léda – Bourdelle»: Léda embrassée par le cygne.<BR>Au verso, lettre à un ami (ou fin de lettre numérotée «3») ornée de trois dessins aquarellés. «Vos ennemis n’avaient pas songé à cela ! Pensez y ami. Sautez sur votre plus claire plume et criez bien cela. Mon Monument car j’ai donné plus qu’un Projet !! est prêt de toutes parts. Cette manœuvre tue les projets des concurrents. On l’ignore. Écrivez donc ce que seul j’ai fait sans plus que cela paraisse tout de suite et vous verrez. On reviendra à Delacroix qu’on a raté aussi. Dites aux deux concurrents d’enlever leurs niches. S’ils le peuvent dabs s’adosser à un autre vieux !!! Seul votre ami Bourdelle a créé son monument de toutes Émile-Antoine BOURDELLE parts. Si cela tout cela vous le publiez vite ils sont 2 (1861-1929) foutus»... Au bas de la lettre, il a dessiné à la plume et aquarelle le monument sous trois angles différents, avec ces commentaires: «Profil gauche ardeurs de noblesse et d’élan à trois marches dessous»…; «Profil de droite draperies comme des ailes»; et «Dos méduse au bouclier et ses serpents actifs» 2500 3000 Page 2 Feuille1 2 L.A.S., Paris mars-décembre 1924, à Henry Bernstein; 1 page in-8 et adresse, et 1 page in-4 (un bord effrangé, coins froissés et un manquant sans toucher le texte). 11 mars 1924. «Vos cordiales félicitations donnent une force à la pensée de la Légion d’honneur. Dans l’ardente bataille du chantier il est bon que la voix d’un compagnon s’élève. La pierre s’en assure et se loge mieux à son plan. Je suis dans l’océan, pour l’ancienne Phocée, pour l’admirable Massilia. Je construis un bas-relief, vaste, divers tout le dessus du cadre de scène du nouvel opéra marseillais. Ma main par mon esprit est frémissante car c’est là-bas la patrie du Puget, dont les splendides galères royales rêvent puissamment au fond des flots»... 3 décembre 1924. Lettre à 3 Antoine BOURDELLE laquelle fut épinglé un «dessin fait après lecture de votre beau livre Judith»: «Je suis honoré par l’envoi de vos œuvres puissantes. Touché par les dédicaces qui les désignent en faveur de mon Art. Permettez- moi de joindre à mes sentiments mon admiration pour votre grand Art».. 700 800 Page 3 Feuille1 Manuscrits autographes avec dessins; 13 pages in-4, cachets d’atelier Équilibres. Ensemble de 7 pages de textes et de dessins à l’encre de Chine et lavis, notes sur l’équilibre et le déséquilibre: «Le déséquilibre sensuel donc variations sur l’équilibre et le Désiquilibre. Sens de la vie provenant de l’incertitude de ces deux états. Passages de l’un à l’autre [...] La forme du déséquilibre la plus propice au développement de l’esprit est celle où l’on s’éloigne de l’équilibre [...] Le Génie vient d’une forme de déséquilibre. C’est au moment où l’on sent l’objet en déséquilibre qu’on sent un état divin qui si on pouvait le réaliser vous ramènerait à l’équilibre»... Un «Ier Tableau» représente: «Sur la même scène deux états d’âme différents 2 foyers traversés par un immense escalier toboggan»: sont indiqués la Figure du Rêve, la Figure de la Réalité, et le sens d’autres objets: escalier, boules noires, pendules... Au dos, un «2ème Tableau» représente le toboggan et «3 pochars» aux «physionomies plutôt tragiques», ainsi que trois cyclistes. Suivent un commentaire sur ce tableau, et des croquis d’une femme nue allongée, et de deux personnages de fantaisie sur échasses; au dos, d’autres versions de la femme nue... En pleine page, quatre personnages en maillot illustrent des Jean-Louis BOUSSINGAULT 4 «équilibres» («cheveux taillés en brosse 3 types (1883-1943) peintre et graveur d’hommes bien semblables autant que possible»)... Un autre ensemble de 4 pages de texte illustré sous le titre: Fleurs naturelles fleurs artificielles (paysage, femmes-fleurs, etc.). Plus des dessins d’acrobates, et d’une femme aux seins nus, montée sur échasses, tenant une ombrelle.<BR>On joint une planche extraite de la Gazette du Bon Ton, juin 1914 600 800 Page 4 Feuille1 P.A.S. avec dessin original signé, Propriano (Corse) 15 juillet 1967, à l’éditeur Sven Nielsen; 1 page oblong in-4, carte postale grand format illustrée (photographie des Iles Sanguinaires), enveloppe Carte écrite à quatre mains avec son épouse Annabel et un couple d’amis (Christian et Jacqueline) qui partage leurs vacances en Corse. Dans le coin 5 Bernard BUFFET (1928-1999) inférieur gauche, Bernard Buffet a fait un dessin au feutre noir figurant un soleil resplendissant au- dessus de la mer, et signé: «Amitiés, Bernard» 150 200 L.A.S., Jas de Bouffan5 juillet 1895, [à Francisco Oller]; 1 page et demie in-8 (encadrée avec un portrait) Extraordinaire lettre de rupture avec son ancien ami. <BR>«Monsieur, – Le ton d’autorité que vous prenez à mon égard depuis [une dizaine de jours biffé] quelque temps, et la façon un peu trop cavalière dont vous vous êtes permis d’en user envers moi au moment de votre départ ne sont pas fait pour me plaire. Je suis résolu à ne pas vous recevoir dans la maison de mon père. Les leçons que vous vous permettez de me donner, auront ainsi porté tout leur fruit. Adieu donc, P. Cézanne».<BR> [Le peintre portoricain Francisco Oller (1833-1917) avait fait la connaissance de Cézanne en 1861 à l’Académie Suisse, et c’est par l’intermédiaire d’Oller que Cézanne fit la connaissance de Pissarro; ils travaillèrent alors ensemble, et habitèrent le même immeuble rue Beautreillis lors du retour de Cézanne à Paris en 1865. Mais Oller dut rentrer à Porto Rico. Lorsqu’il revint à Paris en 1895, il renoua avec 6 Paul CEZANNE (1839-1906) Cézanne, qui lui proposa de l’accompagner à Aix; rendez-vous avait été donné à la gare devant un wagon de 3e classe, où Oller chercha en vain Cézanne qui s’était installé dans un wagon de première et partit seul. Oller vint à Aix par le train suivant; mais quand il osa se permettre de donner quelques conseils à Cézanne, ce dernier réagit par cette lettre de rupture.](*) 10000 15000 Page 5 Feuille1 L.A.S., Jas de Bouffan 15 juillet 1895, [à Francisco Oller]; 2 pages et quart in-8 (encadrée avec un portrait) Après sa brouille avec son ancien ami le peintre portoricain.<BR>«Votre lettre quelque peu bouffonne ne me surprend guère. – Mais tout d’abord pour avoir des comptes à régler avec vous – vous auriez dû ne pas oublier certains comptes que j’ai dû régler chez monsieur Tanguy. Passons sous silence l’essai qui n’a pas réussi chez Madame Chabot.
Details
-
File Typepdf
-
Upload Time-
-
Content LanguagesEnglish
-
Upload UserAnonymous/Not logged-in
-
File Pages406 Page
-
File Size-